AccueilPortailFAQRechercherS’enregistrerConnexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 Vaem Harön [Administrateur] [Histoire encore en cours]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Vaem Harön
Chef des Arashi
Chef des Arashi



Inscrit le : 09 Nov 2005
Messages : 1578

MessageSujet: Vaem Harön [Administrateur] [Histoire encore en cours]   Lun 26 Nov - 16:58

Nom : Harön
Prénom : Vaem
Âge : 19 ans (17 au début du jeu X3)
Taille : 1m73
Poids : 50 kg (63 au début du jeu)

Clan : Arashi

Rôle : Chef du clan Arashi

Arme de prédilection :
Le pistolet que lui a offert son père le jour de ses 11 ans.
Il pouvait transformer cette arme en RailGun grâce à son pouvoir sur la foudre, mais cela l'épuisait beaucoup, aussi ne l'utilisait-il qu'en cas d'extrême urgence. A présent, il compense la perte de son pouvoir par un ingénieux système implanté dans son corps, ce qui lui permet d'utiliser le RailGun deux à trois fois par combat.
Le cordon est en fait un câble d'acier de 12 mètres capable de supporter son poids.
Il n'utilise jamais d'autres armes... sauf s'il n'a vraiment pas le choix.

Pouvoir :
Anciennement la Foudre

Caractère :
Le caractère de Vaem a énormément changé avec le temps. Enjoué, bon vivant et blagueur malgré le décès de ses parents et le bouleversement de son univers, il devint petit à petit plus renfermé, plus sombre, moins prompte à sourire suite aux évènements qui vinrent achever de détruire le peu de certitudes qu'il avait encore. La mort de Shiro, la naissance et le reniement d'Etielle, la perte de son pouvoir politique comme magique, la guerre... tout cela a eu une profonde influence sur son caractère; et s'il garde le sourire en publique, fidèle qu'il est à son rôle de chef, c'est un champ de ruine qu'il porte à l'intérieur de son coeur.
Plus silencieux que coutume, il prend néanmoins garde à ne rien laisser paraître et conserve sa volonté de se battre contre la folie des Iryans. Las, la fatigue due au manque de sommeil ne lui permet pas toujours de garder la tête froide, et il s'enfonce de plus en plus dans la mélancolie tandis que s'étiole son influence sur le clan...

Physique :
Vaem est un jeune homme de bonne taille, dans les 1m70 environs, pour ce qui doit être une cinquantaine de kilos, peut-être moins, qui, sans être trop musclés, ne sont pas non plus uniquement de la graisse. Plutôt fin, il a un visage assez peu masculin mais avenant, aux grands yeux bleus au regard de plus en plus absent, et encadré par une masse de cheveux bruns qui lui descendent jusqu'à la pliure du genoux lorsqu'ils sont libre, mais seulement jusqu'en dessous des fesses lorsqu'il les tresses, ce qu'il fait d'ailleurs le plus souvent.
Il a beaucoup perdu de poids depuis le début de la guerre, et son teint, déjà blanc, est devenu très pâle, comme s'il avait cessé de sortir au soleil alors même qu'il passe le plus clair de ses journées dehors. Sur sa peau, trop claire, diverses cicatrices ressortent, soulignant parfois un muscle, ou traçant tout simplement un sillon incongru au travers d'une zone plane.
Une petite bosse au niveau de la nuque et une autre au niveau du coeur signalent l'emplacement des implants qu'il s'est fait poser par Lionis pour conserver un simulacre de pouvoir [voir histoire, vers la fin].

Signes particuliers :
- Son flingue
- Son prénom
- Le fait qu'il ai les cheveux châtain au lieux de blond : il les tiens de son père, qui n'est pas un Arashi, mais une personne du "peuple".
- Un dispositif ingénieux imaginé par lui-même, composé de plaques de métal greffées sur la colonne et les os des mains, ainsi que d'un réceptacle doté d'un cristal synthétique installé près du coeur, qui lui permet de générer un courant électrique comme s'il n'avait jamais perdu son pouvoir.

Histoire :
...Je suis né en automne, au milieu d'un de ces orages de chaleur qui annoncent l'arrivée de l'été indien. Je n'ai bien sûr aucun souvenir de ma naissance, mais on me l'a souvent raconté pour la simple et bonne raison qu'une coupure de courant général mit le domaine en émoi, surtout dans le service maternité si vous voulez savoir. L'un des grands problèmes des miens est de ne pouvoir se passer des appareils électroniques... d'habitude, le pouvoir électrique de certain aide à palier ce manque en cas de panne de ce genre, mais là, les gens capable de se servir de ce don étaient eux aussi incapable de se servir de cette capacité. Bref, je vous laisse imaginer l'agitation.
Avec en plus mon grand-père qui débarque, l'accouchement à peine finit, pour « ordonner » à mes parents de m'appeler Vaëm et leur dire qu'il les déshériterai s'ils ne le faisaient pas... un sacré morceau le papy, je crois qu'il est le seul de ma famille à avoir un jour levé la main sur moi, partisan qu'il était du châtiment corporel. Mes parents avaient une autre technique de punition que me paraissais (et me parais toujours) bien pire : faire clairement voir qu'on les a déçu au point que la confiance placé en vous en as prit un coup. Ça peut paraître stupide, mais lorsqu'on aime quelqu'un, ce genre de chose passe très mal. En tout cas, ça m'a évité de faire pas mal de bêtises. Passons.
Mes parents se sont rencontrés en dehors du domaine. Si ma mère était une Harön, mon père, lui, venait de la ville et était une personne normale, sans pouvoirs ni soucis de guerre incessante. Je ne sais pas exactement comme s'est passé leur première rencontre, je crois que c'était tout banalement à l'école, ma mère ayant obtenu de faire ses études supérieurs à l'extérieur. Je suis né 8 ans après cette rencontre, entre temps, mon père avait plus ou moins intégré le clan, tout en restant assez neutre quand à ses positions, et découvrant au passage que sa médecin et amie de longue date Hëthîël Génésis était Arashi, et que sa future femme n'était autre que la fille unique du chef de clan.

Killian, mon père, était quelqu'un d'à part.... brun aux yeux bleus, dynamique, bon vivant, toujours de bonne humeur et dotée d'un tact frôlant le zéros absolu, il s'est imposé dans le clan à sa manière, sans se plier aux volontés des autres. Il n'était peut-être qu'un simple humain dénué de pouvoir, mais même le patriarche des Iryans évitait de lui chercher querelle. Quand à ma mère, Etielle, elle était d'un blond lumineux, les yeux bleus également, souvent en train de rire et de taquiner tout le monde, alliant avec efficacité douceur et responsabilité de future dirigeante. Ils formaient un tendème de choc souvent accompagné par Hëthîël, Eda (... j'y reviendrais) et, plus tard, par celui qui deviendrait mon tuteur : Shiro Takaya (même s'il n'avait que 10 an à ma naissance).
Lorsque j'ai vu le jour, Hëthîël avait quitté le clan depuis près de cinq ans et mes parents s'étaient épousés, mon père prenant le nom de ma mère afin que la lignée des Harön ne s'éteigne pas. Si je suis fils unique, c'est uniquement par tradition et non par volonté. Pour éviter les conflits de succession (il y a déjà assez à faire avec les Iryans) il est une sorte de loi interdisant à la famille régnant d'avoir plus d'un descendant. Aussi, dans mes premières années, mon monde se composa-t-il uniquement de mes parents, d'Eda (ça me fais mal d'y repenser à présent...) et de mon grand-père.
Les débuts de ma vie se passèrent dans la banalité la plus complète. Les seules choses vraiment marquantes à signaler, sont le fait que j'appris à parler et à marcher tôt, qu'à quatre ans la lecture et l'écriture ne me posaient pas réellement de problèmes et que j'avais tendance à faire griller n'importe quel appareil électrique à partir du moment où je le touchais.
Deux ans et pas mal de testes plus tard, on me déclarait surdoué, avec un QI qui frôlerait probablement les 200 (cela semble arrogant dit ainsi... c'est malheureusement une prédiction qui se révélera presque vrai, je dois être à à peine une dizaine de points de la deux-centaine) et une capacité à stocker l'énergie assez impressionnante. Pour mes parents, l'orage qui avait salué ma mise au monde était responsable de l'intensité de mon don, quand à mon intelligence, mon père disait toujours en riant qu'il me venait de ma mère, lui étant bien trop bête pour ne serais-ce qu'avoir son bac (ce sont ses mots).
Le fait est que j'ai toujours beaucoup de mal à maîtriser mon pouvoir, et qu'il m'est déjà arrivé de déclencher des tempêtes sous le coup de la colère. Mais passons.

Mon premier contact avec des enfants eut lieux vers mes cinq ans, et ce n'est pas vraiment le meilleur souvenir que je garde de mon enfance. Si mon père ne m'avais rien donné pour ce qui est de l'intelligence, il m'avait offert une grande partie de son physique et j'avais ses traits, ses yeux... et sa couleur de cheveux (bien qu'elle soit plus claire). Enfant brun au milieu d'autres blonds, déjà conditionnés pour détester les Tsubasa. Les Arashi ne tuent pas les enfants qui naissent brun, on ne les chasse pas non plus, cependant, on les laisse à la vindicte populaire et à la cruauté des autres enfants. Mon premier contact social fut aussi le théâtre de ma première bagarre et des premiers coups que je reçu. Même si j'en ai pris bien d'autres après, ceux là m'ont marqué. Jusque là, j'ignorais jusqu'à l'existence même de la violence. Et lorsque je rentrais, en larmes et salement amoché, ma mère m'expliqua avec beaucoup de calme que c'était un passage obligé, que je devais me conduire en grand garçon et leur montrer qui j'étais. Je n'ai pas souvenir d'avoir perdu un seul combat après ça... mais à quel prix ?
Imaginez un enfant au tempérament calme, presque timide, aillant l'habitude d'être entouré d'affection sincère, soudain obligé de se battre continuellement pour mériter son droit d'exister. Le fait que je sois le fils d'Etielle ne m'a pas protégé, bien au contraire, mon ascendance fit rapidement de moi la cible favorite des caïds en culotte courte. Je ne tirais aucune fierté de mes victoires, il n'y en avait aucune à frapper son ennemi de toutes ses forces jusqu'à ce qu'il perde conscience pour qu'on vous laisse une semaine de tranquillité...
Je n'ai jamais aimé me battre, je préférais de loin passer mon temps à rêvasser sur le toit de la maison de mes parents...
Plus passionné par les choses que par les gens (même si je travaillais à me forger ma place et des amitiés qui tiennent encore aujourd'hui) je passais pas mal de mon temps libre le nez plongé dans les bouquins, m'intéressant aussi bien à la science qu'au domaine plus éthéré des légendes et de la religion. Du coup, au milieu de mes romans, se mêlaient sans distinction des revues de vulgarisation scientifique et la bible Tsubasa qu'Eda s'était procurée pour moi. Je pense qu'il faut préciser qu'à cette période là j'avais environs huit ou neuf ans, que je dévorais tout ce qui était composé de mots, apprenait tout juste à manier une arme à feu et qu'Eda était à mes yeux une grande soeur beaucoup plus vieille que moi. Cette année là allait sonner la fin de mon bonheur insouciant, entouré de ma famille. Ce fut l'année du mon premier enlèvement et de mes premiers meurtres.
A l'époque, un psychiatre Iryan, spécialisé dans les enfants précoces, suivait mon évolution et veillait à ce que je ne réfléchisse pas trop comme un adulte alors que j'allais à peine atteindre ma dixième année. J'ai peut de souvenirs de l'enlèvement, si ce n'est le moment où sa main s'abattit en travers de mon visage. Quand j'y repense, il me revient en mémoire une douleur lancinante et l'odeur abjecte des chairs brûlées. Mes souvenirs redeviennent net à partir de mon séjour à l'hôpital, un bras dans le plâtre pour blessures par balles à l'épaule et dans l'avant bras, et sont d'une précision étonnante quant au moment où mon père vint me voir, la mine grave, pour m'annoncer que mes ravisseurs étaient mort... brûlés vifs par une forte décharge d'électricité. Je savais que l'endroit où j'avais été détenu était dépourvu d'installation électrique, la conclusion n'était donc pas difficile à trouver.
Je n'ai jamais connu les raisons qui ont poussé ce médecin à m'enlever, mais cela n'améliora en rien ma position. On se méfiait à présent, les adultes murmuraient sur mon passage, avec cette discrétion qui n'en est pas une, comme si les enfants étaient incapable de les comprendre, et parmi les plus jeunes, entre ceux qui avaient ouvertement peur de moi et ceux qui me méprisaient, j'avais du mal à garder le cap. Heureusement qu'il demeurait quelques amitiés sincère et Shiro qui, âgé de 18 ans, passait déjà beaucoup de temps avec moi, jouant sans que je le sache le rôle de garde du corps.
Ce qui n'empêcha pas un second enlèvement, par un groupuscule Tsubasa, deux ans plus tard. Je me souviens mieux de celui là, j'ai passé deux à trois semaines dans une pièce close, noire et sans fenêtres, mal nourri et battu à chaque fois que je tentais de me sauver, chose que je faisais à la première occasion. Je crois que mon problème avec les espaces fermés viens de ce moment là...
Enfin bref, n'allons pas plus vite que la musique : pendant les deux années qui séparèrent ma première tuerie et le second enlèvement, mon père acheva de m'apprendre à me servir d'une arme. Même si j'avais parfois du mal avec le recul, je me débrouillais plutôt bien et gagnait comme cadeau d'anniversaire de mes onze ans l'arme que je porte encore aujourd'hui au côté : la réplique exacte de l'arme de mon père. Entre temps, j'apprenais les bases de ma future fonction et l'envie de me laisser pousser les cheveux me vint un beau matin. Je ne les ai plus coupé depuis, allez savoir le rapport.
Il n'y à pas grand chose d'autre à raconter, si ce n'est l'enlèvement qui eut lieux au début de l'automne et le fait que lorsqu'on me récupéra, ce fut plus où moins en l'état de loque, mettant de nouveau au goût du jour un long séjour à l'hôpital qui se ponctua de nombreux testes et deux trois séances plutôt douloureuses « d'expérience » menée par des Iryans, laissant quelques séquelles assez moche sur mon organisme. Depuis j'ai aussi un problème avec les hôpitaux. Et avec les Iryans.
_________________
~ Le temps est venu de débarasser la terre des Tsubasa ! ~

« Mais ça va ! C'est qu'une balle dans l'pied ! »

Vaëm, à Lio, le même soir de grande fatigue.


Dernière édition par le Lun 26 Nov - 16:59, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Vaem Harön
Chef des Arashi
Chef des Arashi



Inscrit le : 09 Nov 2005
Messages : 1578

MessageSujet: Re: Vaem Harön [Administrateur] [Histoire encore en cours]   Lun 26 Nov - 16:58

Au sortir de l'hôpital, ma vie reprit son train train normal, partagée par habitude entre bagarre (un peu plus subtiles maintenant qu'arrivait l'adolescence), jeux, joies, peines, mes parents, Eda, Shiro, les balades en solitaire et les lectures passionnées de la bible ou des études sur la science de pointe. Je crois que je n'avais pas encore bien réalisé à quelle famille j'appartenais, et, si j'apprenais avec attention sous la tutelle conjuguée de ma mère et de mon grand père ce qui me servirais plus tard, je continuais de considérer ce moment comme lointain, un peu chimérique, comme un vague projet qu'on évoquait de temps à autres.
La réalité me rattrapa brutalement l'année de mes quatorze ans, en été, au début du mois de juin pour être exact. Le jour et la date ne se sont pas effacés de ma mémoire, mais c'est encore trop douloureux lorsque je les évoques...
J'étais dans ma chambre, jeté en travers de mon lit avec une revue sur les moteurs à impulsion que je ne parvenais pas à lire tant j'étais impatient : mes parents étaient partit une semaine pour une mission dont ils n'avaient rien voulut me dire, et je brûlais de les revoirs, de les questionner et de savourer leur présence, tout simplement. Ils m'avaient manqué. Alors que je me décidais enfin à me débarrasser de la revue pour travailler sur mon planétarium, mon grand-père entra dans la pièce, la mine sombre. Il ne me dit rien, me saisissant simplement par le bras pour me mettre debout, m'entraînant vers la chambre de mes parents sans répondre à mes questions. Lorsque je rentre dans cette pièce, il n'est pas rare que je revoie encore la scène, eux deux, allongés côtes à côtes, immobiles, pâles... morts...
Je crois que j'ai hurlé un non de détresse devant cette affirmation, avant de m'élancer vers eux, leur criant de se réveiller. Je me souviens qu'ils avaient tout deux un trou bien net au milieu du front et que, si ma mère avait le visage tragique, mon père souriait comme il l'aurait fait en temps normal. Après, tout se brouille un peu. Je sais avoir pleuré, leur avoir stupidement demandé de revenir, de ne pas me laisser, trop bouleversé par la perte des deux personnes sur lesquelles reposait ma vie pour réfléchir. Et puis je me souviens de la gifle... avant que d'avoir comprit ce qu'il se passait, ma tête heurtait le bois de lit, soufflée par une gifle monumentale. Royal et digne, mon grand père m'avait alors regardé de haut avant de déclarer « Un chef ne pleure pas, il n'a pas de faiblesses »

Quelque chose s'est brisé à ce moment là. L'enfant Vaëm à couru se terrer sous une carapace stoïque pour pleurer ses larmes, tandis que l'adulte se rendait compte de ce qui lui arrivait : c'était à lui de diriger le clan à présent, on ne lui laisserait pas le loisir de pleurer ses morts comme on l'aurait laissé à un enfant. Il en conçu une douce amertume qui ne fit que grandir avec le temps, au fur et à mesure qu'on se permettait les pires injustices et insultes à mon égard, uniquement à cause de mon jeune âge... et mon peu de pouvoir. Avant tout, on fit disparaître les corps de mes parents, ne leur accordant même pas la crémation, puis on tenta de m'isoler, et, voyant que cela ne fonctionnait pas grâce à l'attention de Shiro, on entreprit de saper mon autorité naissante, faisant en sorte de détourner chacun de mes actes pour qu'il me retombe dessus. Ces trois années se passèrent dans un étrange brouillard émotionnel, où je luttais chaque jour pour me montrer avec le sourire et des réparties cinglantes plein la bouche. Cependant, il m'arrivais régulièrement d'aller hanter la Crypte aux souvenirs où les gradins du gymnase de la ville, certain que personne ne viendrait m'y trouver, pour laisser s'écouler ma mélancolie. Je n'avais plus de larmes. Elles étaient parties en même temps que l'enfant.
« Un chef ne pleure pas, il n'a pas de faiblesses. »
Jusqu'à cette année, j'ai désespérément tenté de réaliser le rêve qui était jadis le mien et celui de mes parents : calmer les hostilités entre clans, essayer d'aboutir à des accords, des trêves, et, qui sais, à l'arrêt de la guerre. Mon grand père est mort sans que je m'en rende compte et, même si c'est triste à dire, ça ne me fit aucune peine. Je ne le savais pas, mais avec sa gifle et ses paroles, il avait brisé l'équilibre fragile que j'avais réussit à maintenir entre l'enfant timide que j'étais et le bravache que je paraissais être. Cette année est une horreur qui continue dans la lancée des années précédentes. Alors que je découvrais en Lionis Génésis, le fils d'Hëthîël, un ami, un frère et un médecin de confiance, j'appris, suite à une visite plutôt douloureuse chez les Tsubasa que la meurtrière de mes parents n'étaient autre qu'Eda, et que ceux-là même qui m'avaient donné la vie avaient ôté celle des parents d'Idril, mon homologue Tsubasa. Peut de temps après, cette même Idril m'apposais un sceau qui me fit revivre la mort des miens à chaque fois que je m'endormais, me minant lentement. Ce travail de sape fut grandement aidé par la disparition de Shiro, le dernier membre de ma famille, abattu dans une embuscade. Lorsqu'elle m'ôta enfin le sceau, prise de pitié, il était trop tard. Je n'étais plus capable de faire face aux Iryans et à mes responsabilités. Lentement, mon autorité se détériora, et c'était par miracle que je parvenais encore à empêcher ces fanatiques conservateurs d'expédier une centaine de bombes sur le domaine Tsubasa pour « éradiquer le problème brun ».
Mon pouvoir continua de décliner, privé de l'appui de Shiro et pas encore majeur, je dû bientôt me plier aux décisions de Samaël Iryan, le patriarche. Tentant tant bien que mal de prendre le bon côté de la situation, je profitais de mon rôle de pantin pour disparaître trois mois en compagnie de Lionis, sur la piste complètement folle d'un certain éclat de cristal...
Je suis revenu avec ce que je voulais, avec ma majorité aussi. Mais certainement pas guéris et pas prêt de l'être aux vues de ma situation actuelle : elle est encore pire qu'avant mon départ.
_________________
~ Le temps est venu de débarasser la terre des Tsubasa ! ~

« Mais ça va ! C'est qu'une balle dans l'pied ! »

Vaëm, à Lio, le même soir de grande fatigue.
Revenir en haut Aller en bas
Vaem Harön [Administrateur] [Histoire encore en cours]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Diamond quest :: Personnages :: Arashi-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet