AccueilPortailFAQRechercherS’enregistrerConnexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

Textes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Tanil Ordan
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 19
Inscrit le : 16 Juin 2006
Messages : 876
Localisation : Perdu en pleine nature !

MessageSujet: Textes   Mar 27 Juin - 11:36

Vous allez être indulgents, hein ? XD Ils ne sont pas très récents, pour la plupart ... Je n'en mets que deux pour le moment :/ Histoire de ne pas trop vous saouler Sad


Arc-en-ciel

Aujourd'hui, Céline se souvient ...
C'était il y a une soixantaine d'années, peut-être plus. Rébecca lui avait téléphoné, un soir d'hiver.
« Tu sais quoi, Céline ? Eh bien ma grand-mère a enfin compris que je ne jouais plus à la poupée ! Tu sais ce qu'elle m'a offert ? «
Chaque Noël, le même rituel : Rébecca l'appelait pour lui dire ce que sa grand-mère maternelle, la seule qu'il lui restait, lui avait offert. C'était toujours des choses farfelues, le plus souvent des poupées ou des jouets d'enfants.
« Non ! ? Raconte ! »
« Une boîte à maquillage ! »
Tout avait commencé là. Ses souvenirs s'enroulaient autour de trois petits mots : Boîte à Maquillage. Des mots magiques, en vérité, pour une jeune fille de 16 ans. Maquillage signifie Beauté, Beauté signifie Liberté.
Céline ferme les yeux. Elle n'est pas sûre de vouloir continuer. Pourtant la cicatrice brûle sa paume, la pressant de repartir en arrière.
C'était une jolie boîte grise, en plastique il est vrai, mais belle quand même. Lorsqu'on ouvrait le couvercle, on voyait sur le dessus une multitude de petits rectangles de fards à paupières, quarante-huit pour être précises, elles avaient compté. Puis, dans un petit compartiment secret, sous les fards à paupières, quatre fards à joues, six « gloss. » et un petit miroir. Le tout était bien sur accompagné de petits pinceaux et brosses de toutes sortes.
La première fois que Rébecca l'avait essayé, elles étaient toutes les deux. Elles avaient religieusement soulevé le couvercle, poussant toutes deux des « oh ! » d'étonnement. Quarante-huit petites pastilles de couleurs, six rangées de huit pastilles allant de la plus claire à la plus foncée. Il y avait de tout : dégradé de marron, de gris, de vert, de rose, de bleu, ... Une boîte à maquillage, une boîte de couleur. Un arc-en-ciel en boîte comme disait Rébecca. Elles s'étaient chacune saisie d'une petite brosse et devant la grande glace murale de la salle de bain, elles s'étaient maquillées, la bouche ouverte, comme lorsqu'une femme s'applique à étaler du mascara sur ses cils, sans faire de paquet, en les séparant bien les uns des autres. Pour Rébecca du vert, pour Céline du bleu. Grands sourires, comparaisons, rires. Puis démaquillant et changement de couleur. Du rose pour Rébecca, du gris pour Céline. Le lendemain, au lycée, Rébecca était arrivé, parée comme une reine, un dégradé de marron sur les yeux. Peu de gens le remarquèrent mais les deux amies le savaient et ces couleurs mélangées brillaient pour elles comme brille le soleil.
L'accident ne devait se produire que deux jours plus tard. Rébecca traverse la rue, se retourne et éclate de rire à la douce plaisanterie de Céline. Elle s'en souvient encore, c'était à propos de Lucas, le garçon le plus beau garçon du Lycée. Il voulait sortir avec l'une des deux, c'était sûr ! Et toutes deux étaient déchirées entre leur propre bonheur et celui de son amie. Une voiture arrive, crissement de pneus. Un corps sans vie sur l'asphalte. Céline court, comme dans un rêve, crie. Un léger sourire sur les lèvres de la morte, comme si un Ange l'avait effleuré de son aile de lumière. Déchirement.
Plus tard, il avait fallu trier les affaires de Rébecca, ses parents ne voulaient pas tout garder. Céline était tombée, par hasard, sur la boîte d'arc-en-ciel « Tu peux prendre tout ce que tu veux » avaient-ils dit. Elle l'avait prise.
Elle avait dû attendre trois ans encore avant de pouvoir l'ouvrir. Tout était là, les gris, les ocres, les roses, les bleus, les verts, bien alignés dans leur écrin gris perle. Seules quelques pastilles avaient été utilisées. Céline ouvrit le compartiment, inspecta son visage dans le miroir. Un joli visage. Mais des yeux si tristes. La lumière qui les habitaient était partie en même temps que Rébecca. Sur les pastilles de rouge à lèvres, on voyait encore les traces des doigts de Rébecca. Et Céline la revoyait encore, testant les couleurs sur sa main. Céline posa alors son doigt sur un des fards à joues, le plus rose, aucun n'avait été utilisé. Rose comme la couleur préférée de Rébecca. Cela formait un petit rond brillant, comme une tache de lumière rose sur son doigt. Elle l'estompa doucement avec son pouce, pensive, jusqu'à ce qu'on ne voie plus qu'un voile de paillettes. Puis elle en reprit et l'étala doucement sur la paume de sa main gauche, au coeur de la paume. Là où brillaient une minuscule cicatrice, vestige du passé. Soeurs de sang. Elles étaient soeurs de sang. Elles s'étaient coupées, ave la pointe d'un couteau, avaient crié, ensembles. Puis elles avaient collé leurs paumes, scellant leur alliance.
Aujourd'hui la cicatrice fait toujours aussi mal, mal au coeur. Tout au long de sa vie, à chaque levé du jour, Céline aura étaler un peu de ce fard à joues rose au creux de sa main. Toute sa vie, elle l'aura estompé jusqu'à ne plus apercevoir qu'un millier d'étoiles. Aujourd'hui, la boîte est restée la même. Seul le miroir s'est voilé. Et, à la place de la pastille rose, ne demeure qu'un creux de métal étincelant. Céline aura usé toute sa vie cette poudre de lumière diffuse. Aujourd'hui, il n'y en a plus, elle est prête à partir. Elle pose précautionneusement sont doigt sur la pastille de fard à paupières verte, la première que Rébecca a touchée. Elle l'estompe doucement au creux de sa paume, sur sa cicatrice. Puis elle referme doucement le couvercle de la boîte sur ses souvenirs enfouis qui ne le sont plus. Et elle s'endort, calmement, sur son fauteuil moelleux. Elle s'endort vers un sommeil éternel.
Aujourd'hui Céline est morte à 78 ans. Céline est morte de tristesse.


*~o~*



Eléa, L&A


Mon amour,

Je sors par la porte-fenêtre, entrouverte sur la nuit. Il fait si doux. La lune brille d'un éclat particulier. Une sorte de halo blanc l'entoure. Elle est à peine voilée, comme si elle était entourée de brume. J'inspire un bon coup. L'air sent si bon. Il sent l'été. L'herbe coupée, la chaleur, la plage, les souvenirs ... Il est tard. Il est tard et les étoiles brillent. Je voudrais rester là toute ma vie. Une nuit d'été sans toi. Comme je me sens seule. Comme je me sens triste. Le ciel, lui, ne pleure pas alors qu'une larme coule sur ma joue. La caresse du vent léger du soir me fait penser à tes doigts sur ma nuque.
Comme tu me manques. Mon cœur est vide sans toi. Mes nuits sont trop longues et mes jours s'éternisent. Je voudrais que tu sortes enfin de ta prison de rêves. 58 mois exactement. J'ai compté. Triste chiffre en vérité. Pas tout à fait 5 ans ... mais presque. J'ai l'impression que ça fait une éternité que tu m'as quittée pour t'enfermer dans une cellule imaginaire. Ton corps vit, se nourrit, respire, mais ton esprit dort. Comme je t'aime !
Les médecins disent qu'il n'y a plus aucun espoir. Ils veulent te débrancher. Tu ne ressens rien mais tu entends peut-être m'ont-ils dit. Alors je te lis doucement les lettres que je t'écris. Je te décris le monde. Ton coma est si profond. On dirait que tu dors. Tu dors depuis bientôt 5 ans. Comme je t'aime !
Te rappelles-tu, lors de nos dernières années ensembles, ce même soir du 1er juillet. Nous étions blottis l'un contre l'autre, enlacées au clair de lune. Un torrent d'eau jaillit de mes yeux. Je suis une fontaine comme celle de Rome, il y a 6 ans. Notre nuit de noce. Les étoiles brillent au-dessus de ma tête. Si fort. La même lumière. Je me rappelle aussi de notre première fois. Par une nuit d'été aussi. Nous avons tout fait en été. Tu aimais tellement cette saison. Et cette chaleur. J'espère que tu rêves du Soleil.
Je vais aller me coucher. Sans toi. Depuis 58 mois. Avec ton corps dans ma mémoire, ton odeur sur ma peau, ton souvenir dans mes bras, ton rire dans les draps froissés.
Ils te débranchent demain. Ce sera ma dernière lettre. La dernière que je te lirais. Mon au revoir. Il n'y a plus d'espoir. Je n'ai jamais pleuré pendant ces 58 mois. Je te le jure. Tu m'as dit d'être forte dans les moments les plus durs. De montrer à la Vie qui je suis, de ne pas me laisser abattre ! Mais là, je ne peux plus. Mon corps se tord de douleur. Douleur morale, douleur mentale. Je tremble. Je n'arrive même plus à me lire. Mon écriture est saccadée et mouillée. J'ai si mal. Mon cœur se brise en morceau. Mes yeux sont voilés. J'écris à tâtons. Sans voir les mots. Sans voir les lignes que je trace d'une main tremblante.
Tout s'entremêle. Tout s'emmêle. Mes pensées dérivent. Je ne comprends plus rien. Je te pleure. Et je pleure le monde avec toi. Car sans toi, mon monde n'existe plus. Je t'aime si fort. Si fort. Si fort que mon cœur éclate. En mille morceaux d'amour. J'ai trop d'amour à te donner. A toi qui ne peux plus le recevoir. Je t'aime plus que tout au monde.
Adieu, Mon Lucas, Adieu ...

Ton Ambre à jamais.



Cher Lucas,

J'ai retrouvé les lettres que je t'écrivais et que tu n'as jamais pu lire. Je t'en écris une dernière, pour clore la série. Tu ne la liras jamais celle-là non plus. Puisses-tu avoir trouvé le repos éternel dans ton monde de rêves.
Je t'ai pleuré. Pendant si longtemps. Vivant comment une âme errant, comme une ombre.
Puis j'ai relevé la tête. J'ai ouvert les volets. J'ai lavé mes cheveux. Je me suis habillée. J'ai mis ma petite robe rouge que tu aimais tant m'enlever. Elle me va toujours. Nous sommes en été. Encore et toujours. Cela fait 1 an. Il m'a fallu un an pour étancher ma soif de larmes.
Je me suis assise devant le miroir. Par terre, en tailleur. Je me suis maquillée. Un soupçon de rouge aux joues. Anti-cernes. Crayon vert. Mascara. Fard à paupières. Rouge à lèvres. J'ai plissé les yeux. Etiré mes lèvres. Il m'a fallu un bon quart d'heure pour arriver à sourire. Mais malgré le temps, ces choses-là ne s'oublient jamais. Qu'il était pâle ce sourire ! Mais c'était un sourire quand même.
Alors j'ai fermé les yeux. Et je t'ai vu. En train de sourire. Alors je me suis mise à rire. Comme une folle.
L'assistante sociale est arrivée à ce moment-là. Au début, elle a cru que je pleurais. Puis ces yeux se sont écarquillés. Sa bouche a formé un rond parfait. Et j'ai rit de plus belle. Tu m'aurais vu ! Je riais. Je riais. Je rattrapais un an de rire perdu. Elle m'a prise pour une folle !
Alors, je me suis levée, je l'ai serrée dans mes bras. Et je suis sortit dans la rue. Comme ça. Pieds nus. Et je riais. Je riais. Tout le monde se retournait sur mon passage. Mais moi, je m'en fichais. Au fond de mon cœur raccommodé ton sourire brillait et brille toujours. Je me suis assise sur l'herbe du grand parc. J'ai roulé dans la pente jusqu'au bac à salle. Sur ma robe, s'éparpillait une galaxie de brins verts. Les gens me prenaient pour une folle échappée de l'asile. Et je riais. Je riais. Puis j'ai virevolté jusqu'à la fontaine. Et je me suis aspergée. Comme notre bataille d'eau, à Florence, tu te souviens ?
Puis j'ai arrêté de rire.
Sur le banc, en face, un jeune homme. Dans ses yeux, toute la peine du monde. Alors je me suis approché de lui. Et je lui ai sourit. Un grand sourire ! Digne des tiens. Et je lui ai dit : « Quelle que soit la raison pour laquelle tes yeux pleurent, elle ne vaudra jamais un éclat de rire ! » Il m'a sourit tristement. Son cœur à lui aussi s'était déchiré. Je lui ai pris la main. Et je l'ai serré très fort. Très très fort. Et je lui ai murmuré, tout bas, à l'oreille : « Moi aussi j'aurais voulu qu'on me tienne la main. »
Alors, tout bas, à l'oreille, je lui ai chuchoté notre histoire. Ton coma, les lettres, ma peine, ma vie brisée. Mon envie d'en finir, ma lâcheté au moment de le faire. Tous les sentiments que j'avais endurés pendant un an. Puis ma réconciliation avec la vie. Ma vie. Ensuite, je lui ai parlé de toi. De mon amour. De ton sourire. De ta joie. Puis, à la fin, il m'a dit : « Vous avez le plus beau sourire du monde ».
J'étais trempé, mon maquillage avait coulé, j'étais pieds nus. J'étais heureuse.
Et tu sais quoi ? Il s'appelle Lucas.

Votre Ambre à tous les deux.
_________________
Les larmes du vent sont des cristaux de guérison


Dernière édition par le Ven 11 Aoû - 20:43, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Vaem Harön
Chef des Arashi
Chef des Arashi



Inscrit le : 09 Nov 2005
Messages : 1578

MessageSujet: Re: Textes   Mar 27 Juin - 13:48

......................

*reste sans voix*

....... Magnifique !

*a manqué de pleurer sur la première histoire et la première lettre*
_________________
~ Le temps est venu de débarasser la terre des Tsubasa ! ~

« Mais ça va ! C'est qu'une balle dans l'pied ! »

Vaëm, à Lio, le même soir de grande fatigue.
Revenir en haut Aller en bas
Annël Ordan
Membre des Tsubasa
Membre des Tsubasa



Inscrit le : 19 Juin 2006
Messages : 155

MessageSujet: Re: Textes   Mar 27 Juin - 13:57

Vouais superbe ^^ enfin je te l'ai d'jà dis sur MSN tit frère mais très beau...^^
Revenir en haut Aller en bas
Tanil Ordan
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 19
Inscrit le : 16 Juin 2006
Messages : 876
Localisation : Perdu en pleine nature !

MessageSujet: Re: Textes   Mar 27 Juin - 20:21

Merci Embarassed

ça me fait très plaisir ce que vous dites là !!!

Encore merci, euh ... Beaucoup !

mdr ...
_________________
Les larmes du vent sont des cristaux de guérison
Revenir en haut Aller en bas
Dana Dymphna
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 16
Inscrit le : 21 Nov 2005
Messages : 1662

MessageSujet: Re: Textes   Mar 27 Juin - 20:52

C'est simplement sublime... franchement c'est je crois les plus beaux textes que j'ai lu dernièrement, on ressent bien l'émotion que tu veux faire passer, il y a pas de maladresses... franchement continue comme ça, c'est magnifique ! ^^
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Tanil Ordan
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 19
Inscrit le : 16 Juin 2006
Messages : 876
Localisation : Perdu en pleine nature !

MessageSujet: Re: Textes   Mar 27 Juin - 22:44

Wahou :/
Bah ça remonte le moral !
lol
Merci beaucoup ...
D'avoir pris la peine de lire et de me dire tout ça !
Bah voilà, moi aussi je reste sans mot :p
_________________
Les larmes du vent sont des cristaux de guérison
Revenir en haut Aller en bas
Vaem Harön
Chef des Arashi
Chef des Arashi



Inscrit le : 09 Nov 2005
Messages : 1578

MessageSujet: Re: Textes   Mar 27 Juin - 22:49

Question : je peux te les piquer pour les mettre sur mon blog ?
Avec ton nom bien entendu !
_________________
~ Le temps est venu de débarasser la terre des Tsubasa ! ~

« Mais ça va ! C'est qu'une balle dans l'pied ! »

Vaëm, à Lio, le même soir de grande fatigue.
Revenir en haut Aller en bas
Dana Dymphna
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 16
Inscrit le : 21 Nov 2005
Messages : 1662

MessageSujet: Re: Textes   Mar 27 Juin - 23:12

Tanil Ordan a écrit:
Wahou :/
Bah ça remonte le moral !
lol
Merci beaucoup ...
D'avoir pris la peine de lire et de me dire tout ça !
Bah voilà, moi aussi je reste sans mot :p


(en fait j'avais la flemme de lire mais en voyant les commentaires j'ai lu finalement, mais chuuuut faut pas le dire XD)
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Tanil Ordan
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 19
Inscrit le : 16 Juin 2006
Messages : 876
Localisation : Perdu en pleine nature !

MessageSujet: Re: Textes   Mar 27 Juin - 23:12

Ah euh ... Oui, bien sûr !
tant que tu précises d'où ça vient, c'est ok !
(j'ai eu des problèmes avec un mec comme ça >< grml ^^)
Ce serait, d'ailleurs, un grand honneur !
_________________
Les larmes du vent sont des cristaux de guérison
Revenir en haut Aller en bas
Vaem Harön
Chef des Arashi
Chef des Arashi



Inscrit le : 09 Nov 2005
Messages : 1578

MessageSujet: Re: Textes   Mer 28 Juin - 10:55

(Moi aussi j'ai eu des soucis avec ça...)

T'en fais pas ^^ Je mettrais un lien vers ici, de même que ton nom. Et si tu veux ton adresse mail.
_________________
~ Le temps est venu de débarasser la terre des Tsubasa ! ~

« Mais ça va ! C'est qu'une balle dans l'pied ! »

Vaëm, à Lio, le même soir de grande fatigue.
Revenir en haut Aller en bas
Tanil Ordan
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 19
Inscrit le : 16 Juin 2006
Messages : 876
Localisation : Perdu en pleine nature !

MessageSujet: Re: Textes   Mer 28 Juin - 11:45

Non, c'est bon ça ira ^^
Nan mais un mec avait reppris tout un texte en changeant en plus, les pronom -_-'
grml :/
trop énervée sur ce coup-là !!

mdr Dymphna, tu as THE technique (désolée : je n'ai lu ta rpéonse que après *-*)
_________________
Les larmes du vent sont des cristaux de guérison
Revenir en haut Aller en bas
Tanil Ordan
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 19
Inscrit le : 16 Juin 2006
Messages : 876
Localisation : Perdu en pleine nature !

MessageSujet: Re: Textes   Mer 28 Juin - 11:50

Beh euh ... Je continue :/


Pour ne pas oublier les mots, il faut les écrire.

Il est enchaîné, tout près de moi. Son visage est crispé. Sa respiration s'accélère.
Si je n'avais pas aussi peur, je remarquerais peut-être combien il est beau. Mais, après, tout, je le remarque. C'est peut-être que je n'ai pas aussi peur que je le pense.
Non, je n'ai pas peur. Je suis plutôt confiante. La mort ne peut pas être pire que tout ce que j'ai vécu. Enfin si, peut-être. Mais je préfère ne pas y penser. Je préfère imaginer que c'est comme une délivrance.
Les soldats nous mettent en joue. Son corps tremble et avec lui, tous ceux de la longue file d'hommes et de femmes, collés, dos au mur, à nos côtés.
Je sais que bientôt j'entendrais une détonnation. Puis qu'un morceau de métal transpercera mon corps. Mais je ne peux m'empêcher de le regarder. Mes yeux ne peuvent pas quitter son profil régulier.
Le commandant hurle, les sous-fiffre tirent. Je me raidis en attendant l'ultime minute. Et je prends sa main dans la mienne.
Il me sourit et j'emporte ce sourire avec moi dans l'au-delà.

Je me réveille. Et je laisse mon regard errer sur le gris de ma cellule.
Ce n'était qu'un rêve. Un si doux rêve.
Mon exécution est demain.
Et face aux hommes armés, je serais seule.


Les bruits muets

Le silence ... Un silence lourd, pesant, étouffant même. Un silence qui pèse de sa chape de plomb sur vos épaules. Un silence qui vous paralyse. Un silence qui vous fait peur.
Je vois les gens qui bougent autour de moi. Ils marchent, ils courent, ils rient, ils pleurent, ils parlent, ils chantent. Mais c'est comme si on avait coupé le son de la télé. Comme si je regardais un vieux film de l'époque du cinéma muet. Sauf qu'il n'y a pas le fond sonore (vous savez, cette musique qui va si bien avec les images et qui fait qu'on oublie qu'il n'y a pas de paroles). Et qu'il n'y a pas d'écran devant moi. Ce que je contemple, c'est la vraie vie.
On dit qu'on s'habitue à tout, que l'humain a cette capacité. C'est faux. Ça a beau faire un mois que je suis sortie du coma avec les deux tympans déchirés, je ne me suis toujours pas habituée. Certaines personnes disent qu'elles aimeraient connaître un jour le silence absolu. Mais elles ont tort. Parce que le silence complet (quand je dis silence complet, je veux dire qu'il n'y a plus AUCUN bruit ; je ne parle pas de celui que demandent les profs à leurs élèves !), en vérité, c'est horrible. Pire que ça d'ailleurs. Ça paraît inimaginable tellement c'est affreux. Plus rien. Plus aucun son. C'est effrayant, c'est stressant, c'est invivable !
Je vois les gens qui passent et je pense. Je pense aux bruits qui m'étaient familiers. Bruits de pas, bruits de voix, bruits de rire ... Son que produisent les objets aussi : une chaise qu'on déplace, une guitare, un ordinateur qu'on allume ... Peut-on se souvenir d'un bruit ? Après tout, on peut se souvenir d'une couleur, d'une texture. D'un goût ou d'une odeur, c'est déjà plus difficile. Mais faisable. Alors, je crois que je me souviens de certains sons. J'ai l'impression de les entendre. Quand quelqu'un parle, j'ai presque l'impression d'entendre sa voix. Puis, je me rends compte que je ne peux pas, que c'est impossible. Et ça me donne envie de pleurer.
Malentendante. Ce serait plutôt pas-du-tout-entendante dans mon cas. Sourde, quoi ! Malentendante, quel doux euphémisme. Pourquoi utiliser des mots aux sens si faibles pour une vérité si cruelle ? Je suis sourde, pas malentendante. Ils veulent nous faire avaler la pilule. Et avec du jus de fruits (voire de l'alcool), ça passe toujours mieux qu'avec de l'eau.
Moi, j'en veux pas de leurs sales gâteries. Moi, mes bruits sont devenus muets. Pas mal-parlants. Non. Juste muets. Et c'est encore pire ...
_________________
Les larmes du vent sont des cristaux de guérison
Revenir en haut Aller en bas
Dana Dymphna
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 16
Inscrit le : 21 Nov 2005
Messages : 1662

MessageSujet: Re: Textes   Mer 28 Juin - 13:24

Le premier texte est superbe lui aussi...

Le deuxième, j'aime bien, mais je sais pas, il aurait peut-être fallu approfondir le contraste avant/après, il manque quelque chose pour qu'on ressente vraiment l'émotion... je sais pas trop^^

Enfin ils sont quand même très beaux !
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Tanil Ordan
Guérisseur ( Tsubasa )
Guérisseur ( Tsubasa )



Age : 19
Inscrit le : 16 Juin 2006
Messages : 876
Localisation : Perdu en pleine nature !

MessageSujet: Re: Textes   Mer 28 Juin - 13:41

Oui, je pense que je vois ^^
Quand j'ai écrit le deuxième, je trouvais qu'il manquait beaucoup de profondeur. Qu'on ne ressentait pas bien l'émotion et ce que j'ai voulu faire ressentir (huhu *-*)
Ça m'a beaucoup étonné quand on m'a dit le contraire !
Mais je vois que ce n'est pas le cas de tout le monde !
Un jour, quand j'aurais le temps et moins de flemme, je le repprendrais, lui aussi :/
Mais dans longtemps, pour le voir avec un nouvel oeil !
Mais merci pour le conseil !!
_________________
Les larmes du vent sont des cristaux de guérison
Revenir en haut Aller en bas

Textes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Diamond quest :: Hors jeu :: Créations-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet