AccueilPortailFAQRechercherS’enregistrerConnexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 Salle de combatVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivante
AuteurMessage
Lionis Génésis
Médecin ( Arashi )
Médecin ( Arashi )



Age : 23
Inscrit le : 24 Oct 2006
Messages : 368
Localisation : J'suis médecin, prêt de mes patient voyons.

MessageSujet: Re: Salle de combat   Jeu 12 Avr - 20:07

Vient de Arrow [Arrêt de bus – Porte du domaine]

Hm...
Pour être clair, je prévois de faire l'entrée la plus bruyante, choquante, et compagnie depuis... Au moins ça et peut être plus oui !
Et pour cause... Je n'arrête la moto que APRÈS avoir défoncé la porte du gymnase en dérapage, d'ailleurs j'ai mal au pied d'un coup là...
Dérapant sur cinq, six, mètres en vérifiant que les Tsubasa se sont bien écartés du chemin...
Bah figurez-vous que oui, ils se sont bien écarté du chemin.
J'adore l'effet que je fais quand j'arrive !


« Me revoila ! »

Et de sauter de la moto, enlever le casque intégrale... Et vomir encore une fois une masse de sang noir, au même moment une autre personne au fond, près des gradins, fait de même...
On est même plus relié que je le pensais alors...
Connard de cristal, c'est ma peau que tu veux avec la sienne hein?
BAH TU AURAS NI L'UNE NI L'AUTRE ABRUTI !
Et de courir vers le fond de la salle, passant en vitesse dans les rangs, j'ai jeté le casque en arrière et arrêté la moto, et je cours vers lui, à fond les manettes, et le pire dans tout ça c'est que je me fous d'avoir du sang sur les lèvres, ou d'étouffer à moitié...


« Pffuuu... pfuuu... »

J'arrive finalement devant Vaëm, Idril et celle que Idril avait nommé Dymphna tout à l'heure.
Enfin... je crois...
Je m'arrête devant le groupe, et finit par dire en étouffant encore à moitié...


« Pfuuu... pfffuuuu... je vous en pries... Ecartez-vous... Je...Vais prendre les choses... En main... »

Encore un crachat de sang sur le sol du gymnase, toujours aussi synchronisé... j'adore cette sensation de douleur destructrice au fond du mon ventre, ça me rend... DINGUUUUUUE !
...Et nerveux.


« Il n'est pas dis que je vais laisser crever mon frère... Pfffuuu... A cause de ce que j'ai.... Fait... »

Et de jeter un regard sur Vaëm... Bon sang... Et dire que c'est moi qui ait fait ça... Dire que c'est moi...
_________________
« Bon Vaëm, tu vas me faire le plaisir de te laisser soigner avant que je m’en mêle, t’as pas honte à ton âge, merde… »

Lionis Génésis, dit Léo, à Vaëm, un soir de grande fatigue.
Revenir en haut Aller en bas
Idril Fëfalas
Membre des Arashi
Membre des Arashi



Inscrit le : 02 Nov 2005
Messages : 2529
Localisation : Là où personne ne penserait me trouver

MessageSujet: Re: Salle de combat   Jeu 12 Avr - 22:31

Elle avait été rassurée au début… au début seulement ! Elle ressentait jusqu’au bout de ses doigts le pouvoirs de Dymphna, et s’étonnait même d’une telle puissance. Elle savait que la guérisseuse était chevronnée… mais tout de même, il y avait une limite !
Cela étant, le plus important était que la magie de la Tsubasa puisse guérir un Vaëm qui, faiblement, commençait à présent à ouvrir les yeux…

- … ( elle esquisse un sourire ). Bravo Dymphna, je crois que ça va all… ?!!!

Ce fut alors que Vaëm se cambra soudainement, le regard empli d’une douleur folle, puis se mis à vomir du sang un peu partout tout en convulsant : son réflexe premier fut de raffermir sa prise sur le pauvre petit corps, priant intérieurement le seigneur de faire vite cesser ce supplice intolérable, avant de laisser s’écouler quelques larmes inexpliquées et inexplicables en silence. Il allait mourir… il mourrait, il mourrait !

-D…d.. Dymphna mais fais quelque…quelque chose !

Idril ne remarqua l’étrange « comportement » du pendentif qu’à cet instant : il brillait d’une lueur si vivace et malsaine… pire, il semblait vouloir s’incruster dans la peau du pauvre chef de clan ! Oui… ohlala, quelle bêtise ne venait-elle pas de faire en lui remettant ! Sans réfléchir, elle prit son mouchoir dans la poche de son kimono et s’empara vivement du bijou, sans néanmoins couper le lien qu’il faisait entre la douleur de Vaëm et celle de Lionis… elle analyserait plus tard cet étrange cristal, pour l’instant il fallait sauver le pauvre garçon qui agonisait sous ses yeux !

** Tenez bon… tenez bon, tenez bon… Mon Dieu, faites lui tenir bon ! **

Sa main se posa sur son front, comme pour tenter de le rassurer, alors qu’entrait dans le gymnase Lionis, véritable miracle vivant ! Elle lui aurait bien sauté au cou, si seulement le spectacle qu’elle avait sous les yeux ne la terrorisait pas autant : elle n’avait qu’une peur : celle de voir le jeune garçon s’éteindre… ce jeune garçon qu’elle ne connaissait pas, qui semblait être Arashi de surcroît ! Drôle de sensation qu’était cette terrible peur qui dansait dans son ventre…

« Pfuuu... pfffuuuu... je vous en pries... Ecartez-vous... Je...Vais prendre les choses... En main... il n'est pas dis que je vais laisser crever mon frère... Pfffuuu... A cause de ce que j'ai.... Fait... »

** Son frère ? **

Elle se repoussa instinctivement en arrière, tout en mettant le cristal dans sa poche, afin de laisser un peu plus de place au médecin : la Tsubasa était incapable de dire quoique ce soit, trop secouée par la rapidité des événements. Qu’importe finalement que Lionis soit son frère ou non, pourvu qu’il parvienne à le soigner ! Elle aurait tout le loisir de lui poser des questions plus pertinentes par la suite… mais ne put néanmoins s’empêcher de lui demander, d’un ton plaintif qui ne lui était guère habituel :

-Sauvez le…je vous payerai autant que vous voulez, mais sauvez le…

Son regard rouge sang se perdit sur le médecin, détaillant sa tenue de haut en bas : étrange de voir un Arashi ainsi paré… ces habits étaient de purs habits traditionnels Tsubasa. Cependant, il fallut que ses yeux croisent le visage sombre du jeune homme pour qu’elle parvienne à percuter quelque chose…
Par Dieu… elle avait déjà vu quelqu’un de très semblable quelque part… mais ça lui semblait vieux, si vieux…

** … Mais qu’est ce qui m’arrive en ce moment moi ? **

Elle eut soudainement comme un flash puissant, un déclic inattendu dans sa mémoire : un visage masculin, beaucoup plus âgé néanmoins que celui de Lionis, se dessina petit à petit, accompagné d’une multitude d’anecdotes qu’elle pensait avoir oublié… puis le nom lui revint. Dërris Vera… l’espion Tsubasa ami de son père… l’espion qui, en été comme en hiver, ne portait qu’un seul et unique vêtement identique à celui que Lionis avait sur le dos à l’instant même. L’espion qui, à quelques détails près, avait d’ailleurs beaucoup de traits de ressemblance avec le médecin Arashi…

** Dërris Vera…Dërris Vera… et…Ern Vera…**

Second flash : un garçon de son âge avec qui elle traînait dans la cours de récréation. Un des rares bâtards du clan, comme elle, et donc une personne de confiance qui ne pouvait la trahir… un bon ami, qu’elle aimait beaucoup. Un ami qu’elle avait préféré oublier, pour des raisons qu’elle ignorait pour l’instant , bien que l’ignorance n’allait hélas n’être que très passagère…
Ern… c’était un garçon fragile, si elle se souvenait bien de lui. Il avait également une grande famille… beaucoup de frères et sœurs… enfin… un seul frère plutôt…et après des sœurs…
Quel était son nom déjà au frère en question… ?

** Léo… Lao…Lio…LIONIS !!! Lionis Vera ! **

Elle en resta pétrifiée sur l’instant, tandis qu’en quelques secondes défila devant ses yeux le film de sa mémoire, la forçant à se ployer afin de tenir sa tête, douloureuse, entre ses mains : le médecin… il lui avait dit qu’il la connaissait ! Mais jamais elle n’avait pensé à CE Lionis là, ce gamin grand et maigre comme une perche qui se mettait un point d’honneur à défendre les bâtards des insultes et coups des autres petits Tsubasa ! Ce Lionis chez qui elle allait souvent, pour s’amuser de ses histoires devant une bonne tarte aux cerises faite par la maîtresse de maison…madame Genesis…
Madame Genesis… Madame Lolo, comme elle aimait la surnommer ! Un modèle d’indépendance, une Arashi qui n’hésitait pas à menacer les prêtres, à aller à l’Eglise pour veiller à ce qu’on n’humilie pas en public un bâtard… une femme forte, qui avait payé de sa vie son indépendance…
Elle revoyait le massacre de la famille, ou plutôt ce qu’on lui en avait montré : les prêtres s’étaient vite pressés de montrer le tout aux jeunes bâtards, comme pour les dissuader de rester dans le clan s’ils ne voulaient pas être tué de la même façon. Sa famille avait d’ailleurs décidé de migrer sur les bords du lac après les événements… et elle avait oublié, ou plutôt s’était forcée à oublier. Exit les noms de Ern, de Lionis, de Derrïs… du moins, jusqu’à aujourd’hui. Ces gens qu’elle avait enterré, qu’elle avait considéré comme morts pendant des années… les voilà qui ressurgissaient, comme ça ! Après 8 ans sans aucune nouvelle… il était bien naturel de penser le pire, non ?

** Ohhh…mon Dieu…que me fais-tu là ? **


Idril baissa davantage la tête, aveuglée et étourdie par toutes les images qui lui revenaient en tête : elle verrouillait habituellement tout ce qu’elle vivait d’éprouvant… les morts, les disparitions. C’était bien commode pour ne pas se ressasser en permanence un passé parfois chargé, et réussir à être aussi inégale qu’elle pouvait l’être… mais les claques qu’on pouvait se prendre, une fois les secrets déverrouillés par accident, étaient généralement de belles envergures. Comme ici…
Mince ! Ce n’était pas le moment de penser à tout ça ! Ce n’était pas le moment de s’enfoncer un second couteau dans la poitrine… elle se sentait suffisamment mal devant l’affaire Vaëm, et voilà que venait s’ajouter un second problème ?! Finalement… Igual Rivag lui jouait un nouveau tour… ?

-Je…le sang… je… sa vue… m’horripile…


Sa voix tremblante ne put cacher le trouble évident qui secouait sa pauvre conscience : elle se retourna, afin de ne plus pouvoir « contempler » le médecin, mais ne s’éloigna néanmoins pas du pauvre chef Arashi dont les douleurs se faisaient apparemment toujours aussi forte…
Elle ne lui lâcha pas la main malgré tout, même si elle avait fortement envie de poser la sienne sur sa bouche afin de s’empêcher de vomir…Lionis Vera était là, juste devant elle… tel un mort revenu des limbes ! Son regard tomba finalement sur Sinane, toujours aussi « neutre », avant de s’effacer sous un rideau de larmes…
Qu’est ce qui lui arrivait ? Elle ne comprenait pas… son conseiller allait-il pouvoir lui expliquer, lui ? Vaëm d'abord, Lio ensuite... c'était beaucoup...

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Sinane O'Meledith
Conseiller ( Tsubasa )
Conseiller ( Tsubasa )



Inscrit le : 05 Jan 2007
Messages : 250

MessageSujet: Re: Salle de combat   Ven 13 Avr - 10:37

Sinane se sentait un peu mal. Voire très mal. Mais qu'est ce qu'il foutait là, hein? Cette histoire, il n'avait rien à voir avec. Que lui importait ce type en train de cracher ses boyaux, et son identité? Qu'il fusse Tsubasa, Arashi, Igual Rivag en personne? Il s'en moquait. Il pouvait bien mourir. Malheureusement, la moitié de la population du gymnase semblait en désaccord, vu tous les efforts mis en oeuvre pour l'empêcher de claquer...Le conseiller sentit une étrange pensée lui venir...Est ce qu'on en ferait le quart, pour lui-même, le sauver? Il passa une main devant son visage pour cacher une moue dégoutée. Non. Assurément pas.

Il laissa echapper un soupir. Peu importaient les gens médiocres et les problèmes secondaires. Il ne devait pas se laisser eloigner de son but. Et quel but...
Sans broncher, il observa Dymphna se demener pour le sauver...et en vue de la puissance degagée, sut que quelque chose n'allait pas. Il ne remettait pas en cause ses capacités de doctoresse, loin de là, mais là...ca tenait un peu du miracle. Un objet, ou une autre personne, devait servir d'amplificateur. Bon, en tous les cas, problème fini. Le gus était sauvé, Idril était contente, maintenant peut-être, ils allaient pouvoir se demander pourquoi ces fout...

Non en fait, il était loin d'être soigné. Et ça devenait carrément hardcore ce truc! Sinane recula de quelques pas pour prevenir tout degats...trop tard. BORDEL! En plus cet abruti était un chieur fini à monopoliser toute l'attention, mais EN PLUS, il tâchait ses fringues! Si son cas était desesperé, Sinane était on ne peut plus prêt à l'achever, et il était sûr que cela soulagerait à cent pour cent ses pulsions de la journée!! Pas croyable, pas croyable...
Et BAM, nouveau coup d'éclat. L'Arashi était revenu...en introduisant sa machine bruyante en plein milieu du Gymnase, semant la panique parmi une foule de gens déjà traumatisés...bah pourquoi pas! Il ne restait plus qu'à jouer du tambour et sonner du clairon, et toute la ville saurait que les Tsubasa étaient là!

Zen. Respirer. Ne pas te preoccuper de l'incompetence de chacun. Tu as mieux à faire. Plus important. Comme Sinane ignorait tout à fait le nom de Lionis, il n'eut aucune chance de faire le rapprochement avec Vaëm, et le fait qu'il soit son frère...les seules choses qu'il remarqua furent que, un, ils vomissaient super synchro, et deux,...il portait un habit traditionnel Tsubasa. Sinane avait un truc très ressemblant au fond de son armoire...Bon, ça faisait beaucoup de mystère là. Pourquoi le medecin était-il malade comme un chien? Pourquoi avait-il ces fringues? Et, bordel, qui était le gus en train de clamser en inondant son pantalon d'un sang noir?

Autre truc important. Idril ne semblait pas aller super bien. Et ce depuis...une ou deux minutes en fait. Pourquoi donc? La..vue du sang? C'était malheureux à dire, mais elle avait dû en voir un sacré paquet...Elle se detourna toutefois du medecin, restant quand même près du corps. Pour tourner ses yeux vers lui, Sinane. Avant qu'ils soient inondés de larmes. Bon euh, là, c'était peut-être à lui d'intervenir. Il n'était d'ailleurs plus enervé. La seule chose qui importait était...de consoler Idril. Même si l'avouer lui arrachait les entrailles, Sinane aimait bien la jeune femme. Pas de méprise...il ne ressentait rien de physique, ou de passionnel pour elle, juste...de l'affection. Pouah. Il devenait sentimental.

S'avançant, il alla s'accroupir près d'elle, et passa un bras autour de ses épaules, sans chercher à l'eloigner du corps, où qu'elle lâche la main du...mourant. Le conseiller ne voyait pas ce qu'il pouvait faire d'autre, à part lui offrir le reconfort de sa chemise à mouiller...il était bien loin de se douter de toutes les découvertes d'Idril. Il se surprit à passer une main douce dans ses cheveux.


"Mon petit...ne vous mettez pas dans des états pareils...il va s'en sortir, il est entre de bonnes mains, ne vous inquietez pas..."

Il se tut un instant. Il avait souhaité la mort du gamin blond, certes...mais si cela devait désormais arriver...ce serait très problématique.

"Tout va s'arranger, je vous le promet. Tout ceci est...peut-être beaucoup pour une seule journée."

Il n'ajouta rien. Que pouvait-il faire? Que fait-on pour consoler une femme qui pleure, et en plus, quand on en ignore la raison? Tout ça...ce n'était pas un travail pour lui. Si faux, si hypocrite...comment faire face à cette vague de sentiments si sincère? Il fallait...essuyer l'orage. Sauver le blondinet, reconforter Idril. Et si possible, survivre à cette journée.
_________________
...Rien N'Est Tel Que Nous Le Voyons...
Revenir en haut Aller en bas
Vaem Harön
Chef des Arashi
Chef des Arashi



Inscrit le : 09 Nov 2005
Messages : 1578

MessageSujet: Re: Salle de combat   Dim 15 Avr - 13:00

La douleur était atroce... quoi qu'atroce fut un mot encore faible en fait, il avait tout simplement l'impression qu'on lui avait ouvert le ventre, de haut en bas, pour en sortir un a un les organes palpitants et ensuite entreprendre de les écraser, lentement, très lentement... manquant à plusieurs reprises de le faire hurler.
Le Cristal semblait puiser dans sa vie même, tenter d'absorber le peu de force qu'il lui restait pour se recharger, brûlant la peau tendre du cou avant de chercher à s'incruster à l'interrieur.
Chose qu'il aurait certainement réussit à faire si Irdil n'avait pas eu le reflexe de le retirer.

Allongé sur le sol, halletant, les bras passés autour du ventre, il en était à demander mentalement que quelqu'un l'achève, qu'on lui tranche la gorge plutôt que de le laisser se noyer lentement dans sa bile.
Bile qui d'ailleurs ressemblait à présent à du sang noir, épais, malsain, malade, qui s'écoulait de ses lèvres dès qu'il ouvrait la bouche pour parler, le secouant de spasmes violents qui ne faisaient rien pour améliorer son état.

Il savait que c'était un "miracle" qu'il soit encore en vie si longtemps après une blessure à l'estomac, et il savait aussi qu'il n'en aurait plus pour très longtemps à ce rythme là. Encore quelques convulsion et son estomac lâcherait pour de bon, l'hémoragie achèverait de noyer ses vicères, et il pourrait enfin disparaître, s'éteindre pour de bon.
Son corps trembla de nouveau, mes ses lèvres s'ouvrèrent sur du vide tandis que ses yeux s'emplissaient de larmes douloureuses : il avait l'impression que son corps venait de se briser de n'avoir rien eu à rejeter.

Sa main se resserra faiblement sur celle d'Idril, dans une recherche involontaire de réconfort, d'appaisement, mais surtout de confiance. Il avait le stupide désire qu'on le rassure sur le fait que oui, ce serait bientôt finit.
Et puis il avait fallut qu'il arrive...
Il ne l'avait pas vu entrer, il tournait le dos à l'assemblée, il ne l'avait pas entendu non plus, il lui semblait être devenu sourd depuis que les spasmes avaient commencés, mais il l'avait sentit. Sentit avec assurance.
Et il ne voulait pas qu'il l'approche.

Le jeune homme fut secoué d'un nouveau spasme et sa main quitta celle de la chef Tsubasa pour se presser contre sa bouche, tentant vainement de retenir le violent rejet de sang que affleurait à ses lèvres. Lorsqu'elle retomba, la main étaint teintée de rouge et de noir, sang et cayots d'aspect peu engageant, dont certains, lorsqu'il toussa, allèrent éclabousser encore une fois les vêtements de Sinane. [Mouahahaha]
Ses yeux brumeux se levèrent vers son frère, et il parvint faiblement à articuler ces mots :

- Ne m'approche pas.... ne me... touche... pas...

Il ne pouvait pas bouger, il ne pouvait pas le fuir, mais le regard qu'il lui lançait contenait tout son désespoir, toute sa tristesse, toute sa douleur, à un point qu'il pouvait être aussi efficasse qu'un coup en plein visage.
Il ne voulait pas que Lionis l'approche.

Un léger cri s'étrangla dans sa gorge et il se plia de nouveau en deux, replié sur lui-même, la bouche et les yeux grands ouverts en un hurlement silencieux. Son corps, plus tendu que la corde d'un arc, allait lâcher...
C'était la fin...
Et il en était soullagé.

_________________
~ Le temps est venu de débarasser la terre des Tsubasa ! ~

« Mais ça va ! C'est qu'une balle dans l'pied ! »

Vaëm, à Lio, le même soir de grande fatigue.
Revenir en haut Aller en bas
Tanil Ordan
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 19
Inscrit le : 16 Juin 2006
Messages : 876
Localisation : Perdu en pleine nature !

MessageSujet: Re: Salle de combat   Dim 15 Avr - 15:16

(Désolé pour la nullité et surtout le retard ... J'espère que ça ne bouzille pas tous vos plans, s'il faut changer des trucs, prévenez-moi =)


La main de son frère crispée sur son bras, ce flot de paroles désespérées et ce ton … Il lui semblait être revenu plusieurs années en arrière.
C’est à ce moment que Tanil comprit la raison qui l’avait poussé à s’éloigner du reste du monde pendant aussi longtemps. Il n’était pas assez fort pour ça et il ne le serait jamais. Il n’avait pas accompagné son frère là-bas, il n’avait pas vécu ce que celui-ci avait vécu, il n’avait pas su le réconforter, il l’avait laissé sombrer, il était un lâche.
Son propre comportement le révulsa et il saisit à son tour les bras d’Annël et le fit pivoter jusqu’à pouvoir plonger son regard clair dans les yeux océan de son frère.
Pour une fois, sa voix ne le trahit pas, comme s’il avait enfin compris comment se contrôler.

« Annël, écoute-moi. Ce que tu as fait était exemplaire. Tu lui as sauvé la vie. Notre Dieu n’est pas un tyran, il sait que tu n’as fait qu’écouter ton cœur et qui sait si ce n’est pas Lui qui te l’a demandé … Tu n’as rien à te reprocher, Il comprendra. Il sait juger les hommes … »

Son discours lui semblait haché et décousu mais comment expliquer à un prêtre que Jezabel était une ordure sans cœur et sans âme ? ! Annël n’aurait pas compris …
Les larmes de son frère brûlaient ses propres yeux et il se surprit à lui saisir la nuque. Il sentait les cheveux courts d’Annël sous ses doigts et il avait envie de le serrer dans ses bras, pour lui montrer qu’il n’était pas seul, qu’il allait enfin jouer son rôle de frère et qu’il allait le soutenir.
Il savait pourquoi il avait toujours fui les autres … Il n’avait pas le courage d’affronter leurs problèmes. Il n’aurait jamais dû accepter d’être guérisseur même si cela semblait être sa vocation. Être guérisseur impliquait aussi comprendre les autres. Et Tanil en était incapable.

Au vu de son état d’esprit, on pouvait donc aisément comprendre la rancœur que suscita les paroles de Dymphna. Ainsi donc, elle était incapable de voir qu’il avait changé ? ! Qu’il n’était plus le même et qu’il allait peut-être, enfin, devenir bon ? Elle ne lui laisserait pas cette chance, Tanil le sentait à sa voix et à son regard dur.
Il la foudroya du regard. Elle aussi allait-elle donc le trahir ? ! Comme tous les autres en qui il avait cru avoir confiance ?
En revanche, la réponse de Sinane le remplit de réconfort et son admiration pour cet homme, inconnu de lui la seconde précédente, grandit d’un seul coup.

Il guettait, inquiet une quelconque réaction de son frère lorsqu’il entendit l’appel de Dymphna, à l’autre bout du gymnase. Malgré sa colère, sa voix réveilla en lui un reste de sentiment et il assit doucement son frère sur un bout de gradin.

« Ne bouge pas, je reviens tout de suite ! »


Il accourut vers la jeune femme juste à temps pour entendre la remarque teintée d’étrange de sa collègue.
Il s’arrêta donc en retrait, à quelques pas d’elle. Elle était pourtant censée être épuisée après l’effort qu’elle venait de fournir ! Mais le jeune homme semblait guérir …
Bien que n’étant pas réputé pour ses capacités de réflexions, Tanil sentit son regard étrangement attiré par ce qui semblait être un éclat de verre. Il n’y voyait aucun intérêt mais c’était comme son pouvoir de l’air l’y attirait …
Il avait se plonger un plus sur son examen lorsqu’une poitrine féminine le recouvra. Remontant le long du cou, il s’aperçut que celle-ci appartenait à Dymphna dont la bouche paraissait étrangement proche du blond inconnu.
Il est d’ailleurs fort dommage qu’aucun appareil-photo ne soit présent à ce moment car la tête du jeune guérisseur aurait eu de quoi être immortalisée.
Les yeux écarquillés, la bouche ouverte, il ressemblait fort à un poisson hors de l’eau, conscient de sa mort prochaine.
Il voyait ses derniers espoirs s’effondrer. Comment pouvait-elle embrasser un homme qu’elle connaissait à peine ? ! Alors que lui …
Il referma la bouche et se frotta légèrement les yeux afin de leur rendre leur forme normale en constatant que la guérisseuse se relevait et que le blond achevait de rejeter du sang sur sa robe.

*Ah … C’était ça !*

Le jeune Tsubasa se sentit donc complètement stupide et il n’était pas très loin de la réalité …
Il s’apprêtait tout de même à garder une rancœur infinie à cet inconnu qui avait eu l’immense privilège de sentir la douceur des lèvres de la belle contre les siennes lorsque celui-ci se roula violemment sur le côté, crachant et vomissant du sang.
Le morceau de verre, réverbérant sûrement les rayons de soleil, s’illumina. Mais Tanil nota que l’éclat était bien trop important pour n’être dû qu’au soleil …
Tout au fond de lui, l’air lui hurlait de se méfier.
Bondissant aux côtés de Dymphna (une simple remarque ne peut tout de même pas effacer plusieurs heures d’admiration sans faille …), il lui saisit le bras. Quoiqu’il arrive, ils seraient deux à s’opposer à l’étrange mal de l’inconnu aux cheveux trop clairs.

Il eut à peine le temps de se retourner en entendant un vrombissement inquiétant qu’une machine de terreur pénétra dans la salle. Otant un étrange chapeau, un homme se précipita vers eux, aux chevets de l’inconnu. Tanil crut reconnaître le visage mais il n’en était pas tout à fait sûr. Tout se déroulait tellement vite !

Tanil était abruti de bruit et de mouvement et la seule perception qui le retenait à la situation présente était la peau de Dymphna sous sa paume.
Il voulut esquisser un geste vers Idril qui semblait bouleverser mais Sinane s’en occupa et il décida qu’il avait mieux à faire. L’état du blond s’aggravait et il ne savait absolument pas comment réagir. Un instant pétrifié, il laissa son pouvoir agir et ausculter le corps meurtri. Mais ce qu’il voyait ne ressemblait à rien de connu.
Il prit alors conscience que le cristal avait disparu du cou, laissant une marque rouge indélébile. Il renforça sa pression sur le bras de Dymphna et s’apprêta à faire couler toute son énergie en elle. Elle avait beaucoup plus d’expérience et, en tentant de faire les choses chacun de leur côté, il assurerait une morte violente et douloureuse au blessé.
Tanil ne le connaissait pas mais il sentait sa détresse et sa douleur déchirer son ventre. Il regarda Dmphna d’un air affolé et prit conscience qu’ils étaient trois à son chevet. D’après ce qu’il avait enregistré, l’autre brun était aussi une sorte de guérisseur. Mais à trois, ils allaient quand même s’en sortir, non ? !
Il ne s’était pas rendu compte qu’il avait gardé un contact mental avec le blessé et sentit plus qu’il n’entendit son cri, mélange de douleur et aussi, de désespoir.

« Il ne va pas tenir ! »

Ses propres paroles l’étonnèrent. Il ne connaissait pas cet homme mais il avait envie de le sauver, sans savoir pourquoi. Il ignorait si cela allait marchait mais il tenta tout de même de le soutenir et d’apaiser sa douleur en prenant sur lui comme il le ferait avec n’importe quel malade. Mais le mal semblait si étendu …
A toute allure, sa seconde main s’agita dans l’air, comme s’il tentait, en vain, de réparer ce qui se dégrader à une allure folle.

*Mais qu’est-ce qui lui est arrivé ? ! Comment peut-on espérer le sauver si on l’ignore ?*

Pour le coup, il se sentait totalement impuissant.
_________________
Les larmes du vent sont des cristaux de guérison
Revenir en haut Aller en bas
Lionis Génésis
Médecin ( Arashi )
Médecin ( Arashi )



Age : 23
Inscrit le : 24 Oct 2006
Messages : 368
Localisation : J'suis médecin, prêt de mes patient voyons.

MessageSujet: Re: Salle de combat   Mar 1 Mai - 3:04

Vomissement...Sang... Noir... Contaminé... pourrit... Caillot de sang... Solide... Étouffement...
Et bien, voilà en peu de mot mon état personnel... Oui, oui, exactement le même que celui de Vaëm au détail près que je réussis encore à marcher, utiliser mes pouvoirs... Bref, que pour le moment, à part mes pertes de sang lourdes en vomissement, et mes étouffements violent, je réagis « à peu de choses prêtes » normalement...
Je finis par tomber au sol tout de même, enfin, sur un genoux en réalité, je me redresse, m'approche de lui, me baisse et murmure une seule phrase à son oreille...


« Aujourd'hui... Personne ne mourra... Même pas toi... Surtout par la faute d'un co.n qui t'aime comme un frère... »

[*S'arrête un instant car devient trop sensible, chiale devant ce qu'il écrit...*]
Bref, je me redresse légèrement et à ce moment il a une convulsion violente qui le fait se plier en deux, vivement je dépose un appuie sous sa tête pour la maintenir de tel façons que les liquides s'écouleront sans que j'ai besoin de lui replacer constamment la tête...
Je finis par me tourner vers Tanil et Dymphna...


« ...J'aurais besoin d'aide... De beaucoup d'aide...
Mais avant... je tiens à préciser que cet homme est Vaëm Harön, le chef du Clan Arashi... En connaissance de cause... Voulez-vous, je vous en supplies, m'aider à le sauver... »


Je parles vite car plus le temps passe, plus notre état à tout deux s'aggrave, et ce n'est pas bon... Pas bon du tout... Je mobilise déjà les trois quarts de mon énergie magique sur mon propre corps... Vous comprenez maintenant que je tiennes encore debout hein, je fais comme mon Frère avec son pouvoir de l'électricité tout à l'heure...
Je les regarde tout deux, commençant doucement à calculer comment faire tout ce qu'il va falloir faire, je me base sur leur acception, ce sont des méde... des guérisseurs... Ils ont j'espère la même morale que moi... Toute vie vaut d'être sauvé... Je l'espère...


« Si vous acceptez... Je peux vous exposez ce qu'il va me falloir...
Vaëm a subit un important coup aux trois quart magiques au ventre, une lame de vent a pénétré sa peau sans l'endommager, mais a... Hm... Charcuté l'intérieur et percé son estomac... Je sais comment faire pour le remettre en état sans que il n'y ait de problème avec la magie, je crois savoir que c'est ce qui s'est passé tout à l'heure non, mais... j'aurais besoin que l'un de vous deux, n'importe lequel, garde sa main sur mes épaules et me transmette de son énergie magique... soixante-quinze pour cent de la mienne passe déjà sur mon propre corps... »


'Et par affinité, sur celui de Vaëm... Connerie de lien.. Bien que tu m'aies énormément servis...'

« Tandis que l'autre devrait, et ce sera plus délicat, réussir avec son pouvoir à englober les sucs digestifs qui ont quitté l'estomac pour endommager les viscères ainsi que le sang de l'hémorragie... Gardant ces humeurs sous contrôles dans une enveloppe d'air, il faudra réussir à les faire sortir par la bouche... Pendant ce temps, je m'occuperais de réparer mes dégâts... Les dégâts pardon... »

Je parle toujours très rapidement, mais vraiment très, j'ai un soubresaut et recrache au sol un amas de sang noir... C'est de pire en pire, vraiment de pire en pire...
Enfin, il faudra faire avec...


« Essayer de me soigner ne servirait à rien... j'ai juste besoin que l'un de vous me prête son énergie, si vous êtes d'accord... Commençons tout de suite ! »

Je finis par me retourner, priant qu'ils acceptent tout deux, et quand je sens des mains sur mes épaules, une décharge dans mon corps, de l'énergie, j'ai un sourire, je commence à concentrer mon pouvoir dans ma main... Dans mes doigts... Doucement... j'ai besoin de cinq extension... Trois... Quatre... Cinq, voilà...
L'énergie s'accumulant... Doucement... Je forme plus qu'une lame, je forme plus que du matériel chirurgicale... Je forge de l'énergie pur matérialisé en vent...
J'ai un dernier mot vers Sinane, ou Idy, c'est selon...


« Si vous pouviez le maintenir... Je ne peux l'anesthésier sans risque de le tuer... Même si il ne devrait pas y avoir de douleur, je ne peux rien garantir, c'est la première fois que je manies une énergie qui n'est pas la mienne dans cette optique... »

Et là, j'approche ma main de son ventre, cherche l'estomac rapidement, et finit par faire entrer les extensions dans son corps... voilà...l'intestin... on passe à côté... On touche pas... La, les sucs.

« Les sucs digestifs sont ici avec le sang contaminé, environ... Hm... Cinq centimètre ouais... ! »

Je montre un point précis de l'abdomen à la personne qui va se charger de cela, pour lui situer précisément la zone.
Et je continue de bouger ma main sur son ventre, doucement, paume contre son ventre, doigt légèrement plié de tel façon que je puisse sentir son coeur, ses battements du moins, rapides, lents, désordonné, et sa respiration haletante...
J'ai peur...
JAMAIS je n'ai créé cette méthode de soin par l'air pour des opérations de précisions... J'ai peur...
...Peur...


« ... »

L'ESTOMAC !
Je l'ai !
JE L'AI !
...Bordel... A ce que j'en ressens... la blessure est... Horrible... je le savais déjà vu mon mal de ventre, mais à ce point, c'est... C'est de la barbarie sans nom... Comment ai-je pu faire cela à une personne qui me considère comme un frère.


'-COMMENT AS-TU PU FAIRE CELA À TON FRÈRE LIONIS VERA ?
-...Je ne sais...'


Doucement... On s'approche des bords de la plaie... Doucement... Tout doucement, enfin on se comprend... On ramène les bords l'un contre l'autre, sans qu'ils se chevauchent pour autant... voilà... Bien... On vérifie, on 'tâte', même si ce n'est le terme exact vu la finesse que cela réclame de garder ses prolongations grâce à mon pouvoir, et à l'énergie que l'on me prête...
Tout est bon... Plus qu'un truc à faire...


« Attention, ça va être brutale là... Je vais devoir piocher dans mes réserves d'énergies et dans les votre, cela risque d'être particulièrement... Violent... »

Les mains sont toujours sur mes épaules... J'ai un dernier sourire... Et d'un coup, je pioche toutes mon énergie, les soixante-quinze pour cent plus le reste, et l'énergie que l'on me prête en plus.
Je mobilise une énergie égale à celle de mon coup de poings, sans l'énervement c'est extrêmement plus dur...
Et d'un coup, un seul... CLAC, je balance l'énergie dans la plaie, et là, je pries...


« Igual Rivag... Ai pitié... »

Le but de cette manoeuvre?
Envoyé une tel dose d'énergie dans les cellules lésé que celle-ci se répareront instantanément...
Pourquoi cela n'aura pas d'effet sur le cristal?
Car c'est mon énergie, du moins une énergie qui a été traité par mon corps avant, et que c'est la même énergie qui avait crée la blessures et sans doute choqué le cristal...
Bien entendu, cela, je ne le sais pas... Comment saurais-je qu'il portait le cristal sur lui à ce moment là...
Bref...
J'inspecte rapidement... la plaie a disparu... Et à ce que je vois, mon deuxième coéquipier a du finir de purifier son corps des sucs et sang...
Je souris... Et m'effondre en avant, sur Vaëm, mes quarante-cinq kilos lui tombant sur le torse...
Enfin... Moins que ça car c'est juste mon torse qui tombe vu que mes jambes étaient déjà à terre.
Je suis mort de fatigue... Mais si bien... Si bien... Je l'ai sauvé... Sauvé... j'en suis sûr...
Sauvé...
...Dieu...
Merci...


« ... »

Et je dors... En espérant qu'un guérisseurs aura l'idée de me retirer de là et me mettre plutôt à côté de Vaëm, j'vais pas l'écraser non plus le pauvre...
...Pourquoi je me suis évanouis, enfin, endormis?
Car j'ai balancé TOUTE mon énergie ce coup-ci... Or... Ça fatigue... Va falloir que je régénère... Et pour ça faut dormir... bref... Bonne nuit...
J'aurais pu en mourir?
Oui, je le sais très bien que d'avoir balancé toute mon énergie comme cela aurait pu me tuer, je ne l'ignore pas, d'ailleurs mon coeur a ralentit tout autant que ma respiration depuis que je me suis effondré, j'ai prit un teint gris, mais je suis toujours vivant, juste vide... Et je compte bien survivre encore quelques temps... Vous comprenez, j'ai pas envie de mourir si jeune... Et sans gosse... Bref...


[Je laisse le champs libres aux deux autres personnes qui doivent m'avoir aidé de donner leurs points de vues de tout cela... J'ai fais ce que j'ai pus pour vous donnez de quoi agir... j'ai du malgré tout agir un peu à la va-vite, j'allais pas le laisser crever, donc j'ai tout fait en un message...
Bref... A vos points de vus... ^^'
Et désolé d'avoir mis quinze jours à poster... Ce truc... Vraiment...]
_________________
« Bon Vaëm, tu vas me faire le plaisir de te laisser soigner avant que je m’en mêle, t’as pas honte à ton âge, merde… »

Lionis Génésis, dit Léo, à Vaëm, un soir de grande fatigue.
Revenir en haut Aller en bas
Annël Ordan
Membre des Tsubasa
Membre des Tsubasa



Inscrit le : 19 Juin 2006
Messages : 155

MessageSujet: Re: Salle de combat   Mar 1 Mai - 22:21

Annël n’avait rien répondu à son frère, encore crispé sur lui-même dans son simulacre de douleur : pourquoi un tel mutisme ? Lui-même n’en savait trop rien… il ressentait comme un étrange pincement au niveau du cœur, un malaise indicible et indescriptible…
Il s’en voulait.
Terriblement.
Affreusement.
Oui, il s’en voulait de mentir ainsi à Tanil qui, pour la première fois depuis des années, venait de le regarder droit dans les yeux avec respect. D’égal à égal, lui qui jusque là ne l’avait considéré que comme un scélérat, une pourriture… un fou ! C’était la première fois qu’il sentait réellement dans l’étreinte de son frère une once…d’amour. Ce genre d’amour qu’il avait jusqu’alors recherché dans les bras de diverses conquêtes, bien souvent sans succès…
Pourtant, il savait qu’il était en train de trahir à jamais la maigre confiance que le guérisseur avait à présent en sa personne… il savait qu’il ne le comprendrait pas, qu’il ne comprendrait pas que son cinéma était le prix à payer pour accomplir la volonté du Seigneur Rivag. Une volonté qu’il ne comprenait certes pas toujours, mais à laquelle il avait dédié sa vie toute entière ! Si le Grand Prêtre lui avait donné un pareil ordre, c’était parce que ça devait être fait, point . Parce que ça allait sauver une situation plus que précaire, parce que ça allait épargner aux blonds une vie de peine et aux bruns le risque de s’éloigner de la foi…
Mais ça, seul un prêtre pouvait réellement le « comprendre » ou du moins en comprendre le fond… Tanil, lui, réagirait comme n’importe quel humain « traître, tueur, bourreau ». D’habitude, ça ne lui aurait rien fait….mais là…
La donne était changée… Tanil lui avait « pardonné ». Il l’avait lu au fond de ses yeux de topaze…et pourtant, triste fatalité, le destin alors une fois encore les « séparer » cruellement…

**… Mais si je ne le fais pas, IL finira comme ces hérétiques…**

Son regard se verrouilla d’instinct sur le garçon blond, autour duquel les guérisseurs s’étaient réunis : son regard se durcit l’espace de deux secondes, trahissant ses sentiments pour le personnage, avant de se radoucir, rappelé à l’ordre par la conscience théâtrale du Père Ordan : il ne voulait pas que son cadet noue des liens avec ce gens de déchets, ces rebuts de la société, fils et filles d’unions sacrilèges. Il ne voulait plus que de telles personnes continuent à exister, souillant la pureté de la religion, empêchant le monde de prospérer, détruisant petit à petit tout ce qui en était l’essence même… nature, magie. Il savait que le prix à payer pour que cette épuration se fasse était lourd, très lourd…mais les prêtres qu’on considérait comme des assassins aujourd’hui deviendraient les héros de demain.
C’était une chose que l’histoire lui avait appris, mainte et mainte fois…

** Pourquoi s’acharnent-ils sur cette raclure au lieu de le laisser mourir ? Se serait bien plus simple et profitable pour sa pauvre âme…**

Annël s’approcha de la scène, et monta sans bruit dans les gardiens pour être spectateur de la scène : il ne broncha à aucun moment, pis… il fut même intéressé par la complexité de l’opération. Qui aurait cru qu’un ventre ouvert pouvait être aussi intéressant ? Peu de monde, bien peu de monde…c’était ainsi qu’il resta calmement assis, ne perdant aucune miette des conversations alentour qui pouvaient se révéler très intéressante…
Revenir en haut Aller en bas
Vaem Harön
Chef des Arashi
Chef des Arashi



Inscrit le : 09 Nov 2005
Messages : 1578

MessageSujet: Re: Salle de combat   Mer 2 Mai - 12:05

Le dos de sa main avait à peine heurté le visage de Lionis lorsque celui-ci murmura à son oreille qu'il n'allait pas mourir. Qu'est ce que ça pouvait bien lui faire de toutes façons ? Y'en avait des centaines de pantins a manipuler, pourquoi est-ce qu'il ne le laissait pas creuver en paix ??!!
Ses lèvres bleuit par le froid qui l'avait envahit esquissèrent un mouvement, mais sa voix resta bloquée au fond de sa gorge. C'était à peine s'il avait encore conscience de ce qu'il se passait autout de lui. Il savait juste qu'on allait essayer de le sauver alors qu'il ne le voulait pas... et qu'il avait mal. Vraiment mal.

Sa vision brouillée lui sembla se dédoubler. Il se voyait allongé sur le sol du gymnase, environné de sang noir, le teint encore plus blanc que celui des Tsubasa présents, et en même temps il se voyait en train d'essuer les joues trempées de larmes d'une Etielle agée de 6 ans... c'était absurde... lorsque l'on meurt, n'est-on pas sencé voir défiler notre vie et pas ce qui pourrait éventuellement se passer dans le futur ? Mais voir défiler quoi au final, si ce n'était qu'un grand éclat de vide, une vie ratée où la seule chose de bien qu'on pourrait faire, ce serait débarasser le plancher... et qu'on vous en empêche.

Un soupir a peine perceptible franchit les lèvres du jeune chef et son corps cessa de bouger, devenant subitement une gentille poupée dont on pouvait faire ce que l'on voulait. Sa conscience déjà fort diluée achevait de s'effacer.
Pour lui nul paradis ou enfer, son esprit y était si imperméable, comme celui de beaucoup d'Arashi, qu'Igual Rivag lui-même n'aurait pû le récupérer avant qu'il ne s'efface. Et c'était très bien comme ça.

Complétement inconscient, baignant dans une flaque de son propre sang qui avait finit par maculer non seulement ses vêtements, mais aussi sa peau et ses cheveux, le jeune homme subit sans broncher l'intervention des Guerisseurs. En l'absence du Crystal, la médication magique sembla fonctionner. Tout du moins sa respiration se fit-elle de nouveau visible et ses joues reprirent-elles un peu de couleur. Rien qu'un tout petit peu, mais bien assez pour montrer qu'il vivrait.

Sa conscience avait été stoppée dans sa dérive.
Pour son plus grand malheur.
Il aurait tant voulut partir ! Oh... comme il pouvait maudire Lionis à cet instant présent ! Pourquoi l'avait-il tué pour le faire revivre ensuite ? N'en avait-il pas déjà assez fait comme ça ? Pourquoi le ramener à souffrir encore ?...

Mais rien sur son visage paisible ne laissait voir les douleures sourdes qui lui tordaient le coeur et l'esprit. Sa conscience elle-même n'en avait pas connaissance. Pas vraiment. En sourdine seulement, en sourdine...

Et il était vivant...

_________________
~ Le temps est venu de débarasser la terre des Tsubasa ! ~

« Mais ça va ! C'est qu'une balle dans l'pied ! »

Vaëm, à Lio, le même soir de grande fatigue.
Revenir en haut Aller en bas
Idril Fëfalas
Membre des Arashi
Membre des Arashi



Inscrit le : 02 Nov 2005
Messages : 2529
Localisation : Là où personne ne penserait me trouver

MessageSujet: Re: Salle de combat   Jeu 10 Mai - 19:28

[ Désolée Sinane, c’était tentant ! Comprends moi T__T ]

Elle avait peur, très peur…ou alors était-elle seulement choquée par la scène ? Du sang…tant de sang ! Elle détestait la vue de ce liquide, son odeur, son toucher… tout ce qui s’y rapportait plus ou moins. Mais le dégoût ressenti était d’une intensité toute particulière , étrange, perverse : le jeune blond était en train de mourir, et personne ne pouvait y faire quoique ce soit ! Du moins, c’était ce que laissaient supposer ses blessures, profondes et impressionnantes. Il se tordait dans tous les sens, gémissait, pleurait , s’accrochait subitement à la vie pour aussitôt abandonner, vaincu.

- J…je crois que je vais…

Idril se pencha subitement en avant, la main devant la bouche, pour vomir le peu que contenait son estomac sur les genoux du pauvre Sinane qui, après le sang de Vaëm sur ses chaussures, avait « l’insigne honneur » de se faire copieusement arrosé par le vomi de son ancien supérieur hiérarchique ! Ca devenait un peu trop pour quelqu’un qui, n’étant pas très habituée à ce genre d’épanchement de tripes, avait les nerfs plutôt fragiles. Et puis… l’état du garçon lui tenait vraiment à cœur pour une raison qu’elle ne parvenait pas à comprendre : elle aurait été sans aucun doute plus calme si s’avait été Tanil par exemple qui se tordait de douleur sur le sol ! Il ne fallait pas y voir une quelconque méchanceté de sa part, juste un attachement profond pour le blond inconnu qu’elle refusait catégorique de voir partir…
Etrange…

-Non…je connais pas… m…mais je ne veux pas qu’il meurt…tu comprends ?

Drôle de question ! Qui aurait pu comprendre une pareille stupidité ? « S’enticher » d’un Arashi était pour le moins étonnant venant de quelqu’un d’anciennement haut gradé comme elle. La pauvre fille était tellement choquée qu’elle n’écouta même pas Lionis parler, zappant donc INTEGRALEMENT le fait que la victime n’était autre que Vaëm Harön…
…le chef du clan ennemi !

-J…j’ai l’impression que je vais tourner de l’œil si ça continue…

Elle ferma les yeux, comme pour effacer de son esprit les images sanglantes qui se présentaient à elle ainsi que les dernières révélations, désespérément tournée vers Sinane comme si ce dernier eût formé un écran entre elle et l’opération qui se déroulait. C’était nettement plus tranquillisant de s’appuyer sur son conseiller que d’assister à une séance d’obscure magie réparatrice en compagne de Lionis…
Quand elle daigna enfin sortir de son « carcan » , quelques heures semblaient s’être écoulées : des gens s’affairaient à côté de Vaëm – qui avait repris des couleurs à son grand soulagement- et Lionis – qui avait été emmené un peu plus loin, apparemment assez mal en point pour sa part- et qui nettoyaient le sol couvert de sang. Elle lâcha ENFIN Sinane après quelques minutes d’hésitation, et vint caresser du dos de la main – main tremblante d’ailleurs – la joue du chef Harön toujours inconscient…
Chaude.
Elle était chaude… et sa respiration était plus claire, comme calmée. Il semblait à présent reposé… tiré d’affaire ?
Comment ce miracle avait-il été possible ?!!!

- Qui… ? Qu’est ce qui s’est passé ?

Son regard pour le moins étonné vint se poser sur Sinane, avant de glisser sur Tanil et Dympha, pour mourir sur Lionis : elle ne comprenait pas. Comment un Arashi avait-il réussi au niveau « magique » ce que même des Tsubasa n’avaient pu faire ?! Si Lionis était bien celui qu’elle pensait, il avait certes eu la même formation qu’eux dans son enfance mais…
… tout de même.

-Quelqu’un ne devrait-il pas soigner le docteur ?

Sa main droite vint instinctivement reprendre celle de Vaëm, tandis que la gauche se posait sur son front encore fiévreux, comme pour le rassurer dans son inconscience : elle ne comprenait pas tout… mais il lui semblait que le pire était passé. Et CA, ça la rassurait…

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Dana Dymphna
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 16
Inscrit le : 21 Nov 2005
Messages : 1662

MessageSujet: Re: Salle de combat   Mar 15 Mai - 21:35

(Bon, c'est flou, mais je n'ai pas la volonté ou le courage de relire les posts ou tout résumer. ^^)

Enfin... c'était fi... la pensée de Dymphna n'alla pas plus loin, quand elle vit soudainement le sang revenir à la bouche du blond, et aussitôt qu'il se remît à saigner.

-D…d.. Dymphna mais fais quelque…quelque chose !

L'avertissement la réveilla, et elle voulut se bouger... sans savoir du tout comment faire pour le guérir ! Elle venait de le faire, pourtant... elle avait fait une erreur ? A cette pensée, la guérisseuse retint son souffle de stupeur. Que faire - que faire ? La pensée l'obsédait... sachant bien qu'il allait mourir si elle ne faisait rien tout de suite, elle décida d'agir. Quitte à empirer les choses... elle devait faire quelque chose. Même si c'était à contrecoeur...
Et alors qu'elle allait faire quelque chose, elle entendit un bruit énorme - euphémisme - et se retourna. C'était le médecin qu'elle avait vu plus tôt... quoique le médecin n'avait pas fier allure : arrivant sans aucune discrétion, et très blessé. Autant que le blond qu'elle venait d'essayer de soigner...
Le reste alla rapidement : sans prendre gare à Idril qui s'effondrait devant Sinane, elle regarda juste Lionis, et l'écouta attentivement. Elle ne se sentait pas de guérir le blond elle-même, et l'apparition du médecin avait quelque chose de salvatrice. Néanmoins, la confirmation de son intuition première eut un certain choc : guérir le chef Arashi... c'était un peu troublant de savoir qu'il était Vaëm. Mais elle passa outre : avant d'être "Vaëm, chef du clan Arashi", il était un blessé. Et les guérisseurs devaient soigner tout blessé.

- Tanil... je crois que tu seras plus habile que moi pour ce travail délicat... et puis, je crois que j'ai encore un peu plus d'énergie que toi...

Ainsi, elle attribua leurs deux rôles, et elle s'attela immédiatement à la lourde tâche : offrir son énergie à Lionis, ce qui n'était pas si évident que ça. Le cristal avait restauré son énergie, certes, mais elle avait donné son énergie à Vaëm... il ne lui en restait plus tellement.
Qu'importe : laissant l'énergie se transvaser dans le corps du médecin, elle accomplissait machinalement l'acte, et observait Tanil guérir la plaie.
Puis, après un temps très court - il lui semblait -, ce fut enfin fini.
Fini ? Pas tout à fait, à vrai dire. Il y avait encore le médecin en lui-même... malheureusement. Dymphna fit un vague signe de la main à Tanil tout en désignant Lionis, l'air de dire "Tu peux m'aider ?..." La guérisseuse était vraiment épuisée. Après avoir déplacé Lionis sur le côté (et plus loin de Vaëm), elle transmit de l'énergie à Lionis - encore un peu, oui - tout en utilisant son pouvoir de l'air pour le guérir...

Fini. Enfin ? Vraiment ? Il n'y aurait pas encore un petit quelque chose pour empirer encore un petit peu plus la situation ? Non ?
Idril vomit. Bah, tant pis...
Elle n'avait de toutes façons vraiment plus de force.
Et pour preuve, quelques secondes après, elle s'écroula complètement sur les escaliers, la tête dans ses mains, éreintée.
Ce fut quelques minutes plus tard qu'elle s'endormit complètement.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Idril Fëfalas
Membre des Arashi
Membre des Arashi



Inscrit le : 02 Nov 2005
Messages : 2529
Localisation : Là où personne ne penserait me trouver

MessageSujet: Re: Salle de combat   Dim 20 Mai - 19:04

[ /mode Sarkozy on ]

On demande Sinane au Gymnasme, Sinane merci !
*Oui j'peux flooder moi, j'suis la chef d'abord, nah ! Mouahahahahahhahaha *

[ /Off et désolée pour les éventuels Sarkozystes ici présents XD ]
_________________


Revenir en haut Aller en bas
Sinane O'Meledith
Conseiller ( Tsubasa )
Conseiller ( Tsubasa )



Inscrit le : 05 Jan 2007
Messages : 250

MessageSujet: Re: Salle de combat   Dim 20 Mai - 19:27

[Euh, Sinane révise son BAC, alors Sinane postera quand il aura du temps pour faire son post (difficile, vu les "circonstances vomitives") et de l'inspiration]
_________________
...Rien N'Est Tel Que Nous Le Voyons...
Revenir en haut Aller en bas
Idril Fëfalas
Membre des Arashi
Membre des Arashi



Inscrit le : 02 Nov 2005
Messages : 2529
Localisation : Là où personne ne penserait me trouver

MessageSujet: Re: Salle de combat   Dim 20 Mai - 19:56

[ O___O Ouuuhhhh... désolée Sinane, je ne savais pas T___T *lui tend un fouet* JE SUIS UNE NANTIE, PUNIE MOI...mais dans le flood on va pas polluer davantage <___< ]
_________________


Revenir en haut Aller en bas
Tanil Ordan
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 19
Inscrit le : 16 Juin 2006
Messages : 876
Localisation : Perdu en pleine nature !

MessageSujet: Re: Salle de combat   Dim 17 Juin - 20:38

Apparemment, le brun avait une idée en tête et Tanil releva vers lui un visage inquiet.
Sentir la présence de Dymphna à ses côtés le rassurait un peu mais il avait l’impression de ne pas être totalement à sa place. Tant de monde et d’agitation !
Il hocha vigoureusement la tête pour répondre à Lionis, incapable de desserrer les lèvres pour déclamer à corps et à cris qu’il se foutait royalement de l’identité du blessé et qu’il ne supportait pas voir les autres souffrir.
Cet acte allait sûrement être une des passes les plus difficiles de son métier de guérisseur et Tanil se demandait secrètement s’il allait être à la hauteur. Après tout, il n’avait jamais eu vraiment de Maîtres et avait commencé à s’entraîner sur de petites animaux …

Le jeune guérisseur revint à la réalité en écoutant le jeune homme et entrouvrit la bouche d’un air tout à fait ridicule. Bon, à présent, les choses étaient claires, ce n’était pas tout à fait le même genre de guérisseur que lui …
Tan marchait à l’instinct, sans réfléchir vraiment à ce qu’il faisait mais, pour l’avoir longtemps parcouru à l’aide de son pouvoir, il connaissait parfaitement l’anatomie humaine et comprenait donc la demande de Lionis. Même s’il ne s’était pas attendu à ce qu’on leur demande quelque chose de précis.
Il fixa Dymphna droit dans les yeux. Il lui paraissait plus approprié qu’elle se charge de la mission la plus délicate en tant que guérisseuse confirmée mais il lui obéirait aveuglément. Tel était le propre de Tanil Ordan. Lorsqu’il faisait confiance à quelqu’un, il était rare qu’il s’oppose à ses décisions. On pouvait le traiter de suiveur, de faible ou n’importe quel autre terme désobligeant mais, après tout, il n’avait jamais accordé foi aux racontars qui couraient à son sujet alors il s’en fichait légèrement.

Il avait aussi l’impression que Lionis se sacrifiait et ne comprenait pas vraiment pourquoi mais n’osa rien ajouter. C’était une autre de ses particularités. Il était généralement discret à l’extrême. Cela regardait le jeune homme brun, un point, c’est tout. Aussi n’essaya-t-il même pas de percer à jour les révélations qui tremblaient dans ses propos. Il avait complètement oublié son frère pour l’instant, comme si le fait de sentir lentement son pouvoir chauffer au creux de son ventre éclipsait tout le reste. Cet instant magique où l’air semble prendre possession même de vos pensées et vous envahit, lentement, comme une drogue. L’instant où il n’était plus vraiment lui-même, où ses mains devenaient sûres et où il cessait de bégayer.

La réflexion de Dympha le sortit de sa douce torpeur. Ok, c’était à lui de s’y coller, bien. Il sentit l’appréhension nouer ses entrailles.

« Je … Je vais faire de … euh … mon mieux. »

Il avait confiance en cet homme étrange qu’il ne connaissait pas. Parce qu’il semblait désespéré mais convaincu, parce qu’il souffrait mais qu’il n’arrêtait pas de se battre.
Il attendrait ses instructions et les suivrait à la lettre. S’il y arrivait … Non. Il devait y arriver. Voilà tout.

Il s’agenouilla près du blessé, posa sa main sur son front comme pour apprendre à connaître et apprivoiser son corps, sa peau. Il releva les yeux vers Lionis et la peur y avait presque disparu. On ne lisait plus grand chose dans ses yeux pâles, si ce n’était un peu de détermination et le vague qui accompagnait ses interventions guérisseuses.
Il frissonna en voyant le médecin cracher une fois de plus. Il tiqua, observa un instant le tache rouge. Mais celui-ci ajouta qu’il ne fallait pas le soigner. Bien, très bien. Tanil lui faisait confiance.

Puis l’action commença. Le reste de la pièce s’effaça aux yeux de Tanil et il suivit uniquement la voix de Lionis et ses mains qui dansaient sur le ventre du blessé. Ses mains s’approchèrent de la plaie, se tenant toutefois assez éloignées pour ne pas gêner le second guérisseur et entamèrent leur lourde tâche. L’air glissait de ses doigts fins qui s’agitaient légèrement, toujours dans le but de ne pas déranger la tâche primordiale. Il s’occupa méthodiquement de son travail, dans le calme, avec une précision extrême qui le rendait un peu plus lent qu’à l’accoutumée mais terriblement efficace. Un fredonnement incertain s’échappait de ses lèvres sans qu’il paraisse s’en rendre compte.
S’il avait été attentif à autre chose qu’à ce filet d’air qui coulait de ses mains, il aurait sûrement était inquiet pour Dymphna quand Lionis puisa en elle toute son énergie. Il aurait peut-être fait un faux mouvement et tout foutu en l’air. Mais sa concentration était imperturbable et son corps tendu sous l’effort.
Enfin, il parvint à tout faire ressortir et, inquiet, il laisse le vent examiner chaque parcelle du corps. C’est bon, c’est fini. Plus rien. La chanson cesse et il examine le travail de Lionis. Parfait.

Tanil sentit plus qu’il ne vit le corps du guérisseur chanceler et s’affaler sur le blessé. Il prit alors conscience du monde qui l’entourait.
Dymphna, trop faible et l’homme brun, à demi-mort.
Au départ, il ne sut pas vraiment qu’il était épuisé lui aussi. Utiliser son pouvoir avec une telle intensité le dopait et il ne ressentait plus aucun sensation. Lentement, il fit le tour pour se placer près de Dymphna.
La voix de celle qui était toujours pour lui la chef de Clan l’interpella il s’approcha du docteur en question. Ereinté. Complètement. Il déplaça lentement son corps et le coucha doucement sur le sol avec l’aide de Dymphna. Il tenta vainement de le soigner mais ne comprenait pas exactement de quoi il souffrait. Il laissa ses mains s’agiter, ne sachant que faire, et il sentit la jeune femme lui céder les dernières bribes de son énergie et laisse échapper un grognement. Ce n’était pas le moment qu’elle fasse ses extras ! Puis il avisa la silhouette qui était aller s’écrouler sur les escalier, souleva délicatement son corps et l’allongea sur le sol. Avisant une couverture roulée en boule, il posa doucement sa tête dessus pour qu’elle lui serve d’oreiller.
Il ressentait à présent les premiers signes de fatigue et sentait ses pensées s’embrouiller. La brume commençait à venir. Il était sûrement celui qui était le plus en forme mais, tout de même.
Il fit glisser un peu d’énergie vers la jeune femme qui, tout compte fait, en avait bien plus besoin que lui ! La main qu’il posa sur son front le rassura. Elle dormait et c’était le meilleur des remèdes.

Il se releva et s’approcha d’Idril. S’accroupissant à ses côtés, il posa une main qui se voulait rassurante sur son épaule. Sa voix, lasse, se voulait ferme et apaisante.

« Tout va bien, c’est fini. Veillez sur eux et … Réveillez-moi s’il y a un problème. »

Il n’était pas franchement sûr de pouvoir faire quelque chose si une complication de plus intervenait mais il ne voulait pas rester à dormir dans son coin si les choses tournaient mal.
Puis il s’éloigna lentement et se laissa choire à terre, le dos appuyé contre les gradins. Il ferma les yeux et s’enfonça dans un sommeil très léger, guider par les bruits alentours.
_________________
Les larmes du vent sont des cristaux de guérison
Revenir en haut Aller en bas
PNJ
Habitant



Inscrit le : 24 Déc 2005
Messages : 116

MessageSujet: Re: Salle de combat   Dim 5 Aoû - 13:05

Ses mains tremblaient...
Oh, pas de peur, non, mais d'excitation. Bientôt, oui, c'était pour bientôt...
S'ils étaient assez doués, plus rien ne leur mettrait de bâtons dans les roues. Surtout pas l'Harön.
Même maintenant, il avait du mal à croire que le chef c'était allié avec les Tsub. Bien sûr, en fidèle des Iryans, il ne le portait pas dans son coeur, mais jamais il n'aurait pensé que son chef puisse tomber aussi bas.

Le militaire cracha a terre avant d'aboyer quelques ordres dans son talki, le regard brillant.
Personne ne pourrait sortir de ce gymnase...
Personne.
De vivant en tous cas.

D'un geste de la main, avec un sourire de pur délice sur son visage, il lança l'assaut.
Ils allaient mettre fin à cette guerre...


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

La porte du gymnase vola littéralement en éclats sous la charge de C4 qui y avait appliqué.
Marchant sans respect sur les cadavres des sentinelles morts, les premiers soldats entreprirent de lancer les bombes lacrymogènes, envoyant la fumée noyer la salle.
Et la première salve partit, fauchant sans distinction adultes et enfants. Qu'importaient ? C'était rien que des p*tains de fanatiques de toutes façons !!! Des s*lopard qui tuaient parce qu'on avait pas les mêmes idées qu'eux ! Fallait bien y passer par là pour leur faire comprendre qu'ils devaient leur foutre la paix.

- A L'ASSAUUUUUT !!!!

Et voila que le premier escadron envahissait les lieux, continuant de tirer dans le tas.
A l'intérieur, c'était le chaos total...
Revenir en haut Aller en bas
Salle de combatVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 8 sur 9Aller à la page : Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivante

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Diamond quest :: Hors jeu :: Archives :: Archive V1-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet