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| Le Manoir derrière l'Eglise | |
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Idril Fëfalas Membre des Arashi


Inscrit le : 02 Nov 2005 Messages : 2529 Localisation : Là où personne ne penserait me trouver
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Ven 1 Déc - 23:11 | |
| ==> Arrêt de Bus
Un cheval se fit bientôt entendre au lointain, intriguant quelques curés qui se décidèrent à aller voir qui arrivait ainsi. La surprise fut de taille : il était bien rare que la Fëfalas daigne se déplacer jusqu'à ce lieu qu'elle semblait mépriser au moins autant que les sacrilèges ! Mais ce qui leur coupa réellement le sifflet était la longue chevelure noire qu'elle arborait, avec insolence, en dépit de ses origines bâtardes. La jeune fille s'avança, et demanda à voir son homologue d'un ton sans appel qu'on ne lui connaissait pas... si rude et froid qu'on consentit à accéder à sa demande sans ne serait-ce qu'oser dire que le Père de l'Eglise était actuellement occupé !
- Vous voyez que vous pouvez être coopératifs quand vous voulez !
** Bandes d'assassins putrides, qu'Igual Rivag vous fasse rôtir pendant 10 générations au moins !!! **
Elle ne tarda pas à entrer dans le bureau de cet homme qu'elle détestait tant, pour tomber nez à nez avec Gawaïn et le petit roux qu'elle avait sermonné !!! Idril aurait en temps normal pâlit devant telle surprise, mais son teint était déjà si pâle et maladif suite à ses heures de sommeil perdues à tenter de reloger les victimes du massacre qu'il était impossible d'avoir plus blanc que celà...
- Bien le bonjour "très Saint Père". Et bonjour à vous aussi Gawaïn... j'ai comme l'impression que vous avez des affaires très importantes ?
Ses yeux rouges vinrent se planter dans ceux de Jezabel, avant de glisser sur le pauvre Shinpatchi qui semblait avoir vécu un bien mauvais moment...
-Celà est bien fâcheux, j'ai des choses à vous dire qui ne doivent souffrir d'aucun retard ! Si vous consentiez à vous conduire comme un homme de statut raisonnable, peut-être pourrions nous passer à ces affaires tout de suite en permettant à nos frères Yakusô de partir ?! Ils n'ont rien fait de mal que je sache ? Du moins, je n'ai pas été informé d'éventuelles pertes...
Elle ne connaissait que trop bien les réponses habituelles de son homologue, mais espérait cependant que la curiosité le rendrait d'humeur un brin plus généreuse... _________________
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|  | | Shinpachi Habitant

Inscrit le : 14 Avr 2006 Messages : 35
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Sam 2 Déc - 20:16 | |
| Après que le modeste pizzaiolo ai vecu une serie d'evenement tous plus dingues les uns que les autres, il n'attendait plus que l'arrivée d'un "Rosewell" du haut de soucoupe volante venant delivré le jeune rouquain en kimono vert... La verité n'était pas bien différente puisque ce fut Gawain alias le sale rouquain prétentieux qui était venu le sauver! Mieux encore, d'un claquement de doight l'homme venait de refermer les blessures de Shinpachi!
"Bordel mais comment tu fais ca!!! Ya 5 minutes je saignais comme un cochon eventré!!! Tu me reconnais enfin comme un adversaire de taille! Je savais bien qu'au fond tu étais quelqu'un de bien!"
**C'est bien Shinpachi!!! Passes lui de la pommade et ce soir ta tête sera toujours rattaché au reste!**
Shinpachi s'attarda sur Idril puis prefera eviter son regard...
**C'est pas du bluff tout ça...les arbres qui poussaient de partout et les kameha dans tout les sens...c'était bel et bien lié...**
Il s'adressa enfin au gouroux de la secte des aryens à l'envers...
"Escusez moi mon père? Auriez vous la sainte obligeance de libérer un pauvre livreur de pizza egaré??? Je promet de rester sage toute ma vie et de faire ma prière avant de manger!" |
|  | | Jezabel Eledhwen Grand Prêtre et Chef de Clan


Inscrit le : 09 Oct 2006 Messages : 35
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Dim 3 Déc - 23:27 | |
| Le Grand prêtre ne cessa de rire au fur et à mesure des paroles de Gawaïn : ce petit bonhomme avait décidement beaucoup d'humour... et son discours était tintée d'une arrogance terrible, qui promettait énormement d'erreurs et de sous-estimations de la puissance du clan de sa part... La première concernait déjà ses capacités ainsi que celles de son homologue féminin : même s'il détestait le chef actuel il savait qu'elle était très capable de tenir tête au leader Yakûso, surtout aidée par le pouvoir de la nuit qui agissait... et quant à lui, sa supériorité n'était encore que plus évidente ! Mais cette évidence ne semblait pas toucher la minuscule cervelle de son cher visiteur ! Ou peut-être ne voulait-il tout simplement pas qu'elle vienne lui crier sa faiblesse au visage ! Cette seconde hypothèse était sans doute la plus vraie des deux...
- J'admire votre arrogance jeune homme... elle transformerait le plus grand des génies en le plus piètre des imbéciles. Belle démonstration de stupidité que vous m'offrez là, non ... j'apprécie réellement. Vous me plaisez bien... j'ai toujours aimé les grands imprudents dont l'égo n'a d'égale que leur maladresse ! Et pour me dire que vous ne craignez rien en plein domaine Tsubasa, de nuit, avec autour de vous plusieurs prêtres sur-entraînés et la tête pensante de l'Eglise en personne... je puis affirmer que vous êtes un spécimen de choix...
Un sourire qui en disait long se dessinait sur son pâle visage quand, soudainement, arriva Idril dans le bureau ! Ce fut alors un véritable éclat de rire qui vint animer son visage pendant qu'il terminait, d'un air insolent, sa petite tirade :
- Oh... excusez moi. Je rectifie : plusieurs prêtres sur-entraînés, la tête pensante de l'Eglise en personne ET en bonus notre chef "bien-aîmée" ! Décidement, notre Grand Igual Rivag ne vous a pas à la bonne mon cher...
Il fit disparaître sa lame de vent puis écouta ce que son homologue avait à lui dire : sur le coup, on put lire dans ses yeux une sorte d'agaçement, voire même une sorte de colère... et pourtant, au bout de quelques minutes de réflexion, Jezabel n'offrit en gage de réponse qu'un grand sourire, accompagné d'un geste de main ordonnant... que l'on enlève les liens de Shinpachi... tout simplement ! Shinpachi à qui il adressa la parole après avoir attentivement écouté sa petite tirade...
- Comment pourrais-je rester insensible à une telle demande ? Vous êtes libre à présent, veuillez quitter ce clan en compagnie de notre "héro" du jour, j'ai des choses plus importantes à faire je le crains...
Il s'assit à son bureau après ce revirement pour le moins innatendu, puis ôta ses lunettes avec lesquelles il joua d'un air absent : il finit néanmoins par fixer Gawaïn de ses yeux glaçés, tandis que se déliaient ses lèvres grisâtres...
- Votre vie finalement vaut moins que deux minutes de mon précieux temps... A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Votre arrogance et votre aura d'une faiblesse sans pareille viennent de me confirmer que je n'ai rien à craindre d'un clan aussi pathétique et orgueilleux que celui dont vous avez la tête mon cher Gawaïn... même les Arashi me semblent plus crédibles, c'est vous dire...
Jezabel eut un petit temps de blanc, durant lequel il ne quitta du regard le rouquin. Puis il consentit à répondre, dans un petit rire froid.
- Avant de partir, avez vous quelque chose à ajouter ou le semblant d'intelligence qui vous a permis de prendre la tête du clan vous permet de comprendre que c'est en vous taisant que vous refuserez d'entrer dans mon "jeu" et de confirmer mes précédentes paroles ?!
Le Grand Prêtre se leva, et ouvrit la porte d'un geste large, parodiant presque une révérence, alors que ses assistants se retiraient sur les côtés, étonnés comme ils ne l'avaient probablement jamais été...
- La sortie est droit devant ! Et j'espère qu'on ne vous reverra plus par ici... ( il se tourne vers Idril ) A vous maintenant, dites moi ce que vous avez à m'annonçer, et vite je vous prie ! |
|  | | Yoruneko shio Espion ( Yakûso )


Age : 19 Inscrit le : 09 Juil 2006 Messages : 244 Localisation : Partout ! Et, de ce fait, nulle part...
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Lun 4 Déc - 13:32 | |
| Shio talonnait De peu de choses les cheval que montait Idril, s'aidant de petites pulsion qu'il créait dans le sol pour accélérer encore sa vitesse. Il restait cependant plus lent que la monture de la chef de clan, et préférait zigzager entre les arbres du bas-côté afin de rester à couvert.
Il ne lui fallu guère longtemps pour se retrouver à nouveau devant le manoir dans lequel il avait conclu le pacte qui le liait à Idril, et dont la bague qui en était le symbole ornait son index droit. Idril descendait déjà de cheval au milieu de tout un commando de prêtres visiblement hostiles. Inutile donc de penser à montrer ne serait-ce que le bout du nez...
Pendant qu'Idril criait des ordres aux prêtres en question, Shio, toujours à couvert, en profita pour contourner un peu le bâtiment jusqu'à trouver une corniche à priori plane, sur le toit.
*Parfait...*
Refusant imédiatement d'utiliser son pouvoir, de peur de se faire remarquer par son énergie magique (il se doutait que les prêtres étaient sensibles à ces trucs), il préféra exécuter une série de bond entre le mur et l'arbre le plus proche, se hissant avec l'agilité d'un chat jusqu'au toit, via la corniche.
Retourner au niveau de l'entrée du manoir ne posa alors plus aucune difficulté. Idril s'apprêtait à entrer dans le manoir. Shio eu alors une idée. Une idée douteuse, dont il ignorait si elle marcherait ou non, mais une idée à tenter. D'un bond, il retourna sur le bord du toit et, tendant le bras, arracha à l'arbre le plus proche l'une des ses feuilles.
*Désolé.* Adressa-t-il à l'abre pour excuse.
Au moment où Idril pénétrait dans le manoir, d'une démarche nette et autoritaire, l'espion Yakûso l'aissa tomber la feuille. Elle voltigea un moment, mais atterrit in-extrémis dans l'arrière du col de la Tsubasa qui disparu dans le bâtiment.
-Ouf, murmura Shio. C'était pas loin...
Prenant un peu de recul pour ne pas risquer d'être vu plus longtemps (ce qui avait très peu de chance d'arriver de toutes façons), Shio se concentra pour suivre, au travers des plafonds, la trace de la feuille. Pendant un moment, il douta que son idée ai fonctionnée, mais il parvint finalement à sentir la faible mais présente aura de la feuille. Aura que seul un Yakûso pourrait sentir.
*Vachement pratique, mine de rien. Suffit d'un peu d'imagination...*
Suivant Idril (car c'était elle ^^) au niveau du toit, Shio la sentit finalement s'arrêter à côté d'une autre aura que Shio sentait depuis déjà un moment, et qui ne trompait pas: cela ne pouvait être que Gawaïn.
*Tiens ?*
Shio venait de sentir une autre aura Yakûso. Quasi inexistante, mais seulement "quasi". Il y avait un troisième Yakûso sur le domaine. Aucun mouvement. Donc, la situation stagnait, donc il y avait un gros obstacle, ou alors tout allait pour le mieux. Mais dans la vie, Shio l'avait apprit depuis longtemps, rien ne va jamais pour le mieux...
*Elle m'a dit de ne pas intervenir, mais elle ne m'a rien dit d'autre hormis de na pas entrer...*
Cherchant depuis le bord du toit la fenêtre la plus susceptibe d'être celle de la salle où tout se passait, Shio sauta et se récéptionna dans un arbre proche. Il entreprit de descendre, lentement, tout en douceur, prenant un peu plus de temps pour s'activer à masquer son aura, comme tout espion digne de ce nom sait le faire. Il était à environ quatre mètres de la fenêtre, à présent, et trouvait qu'il y avait un peu trop de monde dans la pièce. Il pouvait voir, mais pas entendre.
Jusqu'à ce qu'un gugus habillé de vêtement d'église différents des autres (plus raffiné, surement un prêtre supérieur) ouvre la porte avec des gestes moqueurs et invite Gawaïn et (non, Shio ne rêvait pas) le truc roux habillé d'un kimono vert (qui s'était prit une taule la veille) à sortir de la salle.
*Ce type ? Un Yakûso ?*
Ravalant sa surprise, l'espion se dissimula encore un peu mieux derrière le tronc, en équilibre sur une branche à trois mètres du sol (autrement dit, pas très haut). Il devait prendre une déçision: Gawaïn et "l'autre" n'allaient pas tarder à sortir (à moins que Gawaïn, dans son "je-m'en-foutisme" caractéristique selon Shio, ne décide de rester, ce qui arrangerait l'espion), et Shio devrait soit retourner à l'entrée pour "l'escorter", soit rester là où il était pour continuer à surveiller la scène dans la pièce.
Si il devait choisir, Shio prendrait la deuxième option sans hésitation. D'une part parce que Gawaïn estimerait surement inutile l'escorter de Shio (ou considèrerait carrément Shio comme inutile, comme tout le monde en ce moment) et le congédierait de toute façon, et d'autre part parce que si Gawaïn était invité à sortir par le prêtre supérieur, il courait moins de risques que semblait en courir Idril dans l'immédiat, surtout avec les évênements dont Shio avait prit connaissance quelques minutes auparavant.
Mais Shio avait un message à passer au chef de son clan, une réponse à l'une des questions que Gawaïn lui avait posé implicitement lors de leur dernière rencontre... Car depuis, Shio avait choisit son camps, en effet. _________________
Volant de mes ailes brisées, je détruirais tout, jusqu'à l'arrêt de la dernière cloche, faisant résonner son chant funèbre. Gack - Redemption |
|  | | Idril Fëfalas Membre des Arashi


Inscrit le : 02 Nov 2005 Messages : 2529 Localisation : Là où personne ne penserait me trouver
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Mar 12 Déc - 0:17 | |
| ( Hrp : j’ai l’autorisation de Jezabel pour ce post, il a lui-même envoyé sa partie ! ^^. Désolée Gawain et Shin’, on commençait à s’ennuyer alors on a posté… T_T )
Elle n’attendit même pas que les Yakûso soient partis pour en venir directement au fait, pensant peut-être toucher Gawain au niveau des sentiments en déballant tel quel qu’au sein du clan avaient lieu des massacres insensés qui témoignaient qu’il existait chez les Tsubasa des personnes qui voulaient un minimum de changement. Tapant du poing sur la table, rageusement, elle foudroya Jezabel du regard en commençant, d’un ton acide :
-Je vais aller très vite, rassurez-vous Jezabel. Qu’est ce qui vous a pris ?!!! Vous croyiez peut-être profiter de mon absence pour organiser un massacre au sein du clan ?!!! Mais pour qui vous prenez-vous ?!!!
Déjà ses nerfs semblaient flancher, et vint à la place d’une argumentation réfléchie un agglomérat de phrases, qui témoignaient de manière nette et juste de son indignation quant à ce qui venait de se produire. Elle s’assit sans délicatesse sur le bureau de chêne massif puis reprit, sans quitter des yeux son interlocuteur :
-A combien se chiffrent les victimes dites-moi ?!!! Avez vous donc perdu la raison pour vous attaquer à vos propres frères ?! Qu’ils soient blonds, chauves, roux ou bruns, ils restent d’excellents croyants désireux de servir au mieux le Seigneur Rivag !! Vous avez commis une erreur en vous attaquant à eux, ou plutôt devrais-je dire vous avez commis un crime ! De plus, vous n’avez pas à décider de ce genre d’intervention, tenez-votre rang ! Une telle… une telle aberration est passible de la peine capitale, vous devriez le savoir !
- La seule aberration qui je vois ici, c’est vous miss Fëfalas sans vouloir vous froisser. Cette intervention était tout à fait rationnelle et justifiée : des infidèles pourrissaient notre sainte Eglise de l’intérieur, il était tout à fait normal que je m’occupe personnellement de l’affaire ! Je ne vois de ce fait pas en quoi j’ai pu empiéter sur votre « terrain »… ces immondes bâtards n’ont eu que ce qu’ils méritaient, et je vous conseille très fortement de vous taire si vous ne voulez pas que ma « compassion » à votre égard ne fonde comme neige au…
Il allait poursuivre quand un étrange relent de magie étrangère vint le distraire : il vit au visage d’Idril que l’impression en question était justifiée… elle aussi l’avait sentit… Tout comme Gawain probablement. Car cela ne semblait pas venir de lui…
-Tiens donc… qu’avons nous là ?! Un rat supplémentaire dans un navire déjà surchargé ?!
Doucement , le grand Prêtre se pencha vers la nuque d’Idril pour y recueillir la feuille de Shio, qu’il examina avec précision : Ohohhh… voilà une technique de pistage qui était fort bien pensée ! Et également très discrète… il avait failli passer à côté. Mais dommage… même pour lire dans une feuille d’arbre toute simple, il fallait déployer un rien de sa puissance magique…
** Merde Shio !!! **
La chef de clan était restée tétanisée devant la découverte de Jezabel, crispant les dents de manière peu discrète pour s’empêcher s’insulter l’espion à voix haute : elle lui avait bien dit de se faire tout petit ! Maintenant, le Grand Prêtre avait découvert plus ou moins sa présence… ou plutôt devait-elle dire totalement, puisqu’il ne lui fallut pas bien longtemps pour remonter totalement la piste !!
- Découvrons donc le visage de notre talentueux invité !
Une lame de vint s’échappa soudainement de la main du Prêtre, pour venir hâper sans aucune délicatesse Shio et l’amener dans la pièce – ou plutôt pour le balancer avec violence contre le mur de la pièce. Idril fut si surprise par la démonstration qu’elle n’en bougea même pas de son bureau, se contentant de passer d’un teint déjà assez pâle à un teint plus proche du gris que du rose ! Le Grand Prêtre, lui, s’approcha tranquillement de sa « proie… »… Pour tout de suite stopper à un mètre de lui, les yeux comme exorbités. Un détail venait de le frapper aussi sûrement que la main de l’épouse trompée pouvait rencontrer la joue du mari infidèle !!! Métaphore étrange pour vous dire tout simplement qu’à la main de l’espion Yakûso se trouvait une bague… qui portaient les armoiries Tsubasa. Autrement dit les Armoiries de la Fëfalas… Il comprenait à présent… cette soudaine compassion qu’elle avait eu à l’égard de Gawaïn. Ce n’était pas parce qu’elle était pressée de parler qu’elle lui avait demandé de le laisser partir… mais tout simplement parce qu’elle avait trahi ! une Trahison d’autant plus forte qu’elle venait du chef de clan lui même !
- Alors ça… mademoiselle, je n’aurai tout de même pas imaginé cela venant de vous… donner à un Yakûso une bague portant vos armoiries… n’est ce pas ce qu’on appelle dans notre jargon de la « haute trahison » ? Et se serait moi qui risque la peine capitale ?!
-…
Elle aurait répondre, démentir, réfuter… elle le savait ! Mais les mots n’étaient pas sortis : cette bague fichait tout en l’air ! Elle était la preuve irréfutable qu’elle avait eu des contacts avec les Yakûso… ce qui, normalement, lui était totalement interdit ! Jezabel, lui, était paré de ce sourire conquérant que l’on arbore quand on vient de gagner une guerre… ce qui venait de se produire ! Comment vouliez-vous vous justifier face à un peuple qui ne vous aime pas ?!!!
-Mais je ne suis pas cruel vous savez… je n’aime pas tuer inutilement. Noooon… on va plutôt s’arranger à l’amiable n’est ce pas ?! Que pensez-vous par exemple… de démissionner ?! Enfin… ne vous inquiétez pas, je vais vous aider un peu !
Elle n’eut pas le temps de répondre que deux prêtres venaient lui saisir les épaules et l’entraînaient dans une pièce annexe sans qu’elle ait le temps de répondre ou même d’user de ses pouvoirs pour se libérer : Jezabel ne tarda pas à la rejoindre, demandant aux Yakûso de ne pas bouger pendant quelques minutes s’ils ne voulaient pas avoir d’ennui, puis ferma la porte à clef derrière eux … Idril comprit à la seule vue de la pièce le genre de proposition qu’on allait lui faire : elle se mit à trembler inconsciemment, n’osant relever la tête vers celui qui venait de la confondre si aisément… merde !!!! Tout ça à cause de cette simple imprudence !!! Si seulement elle pouvait se trouver face à Shio en cet instant, elle lui tordrait le cou d’un geste !!!!
- Ce n’est pas ce que vous croyez Jezabel ! Je n’ai pas trahis le clan ! J’ai essayé certes d’avoir des contacts Yakûso mais le but n’était pas de mettre à mal les Tsubasa, je…
- ( Il la coupe subitement ) La libération des prisonniers de guerre et l’assurance que je poursuivrais pas ceux qui sont sous votre aile contre votre départ Idril. C’est ça, ou c’est publiquement que j’annonce ce que je viens de voir… et ne cherchez pas à vous expliquer ! Personne ne vous croira, moi le premier ! Ce que nous venons de voir est plus parlant que le plus précis des témoignages ! Je vous laisse 10 secondes pour y réfléchir…
Le bougre allait vite en besogne, s’exclama intérieurement la jeune femme ! C’était effectivement pour lui l’occasion rêvée de prendre les rennes du clan en vitesse. La faire comparaître lui ferait perdre du temps, il ne le savait que trop bien… d’où cet ultimatum des plus précipité ! Le problème… c’était qu’elle était coincée dans tous les cas ! Les larmes lui vinrent aux yeux instantanément : tout ça à cause d’une ridicule feuille… soit elle refusait, et les prisonniers seraient exécutés ainsi que sa personne après un simulacre de procès où elle pourrait cependant clamer son innocence. Soit elle acceptait et elle partait lâchement, avouant ainsi une certaine culpabilité… Mais le résultat n’était-il pas le même de toute façon ?! Jezabel deviendrait Chef, et conduirait les Tsubasa au devant d’une guerre sans merci… la seule différence résidait dans le sort des prisonniers de guerre !
- Vous êtes pire que tout Jezabel… oser faire une pareille proposition, c’est…
- Il vous reste 5 secondes. L’humiliation et la vie, ou alors les « honneurs » et la mort. Mais, une fois six pieds sous terre, cette « fierté » ne vous servira plus à grand chose. Réfléchissez bien… je vous fait une belle concession…
Elle se laissa glisser dans le coin, comme vidée de ses forces subitement : que choisir… c’était foutu dans tous les cas ! Jezabel venait de gagner sur toute la ligne, tout ça à cause de deux secondes d’inattention ! Tout ça à cause d’un stupide Yakûso… Que pouvait-elle faire sinon accepter, ne serait-ce que pour libérer ceux qu’elle était venue chercher initialement ?!!!
-Que puis-je dire sinon oui ?!!!! Vous n’êtes qu’un abominable arriviste, un tortionnaire ! Vous allez mener le clan à la mort !!!
-Je lui promet au contraire l’avenir radieux qu’il aurait dû avoir si Donovann, dans sa folie, ne vous avait pas donné le pouvoir !! Mais je suis ravi de voir que vous êtes raisonnable … il reste cependant une dernière chose à faire…
Il s’éloigna d’Idril, qui se mit à pleurer de plus belle dans son coin, son visage enfouit dans ses mains : elle ne parvenait pas tout saisir , elle ne parvenait pas à tout comprendre ! Comment une situation pouvait-elle à ce point s’échapper de votre contrôle ?!!! Ce n’était pas humain, pas humain… Quand Jezabel revint, il tenait dans ses mains un tison brûlant, au bout duquel se tenait une sorte de sceau : la jeune Tsubasa faillit vomir d’effroi en reconnaissant là la marque des bannis, que l’on apposait sur le visage de ceux qui avaient fauté ! Elle eut un mouvement de recul, incapable d’user de sa magie en cet instant de panique, mais fut retenue par les deux prêtres du début…
-Restez calme et serrez les dents… ça sera moins douloureux. Considérez cela comme la signature de notre contrat… et remerciez-moi d’épargner votre visage d’hérétique, je suis dans un jour de bonté.
Il appuya alors soudainement le métal brûlant de toutes ses forces sur l’épaule de la jeune fille qui, de stupeur – et surtout de douleur- ne put contenir un hurlement à peine humain qui résonna dans toute la maisonnée ! Quand il enleva le tison , après un bon moment, une affreuse marque noirâtre sertissait l’épaule d’une Idril qui avait bien faillit s’évanouir sous le coup de la douleur et qui, devant le sang qui s’écoulait de sa meurtrissure et l’odeur de cochon brûlé qui s’en échappait, restait hébétée, incapable de réagir… Jezabel, pour simple au revoir, lui donna la clef de la prison puis demanda aux deux prêtres de la « jeter » dehors, tandis qu’il rejoignait Gawaïn et Shio en arborant un sourire qui en disait long… et également son tison encore brûlant en main, sentant le crâmé...
-Où nous en étions messieurs ?!
Pendant ce temps là, Idril se faisait littéralement « ramassée » par un Jitan affolé par la marque qu’elle venait de gagner, et quelques prisonniers blonds virent se joindre à la cavalerie de fortune pour rejoindre le gymnase… Le Grand Prêtre avait tenu parole, mais à quel prix ?!!!
==> Gymnasme _________________
Dernière édition par le Ven 15 Déc - 23:49, édité 2 fois |
|  | | Yoruneko shio Espion ( Yakûso )


Age : 19 Inscrit le : 09 Juil 2006 Messages : 244 Localisation : Partout ! Et, de ce fait, nulle part...
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Mar 12 Déc - 10:44 | |
| Shio, d'ordinaire si calme et posé, était au comble de la rage. Il n'avait toujours pas bougé, ni ne s'était même simplement relevé, de l'endroit où il s'était écrasé, balançé contre le mur par Jezabel qui l'avait carrément tiré au travers de la fenêtre. Le jeune espion fulminait d'une haine intérieure qui, d'un poing de vue externe, se traduisait par des poings serrés avec une telle force que les jointures de ses doigts en devenaient blanches. Un mince filet de sang finit même par couler du poing droit du jeune garçon. Un poing droit orné d'une bague.
*Merde... Merde... Merde !* -MERDE !!!
Cette pensée qu'il hurlait douloureusement dans sa tête finit par sortir de son corps dans un cri qui fit presque vibrer les murs.
-Penser qu'il serait si réceptif... Avec une putain de simple feuille de merde !!! Putain d'enfoiré...
Shio avait suffisament entendu Jezabel parler pour deviner que celui-ci était intelligent, et suffisemment influent pour mettre en place le marché (chantage serait un mot plus juste) qu'il devait préçiser être en train d'exposer à Idril, et dont l'espion n'avait le moindre doute. A cause d'une simple feuille. Une quatité si infime d'énergie que Shio avait du se concentrer énormément pour sentir, en sachant qu'elle existait. Et lui, sans même faire particulièrement attention, il l'avait sentit.
Un hurlement inhumain déchira l'air, un hurlement dans lequel perçait non pas seulement le déséspoir (comme Shio l'avait cru tout d'abord), mais surtout une douleur insuportable. La voix d'Idril. Shio avait suffisemment lu d'ouvrages sur les traditions Tsubasa, dans la salle de la mémoire du vieux temple, pour deviner ce qu'il venait de se passer, la décision d'Idril et les conséquences qui en découlaient.
Une haine sans nom se fit se redresser silencieusement, l'air s'alourdissant dans la pièce. S'alourdissant beaucoup, très nettement, même. Shio n'avait pas prêté une seule fois attention à Gawaïn et Shinpachi, et n'avait visiblement pas l'intention de commencer maintenant. Le jeune Yakûso s'empara vivement de son sabre, dans son dos, et le détacha d'une geste. Il dégaina alors Tenshi avec vigueur avant de balançer sans ménagement le fourreau par la fenêtre. Il attérit au loin, parmis les arbres du bosquet.
Bercé par la haine, le jeune garçon avait oublié tout sentiments personnel, et son instinct du terrain avait prit le dessus et commencait maintenant à préparer quelques petits "jokers" (comme les nommait Idril) qui leur serait nécessaire au cas où il devraient combattre pour leur vie. Ce qu'ils allaient peut-être devoir faire... Et le premier de ces "jokers", pour Shio, fut de laisser tomber son sabre au sol, au beau milieu de la pièce, avant de le faire engloutir par le plancher et de l'immobiliser à environ sept ou huits centimètres sous la surface du sol. Là, il fit cesser toute manifestation de son pouvoir. Il ne tenait pas à récidiver l'erreur si fatale qu'il venait de commettre.
Il déblaya ensuite à la main le bord de la fenêtre brisée, ignorant les quelques coupures qu'il se faisait tandis qu'il dégageait un peu plus l'ouverture ainsi formée, de sorte que le passage (pour une éventuelle fuite rapide) se fasse plus facile tout en laissant la fenêtre dans un état naturel suite au passage forcé de quelqu'un à travers le verre. Shio en l'occurence.
Pour finir, il prit dans son manteau autant de senbons que possible, et les balança avec forces gestes secs dans toutes les directions, les plantant ainsi dans les murs aux quatres coins de la pièce ainsi que dans le plafond, ne laissant aucun angle au hasard. Les murs en questions engloutirent alors doucement les aiguilles qui eurent tôt fait de disparaître. Puis Shio fit à nouveau taire toute manifestation de son pouvoir.
*Pas question d'être vu avec des armes, ils me les ôteraient direct et peu de chance qu'ils me les rendent, et ça j'y tiens pas.*
Le jeune espion prit alors bien soin d'enregistrer au mieux l'architecture de la pièce. Carrée, vaste tout en restant raisonnable, deux des quatres murs recouverts d'étagères elles-même recouvertent de livres. Un lustre de cristal au plafond et, au sol, un bureau devant un confortable fauteuil et un canapé de velour de l'autre côté de la pièce. sur l'un des deux murs non-garnis d'étagères, la fenêtre brisé, et sur l'autre mur vierge (en face), la porte vérouillée.
Shio se demanda alors la raison du comportement de Jezabel à leur égard. Il les avait laissé dans un pièce à la fenêtre béante, au rez-de-chassée, sans gardes à l'intérieur, et avait vérouillé une porte faite de bois, tout ça pour retenir à l'intérieur trois Yakûsos dont deux étant capables de manipuler le boirs des murs ou de la porte à leur guise, ces deux-là étant précisément en chef de clan aux pouvoirs sur-développés et un espion n'ayant de toutes façon guère de difficultés à forcer la porte ou à s'enfuir au besoin.
Durant un instant où le jeune garçon se calma (vraiment un instant, le temps d'une pensée), il se posa la question à voix basse, en portant machinalement la bague d'Idril devant son visage sans même y prêter attention.
-C'est quoi, ça, une invitation à nous enfuir ? Il pense peut-être que nous sommes sages et que nous allons l'attendre gentiment, ou alors il a prévu une fuite et a placé un comité d'acceuil. Ou bien il attend juste qu'on parte pour être tranquille...? Ah, t'aimes biens jouer avec les gens, prêtre supérieur de mes deux...
Se tournant rapidement vers Shinpachi, il eu alors un sourire ironique et un rien carnassier.
-Bienvenu dans le clan Yakûso. Non sans un regard vers Gawaïn.
Soudain, la porte s'ouvrit. Sur Jezabel, bien entendu.
-Où en étions-nous, messieurs ?
Shio ne répondit pas tout de suite, la rage lui bloquant la gorge aussi surement que l'étreinte d'un lutteur professionnel. Il était cependant à peu près sur que Gawaïn ne parlerait pas le premier, il doutait même qu'il parle tout court, et réussit à articuler:
-Ca... Ca c'est...
Il tendit devant lui le poing serré orné de la bague frappée aux armes Tsubasa.
-Ca, c'est un symbole. Le symbole d'un pacte qui me lie à Idril-san, qui nous lie tous deux et non nos clans respectifs. Gawaïn m'a fait remarquer que j'avais choisit mon camps, alors que j'avais pris contact avec lui pour le faire rencontrer Idril-san. Il avait raison. Mais ce n'est ni le clan Tsubasa ni le clan Yakûso que j'ai choisi, c'est le camps de la planète, de la terre que le feu et la foudre auraient détruit depuis longtemps si l'eau et le vent ne les combattaient pas. Voyez ici toutes les métaphores que vous voulez si ça vous chante, mais c'est ce que je pense et c'est toujours mieux que de ne rien dire du tout (son regard obliqua vers Gawaïn). L'eau éteint le feu et nourrit la terre, tandis que le vent sème et éparpille la vie. Le feu et la foudre ne font que détruire. Le clan Yakûso et le clan Tsubasa sont complémentaires et, dans les faits, aucun des deux ne peut exister sans l'autre: Tsubasa et Arashi continueront leur lutte interminable, et le clan Yakûso continuera à en faire le frais à force de rester neutre. Comme je l'ai dit à Idril-sans qui est une personne en qui j'ai toute confiance, le pion blanc entre deux pions noirs deviendra noir à son tour si il ne réagit pas avant. Moi, j'ai agit, et j'ai choisit mon camps, et c'est celui qui devrait résulter d'une alliance entre Tsubasa et Yakûso, alliance la plus profitable possible à mes yeux. Les yeux de celui qui avance, de celui qui ne reste pas tout seul dans son coin (ses yeux obliquèrent à nouveau vers Gawaïn). Et cette bague est le symbole qui me lie à Idril, moi qui ai choisit de marcher à ses côtés. Mais maintenant qu'Idril-san n'est plus de ce clan -car je me doute de ce que vous avez fait-, je ne peux plus concevoir cette alliance à l'échelle des clans, pas avec des fanatiques dans votre genre, obtus à en mourirs et n'écoutant que leurs propres paroles. Car vous avez beau être intelligent, p'tit prêtre, je suis à peu près sur que même si vous m'avez écouté parler, mes mots ont déjà du ressortir par l'autre oreille... Vous me dégoutez.
Le jeune garçon, une fois son long monologue terminé, se retint à grand peine d'illustrer ses propos en crachant aux pieds du grand prêtre. Vraiment à grand peine.
[Jezabel, à toi, Gawaïn post pas...] _________________
Volant de mes ailes brisées, je détruirais tout, jusqu'à l'arrêt de la dernière cloche, faisant résonner son chant funèbre. Gack - Redemption |
|  | | Gawain Orodaï Chef des Yakûso


Inscrit le : 15 Avr 2006 Messages : 139
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Mar 19 Déc - 1:16 | |
| La stupidité chronique de Shio l'attérait profondément. Par le sang, il semblait n'avoir comprit que la moitiée des choses...
Le jeune homme était resté complétement stoïque face aux piques du grand prêtre, n'aillant rien à prouver à qui que ce soit et n'aillant pas pour habitude de parler pour ne rien dire. Il n'aurait jamais avancé sa certitude de pouvoir s'échapper si elle n'avait pas été exacte... et que la demeure n'avait pas eut ce superbe planchet de bois qui lui ouvrait une porte de sortie des plus sûres... et des plus rapides. Il attendait simplement d'obtenir ce qu'il voulait : la libération de Shinpachi. C'était alors qu'Idril était arrivée... talonnée de près par un Shio tellement discret qu'ils eurent tôt fait de découvrir sa présence. Cet espion réussissait l'exploit de l'agacer légèrement avec ses actions futiles... et, même si les actes du Grand Prêtre le révoltaient au plus haut point, il ne félicitait pas non plus Idril pour son initiative malheureuse quand au don de la bague.
Un très léger soupir lui échappa. Il allait devoir chatier l'espion. Ce dernier faisait trop de bêtises en n'agissant qu'à sa guise ! Regardez où son alliance trop vite conclue avait mené les deux contractants !!! Quelle stupidité...
Gawain se détourna lorsque les deux autres sortirent, allant jusqu'à Shinpachi pour passer machinalement ses blessures en revues, rendant sourdes ses oreilles au hurlement d'Idril. Les clans étaient bien devenus fou pour en arriver à de pareilles extrémitées... leur tâche, à eux les Yakuso, allait être difficile. D'autant plus que certains éléments du clan ne semblaient pas avoir comprit le principe même de leur existance...
Le coin de ses lèvres se pinça légèrement lorsqu'il sentit Shio perdre son sang froid, et il se redressa lentement, le regardant prendre des précaussions tout aussi futiles qu'inutiles.
*Finalement... il agit encore comme un enfant...*
Un minuscule coin de son esprit se retrouva à le concidérer avec une bienviellance distante, puis cette impression disparut bien vite. Ce n'était pas son rôle. Et puis cette attitude enfantine ne faisait qu'agraver les choses.
-C'est quoi, ça, une invitation à nous enfuir ? Il pense peut-être que nous sommes sages et que nous allons l'attendre gentiment, ou alors il a prévu une fuite et a placé un comité d'acceuil. Ou bien il attend juste qu'on parte pour être tranquille...? Ah, t'aimes biens jouer avec les gens, prêtre supérieur de mes deux...
- Il ne fait qu'étalage de son pouvoir et de son mépris pour nous afin d'exciter notre colère, répondit-il d'une voix neutre, et je vois que cela marche parfaitement avec toi... contrôl-toi. Tout ça ne sert à rien.
Mais apparement, ses paroles non plus ne servaient à rien... et l'espion se lança dans une tirade qui était certainement pleine de bons sentiments, mais qui devait paraître terriblement pathétiques aux yeux de Jezabel. Ce coup-ci le soupir lui échappa vraiment, las, désolé pour Shio, et presque empreint de pitiée, et il s'approcha sans bruit du jeune homme qui déversait sa bile pour... lui mettre la droite du siècle, lui explosant la lèvre. Avant que l'espion n'ai pu réagir, il se prenait un autre coup dans le ventre pour finalement écoper d'une légère tape sur la nuque, juste sur un nerf, qui devrait le paralyser temporairement. Son regard glissa sur Jezabel, et il se pencha sur Shio sans un mot. Puis...
- Veuillez excuser pour le dérangement. J'ai récupéré ce que j'étais venu cherché, nous partons...
Il posa les mains sur Shinpachi et sur Shio, puis se fondit dans le sol, les entraînant avec lui dans les profondeurs de la terre.
Shio/Gawain/Shinpachi ==> Campagne/forêt _________________
~ La Terre est venue reprendre ses droits... Tremblez vous qui avez blessé mes ancêtres dans leurs âmes ! ~ |
|  | | Sinane O'Meledith Conseiller ( Tsubasa )


Inscrit le : 05 Jan 2007 Messages : 250
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Sam 6 Jan - 14:53 | |
| (premier post, puis-je? )
Sinane était très loin de se douter des évènements qui avaient secoués violemment le manoir, quelques menues minutes avant qu'il se mette en route vers cette même destination. Quelque part, il s'en moquait royalement, bien qu'il ne serait jamais prêt à l'avouer, ou peut-être seulement dans un millier d'années...Ces petites gueguerres avaient une fâcheuse tendance à le fatiguer, mais il n'en montrait rien. Il était conseiller, après tout, et résoudre ce genre de problème était l'un de ses devoirs, même l'une de ses obligations. Il savait parfaitement à quoi il s'était engagé en prenant le poste, et ne regrettait absolument pas les multiples avantages que cela lui apportait en retour...
Et la raison de sa visite? Absolument aucune. Le jeune homme...s'ennuyait. Il avait passer plusieurs heures à s'entrainer, nonchalemment et sans spectateur, juste pour le seul plaisir de fendre l'air avec sa lame, avant que l'exercice ne l'agaçe. En bon croyant qu'il était, il avait même fait un crochet par l'église pour prier son dieu. Ce qu'il avait dit dans ses prières? Les banalités habituelles, rien d'autre. Il avait ensuite repris son vélo, en direction du manoir. Vous avez bien entendu, son vélo. Une antiquité qu'il avait retrouvé dans les profondeurs des affaires qui avaient appartenus à sa famille. Il avait fait le tour du parc avec, histoire de se remettre en jambes...et de trouver une technique pour réussir à rouler avec une arme aussi grande que lui-même attachée dans son dos. Le conseiller avait en effet du mal à se separer de ses lames lorsqu'il était en sortie, considérant cela comme sa seule sécurité...et puis parce que l'objet lui donnait un petit côté dangereux qui était loin d'être désagréable.
Débouchant enfin sur le manoir, il mit pied à terre, et l'observa une seconde. C'était assurément un superbe édifice, pour lequel il aurait donné cher pour le posseder. Fantasme stupide, vu que la bâtisse appartenait au chef de clan...comme de nombreuses autres bâtisses, d'ailleurs. Privilège, quand tu nous tiens...pas que Sinane fut particulièrement interessé par les biens materiels, non. Juste que...cela lui aurait fait plaisir. Descendant de son engin, il avança jusqu'à la demeure en tenant le guidon, et posa l'objet contre le mur. Sautant les quelques marches qui le séparaient de la porte, il alla y frapper à grands coups énergiques. Quelques secondes de patience suffirent avant que quelqu'un ne vienne lui ouvrir. Quelqu'un que Sinane acceuillit avec son sourire le plus efficace.
"Bien le bonjour, ou plutôt, bonsoir! Je viens voir le Grand Prêtre...Ne vous inquietez pas, il n'y a rien de grave, je viens juste m'informer des dernières nouvelles..."
Il entra sans plus attendre, pendant qu'on allait annoncer son arrivée. Il patienta quelques secondes, immobile...l'envie le titillait tout particulièrement d'aller explorer les lieux, mais il se retint parfaitement. C'était d'une impolitesse qui ne convenait pas à son personnage. S'avançant, il alla s'appuyer contre le chambranle d'une porte donnant sur un petit salon, où il n'alla pas non plus s'asseoir, considérant cela tout aussi malpolie, avant d'avoir pu s'entretenir avec son hôte. |
|  | | Jezabel Eledhwen Grand Prêtre et Chef de Clan


Inscrit le : 09 Oct 2006 Messages : 35
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Sam 6 Jan - 15:22 | |
| Le Grand Prêtre s’était tout simplement ré-attelé à ses précédentes occupations une fois que les Yakûso avaient vidé les lieux : leur visite incongrue lui avait appris bien des choses. Déjà, il connaissait à présent le visage du traître qui leur faisait office de leader ( et Igual Rivag savait à) quel point ces détails là restaient gravés à jamais dans son esprit ). Ensuite, il avait pu jauger de la force des troupes ennemies et de leurs méthodes… Sur ce point, sans mentir, il se sentait terriblement confiant. La « puissance » Yakûso ne saurait les menacer, du moins pour l’instant…
* Ces gamins ont néanmoins des techniques assez intéressantes… mieux vaut continuer à surveiller leur évolution, ne serait-ce que de loin…*
Il allait alors se replonger dans ses dossiers quand un jeune prêtre vint toquer à sa porte, afin de lui annoncer la venue du conseiller Sinane : le sourire étrange qui se dessina sur les lèvres de Jezabel traduisit instantanément ce qu’il pensait de la nouvelle ! Ou alors, peut-être était-ce seulement l’impatience ? Après tout… Sinane allait être la première personne à qui il pourrait dire qu’il avait gravi les échelons de façon à évincer la Fëfalas !
-Faites le entrer, et refermez ensuite immédiatement la porte. Je ne veux être dérangé sous aucun prétexte…
Le jeune garçon s’inclina bien bas en signe d’acquiescement, puis se dirigea d’un pas rapide vers le conseiller, pour ensuite lui indiquer la porte entrouverte du bureau. Enfin… pas rapide… mieux valait dire un simulacre de course qui le forçait à relever quelque peu son aube pour ne pas s’y emmêler les pieds et finir le nez collé au plancher ! Jezabel était un impatient et un impulsif… il fallait donc se presser quand l’ordre était donné. Une fois Sinane entré à l’intérieur, il ferma la porte et s’y posta devant, assurant là le calme et la tranquillité demandé par son maître…
-Bienvenue Sinane… voilà bien longtemps que nous ne nous étions vus. Je vous en prie, asseyez-vous… votre visite tombe bien ! J’ai de grandes nouvelles à vous annoncer…
Le Grand Prêtre se rassit plus confortablement dans sa chaise, et croisa ses mains sur le bureau, comme pour se donner une contenance plus officielle : cette attitude d’ailleurs tranchait de manière nette avec la lueur gonflée de malice qui dansait dans ses prunelles… Une joie similaire à celle d’un enfant dans le corps d’un homme froid et droit.
-Sachez tout d’abord que vous êtes à partir d’aujourd’hui à mon service, et non plus sous celui de la Fëfalas. La Dame a enfin compris que le pouvoir devait être confié à quelqu’un ayant la carrure pour, et s’est retirée de la vie politique du clan… vous avez devant vous non plus le Grand Prêtre, mais le Grand Prêtre doublé du Chef de clan. J’espère avoir votre soutien dans toutes les mesures que je vais prendre…
Ses mains glissèrent jusqu’à la monture de ses lunettes, qu’il ôta en souriant comme pour jouer avec : il n’avait jamais eu besoin de ces verres pour voir correctement, mais jouer sur son apparence était un bon moyen de se donner un air respectable… il l’avait vite compris. Le paraître était bien souvent plus important pour la populace que l’être en lui-même.
-Maintenant que vous savez-tout, dites-moi pourquoi vous êtes venus… |
|  | | Sinane O'Meledith Conseiller ( Tsubasa )


Inscrit le : 05 Jan 2007 Messages : 250
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Sam 6 Jan - 17:48 | |
| Le jeune homme n'avait pas eu à attendre trop longtemps. Après tout, il savait que Jezabel était un homme des plus respectables, et pas vraiment du genre à faire attendre les gens. C'était une impolitesse...bref. Se redressant, il suivit sans faire d'histoire le jeune prêtre venu le chercher, s'amusant presque de son empressement...mais sans quitter le moins du monde son pas nonchalant. Sinane ne courait que lorsque l'heure était grave, et aux dernières nouvelles, ce n'était pas le cas.
Entrant dans le bureau, il accrocha un sourire amical et amène à son visage, et eut même l'obligeance d'oter ses lunettes de soleil. Autant faire bonne figure. D'ailleurs, il remarqua quasiment instantanément que le grand prêtre avait l'air d'humeur excellente. Décrochant son arme soigneusement enroulée dans une étoffe, il la déposa contre le mur, avant d'aller s'asseoir. S'il n'avait l'air de rien, son cerveau tournait déjà à toute vitesse pour savoir quel genre de "grandes nouvelles" Jezabel pouvait bien avoir à lui annoncer...
S'asseyant en face de lui, il croisa les jambes, et s'appuya contre le dossier. Et comme quoi, il avait vraiment bien fait de prendre un siège, le conseiller accusa la nouvelle avec une surprise non feinte. Le jeune homme eut une grimaçe très interieure à l'entente d'être "à son service", ce qu'il considerait comme un abus de language, mais n'en souffla mot. La subite montée en grade du Grand Prêtre avait de quoi le faire largement réflechir. La réticence qu'il avait eu à la nomination d'Idril n'était inconnue de personne, et elle était toute justifiée: cela ne suivait pas du tout les preceptes de l'église. Mais de là à ce qu'il...obtienne? usurpe? si soudainement sa place avait de quoi etonner. Sinane était très loin d'être dupe, et se doutait fort bien que la jeune femme n'avait pas du ceder son poste si facilement...la curiosité le poussait à savoir quel argument avait pu la convaincre...Gardant l'air surpris, son sourire revint toutefois bien vite au bout de ses lèvres.
"Eh bien...mes félicitations pour cette nomination. Vous avez tout mon soutien, bien entendu. J'avoue que tout cela est très soudain...quand cela s'est-il produit? C'est certes une très bonne chose que vous ayez réussi à convaincre Miss Idril de ceder sa place, mais je suis très etonné qu'elle ait suivi vos... conseils. Elle est jeune après tout, et n'en fait qu'à sa tête..."
Sinane avait pesé soigneusement chacun de ses mots, avant de parler. Ce qu'il venait de dire était d'un terrible double tranchant. En apparence, cela ne signifiait rien d'autre que son approbation, et de la surprise, mais derrière cela...le conseiller se doutait parfaitement que quelque chose s'était passé. Il ne l'aurait jamais demandé franchement, et le nouveau Chef de Clan pourrait tout à fait faire comme s'il n'avait pas comprit ses sous entendus, mais le doute était clairement transmis. L'autre chose qui tracassait Sinane était d'avoir dû donner dès maintenant son soutien à Jezabel. Il n'avait eu aucun autre choix: lui rire au nez? Lui refusez? Et puis quoi encore? Certains dogmes extremistes qu'entretenait le prêtre n'était pas dans son sens de l'éthique, et le jeune homme sentait parfaitement qu'il allait se trouver sur le fil du rasoir, si la situation se revelait un peu plus compliquée que prévue...dans le doute, sa prise de position serait un argument en faveur de Jezabel, et le conseiller aurait voulu ne pas trop s'impliquer avant d'avoir une idée précise de la situation. Trop tard...
*Toutes les mesures, c'est vite dis...*
"Moi qui venais aux nouvelles, on peut dire que je suis vraiment bien tombé, en tout cas!"
Sans rien ajouter, et sans quitter le moins du monde des yeux son nouveau chef de clan, Sinane passa une main dans ses cheveux. Rien ne laissait paraître sur son visage qu'il ne cessait de se demander s'il avait fait le bon choix, et que ses calculs le ramenaient toujours à la conclusion que le Grand Prêtre était un homme dangereux, qu'il ne valait mieux pas trop...contrarier. |
|  | | Jezabel Eledhwen Grand Prêtre et Chef de Clan


Inscrit le : 09 Oct 2006 Messages : 35
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Sam 6 Jan - 19:08 | |
| Jezabel laissa s'échapper une sorte de petit ricanement de sa bouche en entendant le conseiller qui tentait de lui arracher quelques petits détails : évidemment... l'homme n'était pas bête ! Il descendait tout de même de l'une des plus grandes familles du clan, et ne devait que trop bien connaître les différents qui l'avaient opposé à Idril. Il se leva lentement de sa chaise, en guise de réponse, et s'approcha de son armoire de chaîne massif, qu'il ouvrit afin de sortir un tison... Le même tison dont il s'était servi afin de marquer l'ancien chef de clan du sceau des bannis. D'ailleurs, il fumait encore...
-Que voulez-vous Sinane, j'ai toujours eu des arguments très...percutants.
Son sourire impertinent se mua soudainement en un drôle de rictus, alors qu'il reposait doucement son tison après l'avoir bien montré au conseiller : une manière bien particulière de lui répondre...
-Quoi de plus facile que de faire accepter ses conditions à une gamine qui n'a d'autre choix de se soumettre ? Les femmes ne sont que de faibles et lâches créatures qui, sous des dehors impétueux et fiers, sont aussi simples à briser que le plus fragile des morceaux de verre... la Fëfalas vient juste de comprendre quelle est sa place. J'espère que vous ne remettez pas ma parole en doute...?
La dernière phrase avait été prononcée avec douceur, soutenue par un regard hautain qui promettait à Sinane un chatîment semblable à celui d'Idril si ce dernier osait mettre en doute son autorité. Maintenant qu'il était devenu chef, Jezabel n'avait plus le droit à l'erreur... et il savait pertinnement que la meilleure manière d'obtenir la fidélité était la terreur, et non la sympathie. Et s'il fallait qu'il détruise le conseiller pour mieux s'attirer son aide... il le ferait. Sinane était cependant un homme intelligent. Intelligent, et sans doute aussi ambitieux qu'avaient pu l'être quelques uns de ses ancêtres. Aussi, le Grand Prêtre avait là une belle garantie : qui serait assez fou pour réduire à néant des efforts aussi titanesques ? Après tant de sacrifices, le conseiller ne devait pas être homme à agir stupidement...
-Vous devez savoir que ma seule ambition est de mener notre glorieux clan là où il doit l'être ! Ma vie est liée à celle de mes frères, et ma gloire ne sera totale que le jour où notre Grand Seigneur - Ô bénit soit son nom- redeviendra le père de tous les hommes qui vivent sur ces terres ! La Fëfalas trahissait cette mission et Dieu par sa vision utopique du monde. Mes méthodes vous semblent sans doute rudes, mais elles sont nécessaires pour préserver notre civilisation ! Je veux guider les Arashi sur la voie de la paix et de la religion... et si nous ne pouvons reformer le clan que nous étions avant le vol du Crystal, alors je préfère qu'ils périssent sous nos lames ! Au moins, ils pourront se présenter au Saint Royaume de Dieu le coeur léger... le bonheur de tous nécessite bien souvent de lourds sacrifices que nous devons être prêts à accepter. Comprennez-vous ce que je veux dire...?
Jezabel fixa le visage de Sinane pendant une longue minute avant de se rassoir, réajustant ses longs cheveux qui tombaient en cascade sur ses épaules. La paix et la gloire des siens étaient inestimables... et s'ils pouvaient néanmoins se les approprier au prix de quelques morts, alors il le ferait... |
|  | | Sinane O'Meledith Conseiller ( Tsubasa )


Inscrit le : 05 Jan 2007 Messages : 250
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Sam 6 Jan - 20:06 | |
| Sinane commencait tout juste à se rendre compte qu'il était très, très, très loin du compte en ce qui concernait Jezabel. L'air malicieux aurait dû lui mettre la puce à l'oreille, mais parfois, le garçon était un peu long à la détente. Là, le petit ricanement d'entrée de jeu lui donnait une idée plus globale de la situation: il aurait bien fait de ne pas se lever ce matin. Sans laisser paraître le moins du monde son appréhension, Sinane observa le Grand prêtre ouvrir son armoire et...en sortir un tison encore fûmant. Le conseiller fut assez réactif pour empecher sa bouche de s'ouvrir sous l'ébahissement. Voir l'objet bouger sous son nez lui donnait soudain une idée très, que dis-je, trop précise de ce qui était arrivé à Idril.
*Percutants? Disons plutôt carrément brûlants oui!*
La suite de son discours ne le rassura guère. Pour Jezabel, le masque était quasiment tombé. Il avait brutalisé Idril, sûrement à coups de tison, parce qu'il n'était rien d'autre qu'un misogyne avide de pouvoir. Certes, Sinane n'était pas un fervent féministe, mais il trouvait le geste du Grand Prêtre des plus odieux...sauf que le regard de ce dernier lui faisait très clairement comprendre qu'il subirait exactement le même sort s'il ne se soumettait pas à son autorité. L'arme de Sinane, appuyée contre la porte, lui sembla soudainement très, très loin. Mais le conseiller prit soudain conscience de quelque chose qui ne l'avait pas frappé auparavant. Il marchait très exactement dans le plan de Jezabel. Il se contentait d'essayer de lui faire peur, et il y réussissait très bien. Il voulait le soumettre. Et la deuxieme chose dont Sinane avait le plus horreur, c'était bien qu'on essaye de l'écraser sous une domination qu'en fin de compte, il aurait pu accepter de lui-même.
Le jeune homme serra les dents, imperceptiblement. Il était tout ce qu'il y a de plus coincé, et trop intelligent pour ne pas s'en apercevoir. Il ne voulait pas agir stupidement, et perdre tout ce qu'il avait construit. Conscient de la proximité alarmante du tison, il se relaxa. Rien n'était apparu sur son visage, autre qu'une neutralité déconcertante, témoignage parfait de la lutte interieure qu'il menait pour faire son choix. Même si le choix était tout fait. Sinane n'avait aucune envie d'être brûler au troisième degré pour soutenir Jezabel. Il allait le soutenir. Pour l'instant. Il retourna son attention vers ce que lui disait le nouveau Chef de clan.
Certes, ses méthodes ne lui plaisaient pas du tout. Etre menaçé ne lui plaisait pas du tout non plus. Quant aux insinuations sur Idril, il savait que certaines étaient justifiées, d'autres, moins. Lui-même n'avait que faire des Arashi, de toutes ces luttes intestines, et de cette quête de réunification! Mais en ce moment-même...il allait devoir s'y interesser de très près s'il voulait survivre. Et même sortir de cette pièce vivant. Et intacte.
"Mais je comprends parfaitement", répondit il en observant Jezabel se rasseoir, avec un leger sourire, sans rien temoigner de son trouble."Il faut parfois de grands sacrifices pour de grands desseins, nobles, qui plus est...Il semble que désormais, tout est pour le mieux, n'est ce pas? Je ne doute pas que vous serez capable de réaliser vos ambitions, et de mener au mieux les notres..."
Sinane se leva lentement, en pensant que le self control était en réalité sûrement la plus grande qualité du monde...Son coeur cognait fort dans sa poitrine, parce qu'il avait eu peur, et parce qu'il detestait ça. Il se sentait l'envie d'expulser un peu de sa frustration, là, maintenant, tout de suite. Parfaitement maître de lui-même, il s'inclina brièvement, avec le sourire.
"Sur ce, je vais vous laisser. Vous devez avoir à faire désormais, avec votre double charge...et j'ai de même quelques affaires à regler. Je ne doute pas que notre prochaine rencontre serra rapide."
*Bien que j'espère de tout coeur ne plus jamais remettre les pieds seul dans ce bureau.*
Faisant encore preuve d'un courage admirable, Sinane tourna le dos au Grand Prêtre, toujours assis, et se dirigea vers la porte pour saisir son arme, et esperer sortir aussi sec. |
|  | | Jezabel Eledhwen Grand Prêtre et Chef de Clan


Inscrit le : 09 Oct 2006 Messages : 35
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Dim 7 Jan - 13:58 | |
| Le sourire de Jezabel se faisait de plus en plus satisfait au fil des réponses de son interlocuteur : le conseiller avait un panache certain… combien d’hommes avait-il déjà fait paniquer par sa simple présence ? Sinane faisait parti de ceux qui, apparemment, n’aimaient pas se laisser faire… ceux qui aimaient contrôler une situation… les calmes, les fiers. Bel avantage en soi, si on excluait le fait qu’une trahison de sa part était toujours possible.
-Je crains que vous m’ayez mal compris… je n’ai pas d’ambitions propres à ma personne. Celles qui m’animent ne sont autre que celles de notre Ô combien aimé Seigneur. ( son sourire se mue en un rictus des plus intrigants ). Des ambitions qui devraient donc être partagées par tous…
Le Prêtre se leva délicatement, et se dirigea d’un pas félin jusqu’à la grande fenêtre qui donnait sur le jardin : son aube glissant sur le parquet donnait à la scène comme un léger goût d’irréel… il semblait flotter dans les airs, et non ancré au sol par ses deux pieds ! Tout un art du paraître au service de sa gloire… Il vit alors Sinane se lever à son tour afin de chercher son arme, prêt à quitter les lieux qui, sans doute, devaient commencer à lui peser sérieusement le moral. Dommage, Jezabel n’aimait guère ces méthodes, et avait une idée très précise à lui soumettre… La sortie allait être retardée…
-Quelle impolitesse… je ne me souviens pas vous avoir autorisé à sortir ! Veuillez vous rasseoir, j’ai une mission pour vous…
Le regard de Jezabel se durcit instantanément : soutenu par la présence de sa paire de lunettes, son visage sévère était dérangeant… et surtout porteur de mauvaises nouvelles. Du moins, s’il n’avait pas ce qu’il voulait … Revenant à son bureau, il reprit d’une voix froide, à peine ponctuée de quelques accentuations :
-Des traîtres blonds ont fuit le clan, et je crains qu’ils aillent alerter les Arashi et leur délivrer des informations capitales. Je pense par exemple à la situation de quelques bâtiments importants, les stocks de nourriture, les stocks d’armes… aux dernières nouvelles, ils semblaient se diriger vers la ville. Plus précisément vers le gymnase d’après quelques éclaireurs qui disent y avoir aperçu quelques chevaux. Votre mission est donc de vous infiltrer là-bas…
Il saisit un lourd livre relié de cuir, qu’il examina avec dédain pour ensuite continuer d’une voix plus douce…
-Je ne vous demande pas de vous battre, juste de vous intégrer au groupe pour savoir ce qu’il compte faire… de repérer les leaders, de compter les blessés, les stocks, les aides ! Vous êtes un homme intelligent très apprécié… je crois que les réfugiés ne se méfieront pas de vous, du moins si vous agissez avec tact ! Si vous avez compris votre mission, alors vous pouvez enfin quitter les lieux… j’attends votre rapport avec impatience… |
|  | | Sinane O'Meledith Conseiller ( Tsubasa )


Inscrit le : 05 Jan 2007 Messages : 250
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Dim 7 Jan - 14:52 | |
| Sortie tout ce qu'il y avait de plus raté. Sinane avait craint un instant que le Prêtre s'approche de lui, lorsqu'il s'était levé. Pas qu'il soit surpuissant au point de lui coller une raclée d'un simple contact, certes, mais ce n'était pas comme si le conseiller avait la possibilité de se défendre. Soulagement intense toutefois, lorsque ce dernier s'était approché de la fenêtre. Un très bref instant, très lumineux et plein d'espoir, le jeune homme avait cru pouvoir s'en aller. Malheureusement pour lui, ses nerfs d'acier n'avaient pas encore fini d'être éprouvé.
A l'ordre de Jezabel, Sinane sentit sa machoire se crisper avec violence, et ramena sa main hors de vue, devant lui, pour cacher ses phalanges blanchies sous l'effet de la colère. Il resta une demi seconde de plus, de dos. Depuis combien de temps n'avait-il pas reçu un ordre? Apparemment, depuis trop longtemps pour que sa fierté s'en remette tout à fait...Le conseiller inspira profondément, et se retourna, une fois assuré que son visage ne temoignait rien de son état d'agitation. L'orgueil était une chose qu'il avait developpé ces dernières années, et qu'il n'aimait pas qu'on écrase aussi facilement. Alors, peut-être tira-t-il la chaise un peu trop brusquement, et peut-être s'assit-il un peu plus loin du bureau que nécéssaire.
"Je vous écoute..."
Sa voix ne tremblait même pas. Le garçon s'etonna presque d'être devenu si bon acteur. Existait-il quelque chose pour le faire sortir de ses gonds, désormais? Peut-être pas...Se contentant de fixer un point devant lui, loin de regarder le Chef de clan, de peur que son regard trahisse ses sentiments contradictoire, il developpa toute son attention sur ce qui lui était dit...Sinane était vaguement au courant des dernières purges, et il n'y avait absolument rien d'étonnant à ce que les blonds aient fui le clan, et rejoint les Arashi. Avaient-ils un autre choix, pour survivre? Il se surprit à avoir de la sympathie pour eux, qui après tout, n'avaient en rien décidé de leur couleur de cheveux...
La mission que Jezabel lui attribuait le faisait se ramener à des considérations nettement plus terre à terre. S'infiltrer là-bas? Et pourquoi pas le livrer pieds et poings liés aux Arashi, pendant qu'on y était? Il failli repliqué que c'était là un travail d'espion, mais se retint. Pas la peine de l'enerver davantage, ni de lui donner des idées. La chose qui inquietait Sinane maintenant, c'était d'être completement coincé. L'idée d'aller rejoindre Idril l'avait effleuré plus d'une fois lors du dernier quart d'heure. Il aurait pu prendre parti contre le Grand Prêtre, esperer arranger la situation...mais maintenant, Jezabel l'envoyait directement là bas, comme traître. Espion. Hypocrite. L'ironie de la situation n'echappa pas du tout au jeune homme. Lui qui avait l'habitude de mentir à tout le monde, il avait l'opportunité de se jouer un troisième rôle par dessus...
Mine de rien, le conseiller était désemparé. Que faire? Que pouvait-il bien faire? Se rendre au gymnase était une obligation. Mais allait-il vraiment être capable d'espionner, et de vendre une partie de son clan? Il commençait à en douter. Mais d'un autre côté, son esprit restait très lucide quant au châtiment que lui infligerait Jezabel, s'il le trahissait...Il approuva néammoins d'un signe de tête. On lui avait proposé de sortir, il n'allait certainement pas se le faire dire deux fois!
"J'ai parfaitement compris."
*Moi par contre, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout impatient de te le faire, ce rapport...*
Se relevant lentement, il ramena la chaise à sa position initiale. S'inclinant brièvement devant Jezabel, bien que cet effort lui coûta encore une bonne dose d'humilité, il se retourna finalement, et ramassant son arme, sans la raccrocher dans son dos, sortit, et ferma la porte derrière lui.
[Gymnase] |
|  | | Jezabel Eledhwen Grand Prêtre et Chef de Clan


Inscrit le : 09 Oct 2006 Messages : 35
| Sujet: Re: Le Manoir derrière l'Eglise Dim 28 Jan - 22:42 | |
| -Hum...
Il regarda le conseiller s'en aller d'un oeil rieur autant que mauvais, avant de se relever et d'aller chercher un ouvrage dans sa bibliothèque, plus pour s'occuper les mains que pour réellement lire : amusant... il venait de faire un pari particulièrement amusant bien que risqué ! Il ne faisait pas confiance à Sinane, absolument pas confiance : la terreur était une chose qui n'était efficace à 100% que sur les faibles d'esprits... et à voir les réactions du conseiller, ce dernier était loin de faire parti de cette catégorie de personne ! De plus, pouvait-il réellement être obéit de quelqu'un qui, initialement, était le bras droit de la Fëfalas ? Certes non... il n'était pas bête et avait au moins compris ce point. La confiance était un luxe qu'il ne pouvait se payer de part sa position ! Seul son clergé faisait exeption...
-Sinane ne m'obéira sans doute pas... ou alors, s'il le fait, je pense bien qu'il serait capable de se retourner contre moi à un moment ou un autre...
Il ôta ses lunettes en souriant faiblement, les posa sur le haut de son meuble, puis tournicota l'une de ses longues mèches noirs dans ses doigts fins et pâles, en signe de réflexion : que faire donc pour avoir les renseignements dont il avait besoin ?! Sinane n'était pas assez fiable, et envoyer une seconde personne serait suspect... il pouvait à la rigueur demander à un espion d'enquêter en toute discrétion, mais s'il se faisait prendre...
** Un clerc se ferait étriper par ces satanés batards...à moins que...? **
A moins que... prit d'une soudaine lueur de génie, Jezabel se mit à fouiller fébrillement ses dossiers à la recherche d'un nom qui pourrait l'aider à mettre en oeuvre l'idée qui venait de germer dans son esprit : ce fut au bout d'une dizaine de minutes qu'il mit la main sur une feuille volante sur laquelle était écrite le nom de prêtres "mineurs" mais très dévoués... Le genre de pion que l'on pouvait se permettre de perdre sans trop de problèmes ! Encore fallait il à présent en trouver un qui semblait un minimum intègre...
** Inal... Daël...Ordan... tiens, Ordan...**
Le visage d'un petit jeune homme aux traits fins lui revint alors à l'esprit : il se souvenait bien de cet étrange bonhomme aux dehors si polis qui, en réalité, avec des moeurs plus que... hum... étranges. Néanmoins, il était connu pour sa fidélité sans faille envers le clergé... Le voilà ce petit pion si recherché !
** Parfait... avec ça, mon affaire est réglée ! **
Le Grand Prêtre se rassit à son bureau, s'empara d'une grande plume d'oie ainsi qu'une d'un parchemin, et écrivit pendant une longue heure une lettre immense à l'attention du jeune Ordan, avant de la mettre dans une enveloppe qu'il scella de son sceau et de cire dorée... la boucle était bouclée, avec ce qu'il venait d'ordonner, il pourrait considérer les évennements au gymnasme plus sereinement...
-Coursier ?!!! Veuillez donner ce pli au Père Ordan, à l'Eglise... et vite je vous prie. Ensuite, demandez aux vigiles de redoubler de prudence aux alentours de la prison... quelqu'un pourrait bien y rendre une petite visite...
Le coursier approuva son Maître d'un signe de tête puis, sans demander son reste, enfourcha son destrier blanc pour galoper jusqu'à Annël... Le Grand Prêtre se rassit dans son fauteuil, un grand sourire peint sur les lèvres : la situation devenait réellement intéressante... |
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