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Tanil Ordan Guérisseur ( Tsubasa )


Age : 19 Inscrit le : 16 Juin 2006 Messages : 876 Localisation : Perdu en pleine nature !
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Mar 20 Juin - 22:54 | |
| La jeune fille se dressa brusquement et quitta l'endroit à pas vif, ignorant cmplètement Tanil. Celui-ci apperçut le sourire narquois de son frère et s'en sentit encore plus blessé. Il écouta vaguement son frère débiter son petit discours. Il savait que celui-ci ne lui adresserait que peu d'attention et il se contenta de rester, debout, l'air légèrement stupide ... Néanmoins, il lui répondit d'un air poli : "Je vais bien ... Je ne vais pas tarder à commencer à travailler sérieusement et cela me réjouit !"
Tan avait dit ça juste pour occuper le silence. Il savait très bien que son frère se fichait éperdument de sa vie et qu'il méprisait son travail de guérisseur. Il l'aurait voulu Prêtre, comme lui. Tanil aurait pu le devenir : il était doué. Mais il n'en voulait pas assez aux Arashi et il ne voyait pas le religion de la même façon, au grand dam de son frère.
Puis Annël se retourna vers l'autre jeune Tsubasa et commença à l'attirer dans ses filets. Celui-ci paraissait plutôt timide, il avait à peine répondu à son salut, et appeuré, il se cachait derrière son poulain. Tanil était écoeuré par la façon d'agir de son frère. Il commença à partir mais eut une pensée pour le pauvre garçon et décida de l'aider à fuire ce prêtre de malheur qui lui servait de frère !
Il laissa donc le jeune défendre âprement la jeune femme qui s'était condutie de manière si impolie avant de lui proposer : "Kalën ... Tu as fait une mauvaise chute et ton poulain a dû prendre peur ... Cela te dirait que nous retournions ensemble au village pour que je vous examine ?!"
Il savait qu'il allait s'attirer les foudres de son frère mais qu'importe !
[Vers les bâtiments *-*] _________________
Les larmes du vent sont des cristaux de guérison |
|  | | Annël Ordan Membre des Tsubasa


Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 155
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Mer 21 Juin - 14:46 | |
| Annël fut soudainement partagé par deux sentiments : le premier le poussait à rire devant la tentative désespérée de son frère afin d’empêcher que le petit dresseur de cheveux ne lui serve de compagnon pour la nuit, le second lui donnait envie de le rattraper et de l’assommer avec son livre. Néanmoins, il ne fit ni l’un ni l’autre, se contenant de rester tranquillement assit sur le banc à offrir son visage à la bise : il se trouverait bien quelqu’un d’autre… et puis, de toute manière, il savait à présent à quelles offices se présentait le petit timide au cas ou !
** Tu ne changeras décidément jamais…**
Tanil, défenseur de la veuve et de l’orphelin ! Il n’avait jamais réussi à supporter ce petit côté de sa personnalité… comme tant d’autres en fait ! Il était plus exact de dire qu’il ne supportait qu’un infime fragment de son être… l’imbécile ! Annël pencha la tête en arrière, tout en souriant en coin : ils n’arriveraient jamais à se comprendre, quoi qu’ils fassent… de toute manière, il n’avait pas envie de faire des efforts de ce côté là, ça ne le dérangeait donc pas outre mesure ! La seule chose qui le froissait réellement, c’était de savoir que celui qu’il considérait comme une des plus belles « tares » du clan Tsubasa avait dans ses veines le même sang que le sien… et hélas, ça ne se voyait que trop bien ! Excepté 11cm de plus, des cheveux un rien plus clair et des yeux verts, son cadet lui ressemblait de manière quasi parfaite…triste sort !
** Hum… je vais encore attendre un peu ici, on ne sait jamais…**
Il ouvrit sa bible à la page sur laquelle il s’était arrêté puis reprit consciencieusement sa lecture… |
|  | | Len Alka Invité
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Jeu 22 Juin - 15:44 | |
| Elle s'était perdue de nombreuses fois avant d'arriver ici...De toute façon len n'avait jamais eu le sens de l'orientation. Elle essayait toujours de se repérer à la place des arbres dans les forêts ou aux bêtises dans ce genre pour trouver son chemin. Mais elle n'était jamais arrivé à trouver son chemin toute seule. Et puis c'était étrange pour une Tsubasa de parcourir ces terres à la recherche des Arashi ou d'un camp leur appartenant. Elle haissait vraiment ses personnes et savoir que du sang d'Arashi coulait dans ses veines la faisait frissonner de dégoût...Peut-être ne devrait-elle pas trop faire par de ce secret par ici. Elle marchait sans trop savoir où dans ce domaine des Tsubasa. Elle avait pensé à aller faire un tour dans la maison commune mais rester enfermée par un temps comme ça la déprimait littéralement. Elle arriva donc près de l'étang, sur le bord un jeune semblait lire un livre. Elle le regarda à peine et alla se poser sur devant l'étang au bord de l'eau, laissant ses pied tremper dans l'eau froide.
*Mmmh...Je sens que si je reste là encore trente secondes mes pieds vont se congeler...*
Elle lança un regard autour d'elle et tout lui sembla fade. C'était un belle endroit ici, certes mais elle ne pensait pas s'y plaire. De toute façon elle doutait d'y rester longtemps. Dans quelques temps elle serait déjà repartie à la recherche de celui qui prétendait avoir était son père et qui lui avait fait la honte de lui léguer des chromosomes Arashi... Elle le haissait. Le vent se levait un peu, jouant dans ses longs cheveux noirs. Sa longue robe elle aussi volait sous le vent, elle essayait même pas de la tenir, elle s'en fichait pas mal d'ailleurs. Elle jeta un autre regarda vers le jeune à une bonne distance d'elle et détourna aussitôt le regard vers l'étang. Il n'avait pas l'air d'avoir beaucoup d'intérêt.
*Finalement se ne sont pas mes pieds qui sont congelés mais mon coeur entier.* |
|  | | Annël Ordan Membre des Tsubasa


Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 155
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Jeu 22 Juin - 16:17 | |
| ( Pas beaucoup d’intérêt ? T^T personne il m’aimmmeeuhhhhhh * ira se pendre après ce message XD * )
Il était arrivé à la fin du verset qu’il étudiait avec attention depuis 10 minutes quand un léger bruit de pas lui fit relever la tête : une superbe jeune fille, typée Tsubasa comme il aimait, venait de s’asseoir au bord de l’étang à peut-être 100 mètres de lui. Le vent soulevait délicatement sa robe, lui laissant tout le loisir de contempler ses mollets – splendides par ailleurs- et ce sans qu’il ait à faire ne serait ce que le moindre effort ! Finalement, il allait devoir remercier son frère au lieu de lui taper dessus, car sans son petit coup en traître il aurait raté ce si beau spectacle…
* Elle semble bien triste…*
… Voilà qui était une bien bonne nouvelle ! Les demoiselles à consoler, c’était son créneau ! Enfin, comme d’habitude il allait devoir y aller trèèèèèès doucement – bref jouer au gentil prêtre aimable et désireux d’aider son prochain- avant de mettre réellement ses plans en route. Moui, c’était jouable… de toute manière, il ne pouvait laisser passer une telle occasion ! Annël se releva et réajusta sa cape avant de se diriger d’un pas lent vers la Tsubasa en adoptant une expression préoccupée : il s’accroupit à sa hauteur, essayant d'entrevoir son visage dissimulé par sa longue chevelure comme s’il cherchait des traces de larmes, puis interpella Len d’une voix douce :
- Excusez ma curiosité ma Fille… mais vous semblez bien triste… et la tristesse est la plus laide des parures…
Il avait accentué volontairement le « ma Fille » pour se donner un air plus paternel, et également indiquer sa profession : il avait depuis longtemps remarqué que les gens se confiaient plus facilement à vous quand ils savaient que vous étiez prêtre – ce qui était normal dans un sens- aussi, il ne s’adressait à ses compagnons que par des « ma fille » ou « mon fils »… En plus, allez savoir pourquoi, ça donnait parfois un air plus sympathique.
- Ma modeste personne peut-elle vous aider en quoique ce soit ? Il est mauvais de se replier sur soi-même dans ces moments là…
Humpf ! Et c’est lui qui disait ça ? S’il en avait eu le loisir, il aurait sans doute éclaté de rire… mais là, il se gardait bien de se laisser aller et continuait à adopter une expression douce et sérieuse… |
|  | | Len Alka Invité
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Jeu 22 Juin - 18:36 | |
| [ Naaaan te pends pas j't'en prie !!!! J't'aime bien tu sais XD ]
Len s'musait depuis un moment à faire barboter ses pieds dans l'eau et à jouer avc les quelques brins d'herbe qui poussaient autour de l'étang. Elle rêvait, s'imaginait en train d'enfoncer la tête de son père dans cette eau verdâtre pour ne plus avoir à subir les souvenirs de ce sourire satisfait qui la hantait encore aujourd'hui. Elle ramassa un caillou et le lança nonchalamment dans l'eau. Le "plouf" du caillou attira le regard de Len vers l'autre extrémitié de l'étang où elle vit le jeune homme de tout à l'heure se lever. Elle se surprit alors à prier intérieurement qu'il ne viendrait pas lui parler. Elle n'avait pas que ça à faire pour l'instant. Elle replia doucement ses jambes contre sa potrine et posa sa tête sur ses bras. Moins de cinq minutes plus tard elle entendit une voix derrière.
*Ma fille ??*
Il n'y avait que les prêtes pour appeler les autres ainsi. Alors certes Len était particulièrement froide et désagréable avec les gens qui osaient l'approcher mais l'éducation de sa mère n'aura pas été vaine, car la jeune fille gardait en elle un certain respect pour les prêtes ou autres personnes haut placé ou respectables. Elle tourna alors lentement la tête vers lui, ramenant ses cheveux derrière son oreilles.
"Moi j'ai entendu dire que parfois la tristesse pouvait être la plus belle des parures. Et sans vouloir vous offenser je préfère mon interprétation à la votre car je n'ai jamais connu autre sentiment que celui-ci depuis des années."
Mais après tout était-elle vraiment triste ? Ou alors peut-être était-ce un de ces sentiments innomables se rapprochant un peu trop de la tristesse ? Len n'avait pas spécialement envie de parler d'elle, ni laisser une quelconque ambiguité sur son passé ou sa famille mais elle avait toujours adoré enbrouillé l'esprit des gens pour qu'elle ne soit plus que brouillard dans leur tête en les quittant. Elle avait ce don parfois...De disparaitre de la mémoire des gens pour toujours et en était plutôt fière. Le jeune homme qui avait tout l'air d'un prête finaement avec sa bible sous le bras lui proposa alors son aide. Elle se retint de laisser échapper un rire ironique, sans la moindre once de joie et finalement elle le regarda dans les yeux - chose qu'elle faisait toujours - en levant un sourcil.
"Je ne crois pas non. Car parfois il est mauvais de s'ouvrir aux autres dans ces moments là."
Instinctivement elle avait repris les paroles du prête, pas pour se moquer mais pour lui montrer que finalement sa vision des choses était bien différente de la sienne? |
|  | | Annël Ordan Membre des Tsubasa


Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 155
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Jeu 22 Juin - 19:05 | |
| ( Ah bon ? *___* sninf je suis némue ! Okay j’attends encore un peu alors ! *content* )
Annël sourit devant des réponses aussi tranchées et s’assit dans l’herbe, en prenant bien garde de ne pas laisser sa cape traîner dans l’eau : il aimait beaucoup les proies insolentes, qui se défendaient du mieux qu’elles pouvaient… mais qui gardaient cependant un minimum de politesse ! Car tout le jeu était là : frapper petit à petit, de manière insignifiante et quasi-indétectable… jusqu’à ce que le mur s’écroule entièrement. Rien n’aurait de saveur s’il était aisé de parvenir à ses fins !
"Moi j'ai entendu dire que parfois la tristesse pouvait être la plus belle des parures. Et sans vouloir vous offenser je préfère mon interprétation à la votre car je n'ai jamais connu autre sentiment que celui-ci depuis des années."
- Pourtant un sourire sied nettement mieux à une demoiselle que des larmes… ( il tapote le cuir de son livre ). Votre vision des choses ne m’offense pas le moins du monde mais disons que je préfère garder une vision plus positive de la chose… que serait-le monde si nous nous bornions à le percevoir en gris et noir ? ^^
Il s’étonnait lui-même sur ce coup là : le lyrisme n’avait pourtant jamais été son fort. Mais bon, il fallait au moins ça pour continuer à avoir un semblant de conversation. De plus, la petite commençait à l’intriguer : il était rare de rencontrer des gens si mélancoliques… pour ne pas dire exceptionnel. Certes, il lui était déjà arrivé de confesser des individus assez semblables mais tout de même … Elle reprit alors, d’un ton égal :
"Je ne crois pas non. Car parfois il est mauvais de s'ouvrir aux autres dans ces moments là."
- Pas plus que de se recasser sans cesse ce qui peut bien nous préoccuper… le Seigneur Rivag ne nous aurait pas donné la parole si elle ne devait servir à nous aider les uns les autres…
Annël tapota une seconde fois sa bible, comme si ce simple geste pouvait servir à appuyer ses dires : Len était bien difficile à cerner… sans doute s’était-elle fait trahir de bien belle façon pour réagir de manière si coupante. Oui… le défi était vraiment à sa hauteur ! Il s’amusait follement !
- Enfin… je suis désolé, j’en reviens toujours à notre Livre saint ! Mauvaise habitude due au métier ( il rit ). Néanmoins je suis certain qu’on ne peut traîner un fardeau seul… c’est parfois douloureux de parler de ce qu’on peut ressentir, mais ce n’est jamais chose perdue. Votre regard est aussi voilé que vos paroles sont obscures… votre cœur semble bien meurtri, et il ne s’en remettra pas tout seul… |
|  | | Len Alka Invité
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Jeu 22 Juin - 20:56 | |
| Décidemment ce jeune prête avait réponse à tout. Mais Len avait pas mal de répliques plus ou moins cinglantes au chaud qu'elle pouvait sortir n'importe quand. Son regard noir planté dans celui de son interlocuteur semblait lancer des éclairs. C'était rare qu'elle se mette dans un tel état, d'ordinaire, ses yeux étaient plutôt terriblement froids ou tristement vides. Il était aussi rare que Len s'énerve et là elle sentait que ça venait petit à petit. Elle voulait se retrouver seule et voilà qu'un petit prête venait lui faire la morale. Elle sera alors les poings pour ne pas avoir à les balancer à la figure du jeune homme.
"Ni nous ne percevions le monde qu'en gris et noir nous le verrions tel qu'il est vraimant. Je trouve ça ridicule d'essayer de s'embellir la vie avec des illusions éphémères pour mieux s'écraser quand elles se brisent."
Len avait toujours était de nature pessismiste, depuis son isolement quand elle était gamine. Elle avait bien essayé de changer mais en vain. Maintenant elle ne tentait même plus de retrouver un semblant de sourire ou même de gentillesse. Mais elle devait tout de même avouer que cet homme était assez intriguant. D'habitude Len trouvait que les gens trop optimistes étaient plutôt pitoyables mais celui-là dégageait quelque de différent et de spécial. Elle sonda alors le regard du prête comme si elle allait trouver ce quelque chose à l'intérieur. Mais finalement le regard du prêtre était vide lui aussi. Len reporta alors son regard sur l'eau et esquissa un petit sourire à la remarque du jeune homme.
"Si nous sommes dotés de la parole c'est uniquement pour ne pas être réduit à l'état d'animal et je suppose que le Seigneur Rivag ne vous aurez surement pas donné la parole si il avait su que vous l'utiliseriez pour harceler les jeunes femmes."
C'était de la méchanceté gratuite, Len en était consciente mais elle n'arrivait pas à se tenir et ressentait comme le besoin de lancer des piques, comme si ça la ressourcait. Mais le prête dépassa les bornes quand lui parla de son coeur meutri et du fardeau qu'elle semblait porter. Il venait de toucher un point sensible : son passé. Len avait horreur d'en parler et même d'y penser. Elle se tourna vivement vers lui, assez énervée.
"Ecoutez...euh..."
A cet instant même Len se rendit compte qu'elle ne connaissait pas le prénom de son interlocuteur ce qui la mit un peu mal à l'aise.
"Ecoutez monsieur, je pense être capable de porter ce fardeau seule, sinon je ne serais pas en train de vous parler à cet instant même. Et puis l'état de mon coeur ne vous regarde nullement, il ne s'en remettra pas tout seul je le sais très bien, mais sachez qu'il ne s'en remettra pas tout court." |
|  | | Annël Ordan Membre des Tsubasa


Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 155
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Jeu 22 Juin - 21:17 | |
| - Et je trouve tout aussi ridicule de s’apitoyer sur ses malheurs alors qu’il y a toujours pire que soit jeune fille. Il n’est pas bien intelligent de ranger le monde dans la catégorie « malheur » ou « bonheur », il faut juste apprendre à nuancer…ce que vous ne faites pas.
La réponse d’Annël avait été bien plus sèche que les précédentes, montrant par ailleurs que le jeune homme avait horreur de cette manie qu’avaient certains de s’enterrer eux-même, préférant ne plus « sentir » le monde de peur de le subir… mais que croyaient-ils ? Chaque Tsubasa avait sa pierre dans son jardin, sa propre expérience traumatisante … mais certains se relevaient la tête haute, d’autres se laissaient pitoyablement engloutir par la tristesse. Des mauvais croyants, c’était évident… et des faibles. Annël savait pertinemment qu’il se serait laissé mourir sans l’aide du Seigneur Rivag… mais cette aide, indirectement, c’était lui qui était allé la chercher… ce n’était pas Dieu qui lui avait donné. Cependant il se retint de faire des commentaires plus cassants, car non seulement cela irait à l’encontre de ses intérêts mais en plus, ça ne serait pas vraiment digne de l’attitude d’un prêtre…
"Si nous sommes dotés de la parole c'est uniquement pour ne pas être réduit à l'état d'animal et je suppose que le Seigneur Rivag ne vous aurez sûrement pas donné la parole si il avait su que vous l'utiliseriez pour harceler les jeunes femmes."
Il la regarda avec des yeux ronds quelques instants avant d’éclater de rire : quel culot ! La mauvaise humeur de la jeune fille ne l’empêchait pas d’avoir une répartie mordante à toute épreuve ! D’un coup, il la trouvait nettement plus sympathique… et attirante. Vraiment, quelle « proie » de premier choix !
- Le Seigneur Rivag m’a donné la parole afin que je répande la sienne, tout simplement. Mais je suis heureux de vous déranger, car c’est là la preuve que vous n’êtes pas tranquille et que mes dires touchent une corde sensible…
Il eut beaucoup de mal à calmer son rire, mais l’air passablement énervé de la jeune fille l’obligea vite à retrouver son sérieux : il en oubliait presque son objectif initial ! Si ça continuait, il allait finir le reste de la journée tout seul, et ça il n’en était pas question ! La solitude le rendait malade, au sens propre du terme : combien de malaises avait-il déjà fait parce qu’il était seul dans une pièce ? Il ne les comptait plus… plus qu’un désir, c’était un élément indispensable !
"Ecoutez monsieur, je pense être capable de porter ce fardeau seule, sinon je ne serais pas en train de vous parler à cet instant même. Et puis l'état de mon cœur ne vous regarde nullement, il ne s'en remettra pas tout seul je le sais très bien, mais sachez qu'il ne s'en remettra pas tout court."
- Ah, si vous le prenez comme ça forcément, il ne s’en remettra pas. ^^ L’être humain est fait de manière à ce qu’il puisse se remettre d’absolument tout… et ne me sortez pas « vous ne faites que déblatérer une rhétorique sans savoir ce qu’il s’est passé » car je sais très bien tout ça… mais à force de confesser des orphelins, des parents ayant vu leurs enfants mourir et ayant moi-même vécu ce genre de bêtises comme chaque Tsubasa je suis assez « blasé »… je ne cherche pas à vous dire que ce que vous vivez n’est pas grave, juste que vous vivez la chose de manière assez… mal tournée. Je ne sais m’expliquer clairement…
Comment vouliez vous cependant expliquer ce genre de choses… ? |
|  | | Len Alka Invité
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Jeu 22 Juin - 21:38 | |
| "Je sais pertinemment qu'il y a bien pire que moi qu'est-ce que vous croyez ? Et je ne range le monde dans aucune catégorie. Mais vous vous devriez apprendre que les hommes ne deviennent pas tous aussi fort et que certains vivent mieux leurs malheurs. Je ne trouve pas votre attitude digne d'une prêtre."
Len savait très bien qu'elle s'enfoncait de plus en plus dans son maheur, elle savait que si elle pouvait elle pourrait en sortir, elle savait que d'autres riaaient en ce moment même alors qu'ils avaient vécu bien pire. Mais qu'est-ce qu'elle y pouvait si elle était plus faible ? Elle n'attendait pas que quelqu'un vienne l'aider, ça non...Mais elle ne voulait pas non plus de quelqu'un qui l'enfonce. D'un coup elle n'eut plus envie de parler au jeune homme, même pas pour lui dire les pires vacheries. Son visage se ferma et elle le planta sur ses pieds.
- Le Seigneur Rivag m’a donné la parole afin que je répande la sienne, tout simplement. Mais je suis heureux de vous déranger, car c’est là la preuve que vous n’êtes pas tranquille et que mes dires touchent une corde sensible…
Et en plus il en rajoutait une couche. Oui il avait touché un point sensible, si il en était fier ce n'était pas à son honneur du tout. L0 encore en temps normal elle se serait amusé à le ridiculisait. Mais cette envie venait de la quitter. Elle préféra l'ignorance et lui jeta juste un regard qui disaitt "Oui vous avez touché une corde sensible ? Vous en êtes contents ? " Et en plus il rigolait, Len ne savait pas si elle devait partir tout de suite, l'égorger vif, le torurer lentement ou le noyer au fond du lac. Finalement elle préféra rester pour voir comment allait évoluer la situation. Après tout ce prêtre était intéressant et c'était la première vraie conversation que Len avait depuis un bout de temps. Il lui fit ensuite toute une tirade quelque peu confuse sur la nature du coeur des hommes. Len se décida enfin à tourner entièrement le visage vers lui pour le regarder.
"Peut-être que c'est parce que je n'ai pas envie de m'en remettre...Tant que je serais comme ça je continuerais de nourrir un sentiment de haine en moi qui s'évanouira quand j'irais mieux. Et je ne veux pas le perdre jusqu'à ce que je retrouve quelqu'un. Ensuite tout ira mieux."
Len aurait bien aimé connaitre le prénom de ce jeune homme mais si elle le lui demandait elle devait se présentait avant mais ça, sa fierté l'en empêchait. |
|  | | Annël Ordan Membre des Tsubasa


Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 155
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Jeu 22 Juin - 21:55 | |
| - Humm…mon attitude n’est peut-être en effet pas celle que l’on attend des hommes de foi, mais je ne crois pas que vous réciter un passage de notre livre saint vous ferait réellement réagir ( il hausse les épaules ).
"Peut-être que c'est parce que je n'ai pas envie de m'en remettre...Tant que je serais comme ça je continuerais de nourrir un sentiment de haine en moi qui s'évanouira quand j'irais mieux. Et je ne veux pas le perdre jusqu'à ce que je retrouve quelqu'un. Ensuite tout ira mieux."
A voir, il avait fini par véxer la jeune dame ! Ou, du moins, à l’énerver de manière suffisante pour qu’elle ait envie de le faire passer de vie à trépas comme pouvait lui indiquer son regard assassin. Il se rassit plus confortablement – autrement dit en s’adossant à un arbre- et fit craquer les os de ses poignets en les tournant tout en réfléchissant à ce qu’il allait pouvoir lui répondre : car elle n’avait pas tord dans un sens… un sentiment de haine tel aidait grandement, d’ailleurs ce genre de chose, il n’aurait pu accéder à son actuel statut. Mais encore une fois il fallait de la nuance… beaucoup de nuance. Peut-être même trop pour garder un discours un tant soit peu logique…
- Je ne sais trop quoi répondre pour être franc… car il serait culotté de vous dire que garder cette haine en soi est stupide, puisque c’est exactement grâce à cela que j’ai pu évoluer ! Cependant, si puis-je me permettre, je crois que ce n’est pas un chemin à suivre pour toute chose… si cette haine aidera la communauté, alors gardez la… mieux, faites la croître. Par contre, si elle n’est là que pour servir vos intérêts, alors cessez… car se sera au détriment de nos frères. ( il sourit ). Ca, c’est de l’ordre d’un prêtre non ? ( il murmure ) Mais l’humain que je suis vous dirait qu’il ne s’agit que de vastes fumisteries si ce n'était à l'homme d'Eglise de parler en premier ^^
Il se gratta l’arrière de la tête d’un air faussement gêné, se donnant ainsi un air légèrement plus sympathique : qu’est ce qu’il ne fallait pas faire pour « plaire » décidément ! Par contre, il se demandait bien quel nom pouvait avoir la jeune fille… Bon. Il allait devoir être galant et donc s’annoncer en premier lieu, même si ça ne lui faisait pas plaisir !
- Oh ! Je viens de remarquer que j’ai dérogé à mon devoir ! Permettez-moi de me présenter, mon nom est Annël Ordan, petit prêtre sans grandes ambitions. Et vous ma fille ? |
|  | | Len Alka Invité
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Ven 23 Juin - 23:24 | |
| « Vous avez raison. Epargnez moi la lecture de ce livre je vous en prie, beaucoup ont déjà essayé avec ça et ça n’a pas marché. Je ne vois vraiment pas comment vous vous pourriez changer les choses. »
Len passait peut-être pour une pessimiste un peu trop obstinée, ce qui pouvait pousser au ridicule parfois, mais elle n’y était pour rien. Elle n’avait pas toujours été comme ça et peu de monde savait qu’elle aurait bien aimé retrouver cette partie d’elle qui arrivait encore à sourire sincèrement, ou du moins d’un sourire qui ne soit pas moqueur ou désagréable. D’ailleurs personne ne devait être au courant et ce n’est pas à ce prêtre qu’elle allait le dire. Elle avait quand même quelques grammes de fierté en elle…Si ce n’est plusieurs kilos. Puis au discours du prête Len commença sérieusement à se demander si le sentiment de vengeance qu’elle avait en elle depuis cinq ans n’était pas devenu absurde avec le temps. Peut-être s’était-elle persuadée elle-même que cette haine était encore présente alors qu’elle avait quitté son esprit depuis quelques temps. Elle regarda le jeune homme alors dans les yeux, comme si elle réfléchissait puis secoua légèrement la tête de droite à gauche pour se convaincre elle-même ou comme pour chasser cette pensée un peu trop floue. Non, sa haine était bel et bien présente.
*Il m’énerve lui…Il arrive à m’embrouiller alors que d’habitude les paroles des autres ne me touchent jamais…Drôle de prêtre…*
Finalement elle décida de lui répondre le plus sincèrement du monde, de toute façon elle n’avait rien à perdre, rien à gagner non plus. Ce qui la gênait le plus c’était d’ignorer si le prêtre la jugerait ou non. Elle avait toujours eu horreur de ce genre d’attitude, classer les gens dans certaines catégories sans les connaître.
« Je ne pense pas que ma haine aidera la communauté, ou bien uniquement un fragment. Et même si elle ne sert que mes intérêts je ne pense pas non plus qu’elle engendrera quelque chose de néfaste sur le clan. Vous savez c’est juste une haine qu’une petite fille garde depuis des années. Et comme la petite fille est têtue, il vous sera difficile de lui sortir cela de la tête. »
Et puis, Len en avait assez d’écouter ce prête lui faire des sermons, de lui faire la morale ou tenter indirectement de la comprendre. Elle n’avait jamais aimé les fouineurs, en particulier ceux qui venaient fouiner dans sa vie, dans son passé ou même dans ses sentiments. Elle aurait voulu parler au Tsubasa qui se cachait derrière cette cape, sans son livre à la main, mais comment le lui faire comprendre ? Maudite fierté…Elle ne s’en sortirait donc jamais ?
« Et si vous oubliez l’homme de foi quelques instants. Je suis curieuse de voir à quoi ressemble l’humain caché sous toutes ces belles paroles. »
Puis il se présenta. Ceci était encore parfait pour Len qui eut le bonheur d’éviter de se présenter la première, ce qu’elle détestait par-dessus tout. A croire que ce jeune homme lisait dans ses pensées.
« Et moi je m’appelle Len Alkazah. Enchantée Monsieur Ordan. » |
|  | | Annël Ordan Membre des Tsubasa


Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 155
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Sam 24 Juin - 11:59 | |
| - ( Rire ) Qui ne tente rien n’a rien après tout, demoiselle… mais je ne pense effectivement pas que je pourrai faire quelque chose, je tente juste d’exposer un point de vue « objectif »… après, à chacun son mode de conduite et de pensée, le chemin idéal n’a été suivi que par un être pour le moment…du moins, c’est ce qu’on dit.
Il leva les yeux au ciel, comme pour indiquer de quel être il pouvait bien s’agir : cependant, Annël en son fort intérieur était persuadé que même son Dieu avait fait bien des erreurs… la plus belle n’était-elle pas la création des Arashi ? Puis la donation du Cristal aux hommes qui fut le déclencheur de la crise ? Même Igual Rivag n’était pas infaillible, malgré tout ce dernier avait le pouvoir d’agir sur toute chose, contrairement aux faibles mortels dont il faisait parti… si les problèmes ne s’arrangeaient pas, c’était tout simplement parce que Dieu ne le désirait pas. La souffrance était la liberté la plus grande que pouvait avoir l’homme… une liberté dont il se serait bien passé cependant par certains moments.
« Je ne pense pas que ma haine aidera la communauté, ou bien uniquement un fragment. Et même si elle ne sert que mes intérêts je ne pense pas non plus qu’elle engendrera quelque chose de néfaste sur le clan. Vous savez c’est juste une haine qu’une petite fille garde depuis des années. Et comme la petite fille est têtue, il vous sera difficile de lui sortir cela de la tête. Et si vous oubliez l’homme de foi quelques instants. Je suis curieuse de voir à quoi ressemble l’humain caché sous toutes ces belles paroles. »
- Je comprends…
Drôle de fille décidément… à la fois si logique mais difficile à cerner. Jeu diablement intéressant que celui à lequel il se livrait depuis déjà une bonne dizaine de minutes… il se demandait réellement comment tout cela allait finir. D’ordinaire, il savait pratiquement à l’avance qu’elles seraient ses chances de « réussite » et son pourcentage possible d’échec… mais là, rien ! L’acrobate travaillait sans filet… c’était ce risque qui donnait d’ailleurs au tout ce goût si particulier ! Ah, quel trophée se serait s’il arrivait au bout de son idée !
- Hé bien, si je laisse Annël parler et non le Père Ordan, je vous dirai de garder cette haine en vous quoiqu’il arrive. Même si ce n’est pas la meilleure des méthodes, et qu’elle est porteuse de choses terribles la plupart du temps, c’est le meilleur moyen pour vous garder en vie le plus longtemps possible… ( son regard se durcit un rien ). C’est ce sentiment qui nous pousse à continuer d’avancer, afin de faire payer tout ce qu’on a pu vivre à un moment ou un autre au responsable… une justice très très rudimentaire, mais une justice malgré tout. De toute manière, tout le monde dans le clan ou presque se comporte ainsi… si on voit l’intérêt du clan en premier – le regard de prêtre – c’est d’une affligeante stupidité que de faire bande à part pour trucider le premier Arashi venu pour se venger de quoique ce soit. Si on regarde l’intérêt de chacun en premier – le regard d’humain- il FAUT absolument faire payer à nos ennemis toutes les horreurs qu’ils ont pu commettre… de toute manière, c’est bien simple : Dans le premier cas, le clan risque de mourir du fait d’un manque d’uniformisation des forces. Dans le second cas, il risque de mourir à cause du manque de motivation et d’envie de vivre de chaque individu ! Si on réfléchit là dessus, vu que les risques sont strictement les mêmes, alors mieux vaut déverser sa haine sur les Arashi que de tenter d’en faire abstraction…. Au moins, ça permet de vivre d’une certaine manière. ( Il se gratte l’arrière de la tête ). Mais mes paroles sont sans doute confuses, j’ai un peu de mal à m’expliquer quand je sors de la vision que je me devrais d’avoir en permanence…
Il tapota sa Bible d’un air anxieux, se demandant si cette longue tirade aurait un effet quelconque sur la façon de penser de la jeune fille… il ne se faisait pas trop d’illusion, mais s’il était parvenu à la mettre ne serait-ce qu’un rien en confiance, un grand pas aurait déjà été fait…
* Un petit animal qu’il faut dompter tant bien que mal…* |
|  | | Len Alka Invité
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Sam 24 Juin - 23:15 | |
| Len remarqua le regard d’Annël en direction du ciel, comme si il voulait dire que Dieu était un être pur ne faisant jamais de fautes. Elle lui fit un petit sourire ironique en soupirant et en secouant la tête de droite à gauche pour lui montrer qu’elle n’y croyait pas. Si vraiment Dieu avait fait un parcours parfait, les hommes, ici, sur terre le sauraient et ne seraient pas en train trimer pour trouver ne serait-ce qu’un gramme de bonheur quelque part ou encore ce fameux cristal. Dieu avait tout fait de travers. Mais ça avait-elle le droit de le dire au prête ? Non, elle avait quand même un peu de respect pour lui et se dit que ça serait déplacé de lui dire de telles choses. Elle préféra alors se taire et regarder ailleurs, surtout pour ne pas croiser le regard d’Annël.
« Non…Je ne pense pas que vous compreniez… »
Len soupira et se referma un peu sur elle. Elle en avait assez de parler de tout ça. Elle qui d’habitude disais à peine deux mots sur son passé voilà qu’elle était en train de tout déblatérer devant ce prête qu’elle connaissait à peine et qui était en train de prendre le contrôle de la conversation. Et ça elle n’aimait pas. Pas du tout. Elle ne comprenait pas non plus les intentions du jeune homme. Pourquoi venait-il lui parler tout à coup ? Et pourquoi il lui faisait éclater toutes ses faiblesses aux yeux ? Bon d’accord elle voulait bien croire qu’étant prête il ressentait le besoin d’aider son prochain, mais il y avait quelque chose d’autres en ce prête. Mais Len n’arrivait pas à deviner quoi.
- Si on voit l’intérêt du clan en premier – le regard de prêtre – c’est d’une affligeante stupidité que de faire bande à part pour trucider le premier Arashi venu pour se venger de quoique ce soit. Si on regarde l’intérêt de chacun en premier – le regard d’humain- il FAUT absolument faire payer à nos ennemis toutes les horreurs qu’ils ont pu commettre…
« C’est là que vous faites erreur monsieur. Je ne cherche pas à tuer le premier Arashi venu,, au contraire j’attends patiemment qu’ils meurent tous dans leur coin. Moi j’en ai après un Arashi en particulier. Je ne pense pas que je pourrai vivre vraiment tant qu’il ne sera pas mort. Mais il y a une chose qui me retient. Peut on tuer des membres de sa famille ? »
A ces mots Len posa son regard dans celui d’Annël, comme si elle allait y trouver sa réponse, mais son regard était…bleu. C’est tout, il n’y avait rien d’autre. Autant regarder le bleu du ciel. Elle ramena ses jambes contre la poitrine et soupira.
« Peut-être que ça signifie que ma haine n’est pas encore assez grande…Mais laissez moi vous dire que je vis bien mieux en ignorant les Arashi plutôt qu’en entretenant ce sentiment qui déchire le cœur et qui empêche également de vivre. »
Len avait toujours été comme ça. Supportant mal la trahison de son père elle avait plus axé sa haine sur lui que sur les Arashi en général. On l’avait toujours protégé de ce conflit, lui cachant la vérité, elle n’avait jamais été bien au courant. Quand elle était enfant les autres gamins s’amusaient à tuer de faux Arashi, mais elle, elle restait désespérément coincée chez elle. Alors elle laissait les Arashi dans leur coin mais si l’un d’entre eux avait le malheur de lui manquer de respect elle ne se retenait quand même pas de le corriger sévèrement… |
|  | | Annël Ordan Membre des Tsubasa


Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 155
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Dim 25 Juin - 13:41 | |
| « C’est là que vous faites erreur monsieur. Je ne cherche pas à tuer le premier Arashi venu,, au contraire j’attends patiemment qu’ils meurent tous dans leur coin. Moi j’en ai après un Arashi en particulier. Je ne pense pas que je pourrai vivre vraiment tant qu’il ne sera pas mort. Mais il y a une chose qui me retient. Peut-on tuer des membres de sa famille ? »
- Hum… j’ai simplifié un peu les choses évidemment… donc c’est envers un Arashi bien particulier que se porte cette haine… ainsi qu’envers un membre de votre famille…la même personne ?
Ohoh ! Parfait, il venait d’atteindre son but et savait à présent le « gros » du problème : s’il raisonnait logiquement, la haine si particulière qu’avait Len ne visait qu’un individu… qui semblait être également un membre de sa famille ? Il ne l’aurait pourtant pas deviné à la voir comme ça : cheveux noirs jais, peau dont l’éclat égalait sans peine celui de la lune… une grâce bien particulière que seules les femmes de pur sang Tsubasa possédait…superbe créature oui. Parlait-elle d’un père, d’une mère, d’un frère, d’une sœur… ou encore d’un amant ? Il n’aurait su le dire à ce stade, mais l’avancée était déjà satisfaisante…
- Encore une fois je vais devoir faire une réponse en deux temps. En qualité de prêtre, je puis vous dire que c’est là une chose totalement interdite, qu’on ne peut faire couler son propre sang et ce quelque soit la raison. En qualité de modeste Tsubasa, je dirais que cela dépend du mal que ce membre de votre famille a pu vous faire…un châtiment égal au mal qui a été fait. ( il hausse les épaules ) bien que je ne pense pas que tuer un assassin – si l’Arashi dont vous parlez en est un évidemment- soit un acte digne d’une demoiselle comme vous… il serait dommage de vous rabaisser à un tel rang. Cependant… si vous ne pouvez vivre paisiblement sans cela… à vous de voir.
Il se gratta la joue d’un air gêné, pensant à ce que diraient ses collègues s’ils l’avaient entendu : un prêtre ne devait pas parler de cette façon… du moins, en théorie. Car en pratique, ils encourageaient au maximum les persécutions envers les Arashi récalcitrants ! Lui aussi faisait parti de cette classe là : il voulait que tous se mettent à genoux devant la puissance de son Dieu…mais bien sûr, ce souhait était à nuancer grandement en public. Annël planta son regard bleu dans l’étang, dont le doux clapotis donnait à la scène un cadre enchanteur : bien… comment poursuivre ?! Il était arrivé à un bon point déjà… autant ne pas s’arrêter sur la lancée ! Hum…
« Peut-être que ça signifie que ma haine n’est pas encore assez grande…Mais laissez moi vous dire que je vis bien mieux en ignorant les Arashi plutôt qu’en entretenant ce sentiment qui déchire le cœur et qui empêche également de vivre. »
- Vous savez…je ne crois pas qu’ignorer les Arashi soit aussi la meilleure façon de procéder. Aussi fous et mauvais qu’ils soient, ils restent des égarés qui ne peuvent plus voir ce qui est bon de faire…tout ça à cause de la traîtrise du tout premier chef de leur clan ! Nous nous devons de les aider… de toute manière, la haine que nous avons envers eux n’est rien d’autre qu’un infini amour qui avec le temps s’est glacé… je ne sais m’expliquer. Disons par exemple que…- excusez-moi par avance de prendre mon exemple, je sais que cela n’avance pas à grand chose- pour ma part, je ressens vis à vis d’une personne bien précise de ce clan une admiration sans faille et une haine puissante… les deux ne peuvent se délier. En fait, nous haïssons sans doute les Arashi parce qu’ils nous ressemblent beaucoup…on ne peut ignorer son propre reflet, aussi laid soit-il…
Voilà ! Elle avait parlé un peu d’elle, il avait parlé un rien de lui pour tenter de la mettre en confiance… simple retour des choses. |
|  | | Len Alka Invité
| Sujet: Re: Forêt autour de l'étang. Lun 26 Juin - 21:30 | |
| - Hum… j’ai simplifié un peu les choses évidemment… donc c’est envers un Arashi bien particulier que se porte cette haine… ainsi qu’envers un membre de votre famille…la même personne ?
Len lança à Annël un regard méfiant. Pouvait-elle lui raconter tout ça ? Pouvait-elle lui dire qu’elle était à moitié Arashi et à moitié Tsubasa ? Elle se dit que si elle lui avouait tout il se mettrait tout de suite à la haïr. Enfin un peu plus que maintenant. Seulement comme elle ne connaissait rien de ce jeune homme, ni son histoire, ni son caractère elle était méfiante. Elle n’avait jamais beaucoup accordé sa confiance à quelqu’un et ce n’est pas maintenant qu’elle commencerait. Elle le regarda une nouvelle fois. Après tout il avait l’air plutôt sympathique, autant tout déballer, elle se sentirait mieux après et puis elle verrait bien les conséquences. Peu lui important après tout.
« Oui c’est la même personne. (Se tait pendant un moment) C’est mon père…Eh oui…Je suis à moitié Tsubasa à moitié Arashi… »
Len parlait sur un ton presque ironique et dire ça la faisait sourire. C’était une phrase tellement absurde. Elle ne voulait plus qu’Annël la regarde et elle tourna la tête dans la direction opposée. Elle se sentait tellement ridicule qu’elle n’osait plus le regarder en face. Ha qu’elle détestait ça, parler de sa famille, de son passé. C’était bien la chose qui la rendait le plus vulnérable. Elle qui d’habitude restait au-dessus de tout pour ne pas être touchée, là elle avait l’impression de recevoir une flèche en plein cœur.
« Je sais très bien qu’il ne faut pas faire couler son propre sang, peut-être est-ce pour ça que je bloque. Et on m’a souvent mise en garde du fait de ne pas me rabaisser au niveau de cet assassin. Mais c’est humain non la vengeance ? Il a tué ma mère, mon grand-père…On peut même dire qu’il m’a tué moi. Intérieurement. Alors la seule chose qu’il mérite c’est de mourir à son tour je suppose… »
Len ne regardait pas Annël, au bout d’un moment c’est comme si elle s’était mise à se parler à elle-même, en oubliant la présence du jeune prêtre. Elle se dit qu’il devait la trouver bien pitoyable à ne lamenter comme si elle était la seule à souffrir. Elle se rendit compte alors à quel point elle était égoïste et se sentit encore plus honteuse. Le discours d’Annël sortit Len de ses rêveries. Ce qu’il disait était tout à fait sensé, elle n’avait jamais vu les choses sous cet angle là, mais elle était bien forcée d’avouer qu’il n’avait pas tort. Len se demandait quelle était cette personne pour laquelle Annël portait tant d’admiration. Peut-être était-ce le chef de clan ? Mais il aurait été malpoli de demander. Len était tout de même contente qu’Annël parle un peu de lui. Mais elle se dit qu’il ne l’aurait jamais fait si elle ne lui avait pas dévoilé un secret quelques minutes avant. Ainsi son petit jeu marchait comme ça ? Intéressant à savoir…
« C’est vrai, on ne peut pas ignorer son reflet, mais si il est laid, peut-être est-ce à nous de le rendre plus beau vous ne croyez pas ? Je sais bien que c’est presque un pari impossible à relever en ce qui concerne les Arashi mais si vous arrivez à en admirer quelques uns, peut-être alors arriveriez vous à ignorer ce reflet. Car il est plus rare qu’on accepte un reflet qui soit beau qu’un reflet qui soit laid. »
Len se mit alors à rire doucement. C’était rare que ça lui arrive. Et finalement c’était vrai, le rire lui allait mieux que les larmes.
« Excusez moi, moi non plus je n’arrive pas à m’expliquer… » |
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