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 Les plumes de MilVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Mil Rodan
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Age : 20
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MessageSujet: Les plumes de Mil   Lun 25 Sep - 2:07

Bah, euh, plutôt que de faire une tonne de sujets pour mes poèmes et mes dessins et mes photos), je vais mettre ces trois choses là au même endroit. Au cas où vous voulez voir une histoire plus longue, faut me le dire.
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Mil Rodan
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MessageSujet: Re: Les plumes de Mil   Lun 25 Sep - 2:08

Les Fées Incinérées...


(essayez de comprendre quelque chose, en sachant que tout est réalité et image en même temps...)


Je n’ai jamais eu l’oreille bien musicale, et pourtant, je crois entendre des fées incinérées chanter sous la pluie. Un espoir vain et enfantin me brûle, à tel point que je me retrouve en cendres de rêves, le pas dansant parmi les flammes d’eau et les brasiers glacés.
J’aime cette émanation imaginaire, mes pieds qui plongent dans l’éternelle impulsion lacrymale, écrasant et s’entremêlant aux êtres aquatiques. Je voudrais voir un poisson tomber du ciel, et l’inonder de gouttes, pour ensuite le noyer contre un nuage.
Pourtant, il me manque un peu de voix ou une cape ornée de papillons, pour me réchauffer devant un brasier glacé.
Ils sont morts, bien loin, et je demeure, dansant au rythme des battements muets de mon cœur. J’ai envie de courir sur des plumes et de plonger dans une forêt statufiée.
J’ai toujours eu peur pour mes bourgeons, ces quelques mots qui coagulent dans l’espace, et qui pourraient si bien mourir. Je crains qu’un jour, ils ne se couvrent, ou que le bien d’aujourd’hui devienne la douleur de demain.
Donnez-moi une montre pour regarder le temps passer. Brisez-la, je vous dirais que de toutes manières, je n’aime pas voir l’heure tourner. Ce cercle sur lesquelles courent les aiguilles est un leurre, amis. Le temps est plus linéaire que nous ne pourrons le croire, il n’y a que les guerres et les rancunes qui forment une spirale infinie. Je voudrais d’ailleurs sauter d’un arc de cercle à l’autre, et voir les autres époques, les autres cris, les autres personnes qui errent.
Puis il y a ses lèvres, qui, frôlant mon cou, me rendent simplement démente. Pleurons les morts de mille et un baisers, et laissons nos mains glisser sur nos peaux tièdes. La chaleur sera son souffle qui chatouille mon oreille…
Et me revoilà à courir dans un désert, sans aucune empreinte après mes délires. De vieilles fleurs délabrées poussent sous mes pas, les arbres morts sortent de l’iceberg à chaque fois que je perds pied… Et je ris… Laissez-moi rire, laissez-moi l’aimer, laissez-moi perdre raison ! Je demeure ici pour cela, après tout… pour vivre.
Les sons se calment, voilà l’air lacrymal suspendu à l’étoile que je frôle. Je sombre, certes, et pourtant l’aura de ma plume décédée demeure un peu pâle…
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Mil Rodan
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MessageSujet: Re: Les plumes de Mil   Lun 25 Sep - 2:10

Les deux enfants qui tissaient un rêve


(j'ai essayé de recréer l'ambiance des chansons de geste du Moyen-Âge, pour conter l'histoire d'une amitié avec quelqu'un que j'appréce beaucoup
PS : je suis l'enfant des mots d'encre ^^)


Il était une fois
Deux enfants qui vivaient aux temps des rois
Qui, je le crois
Avaient su mutuellement se protéger des rêves d'effroi.

L'une née du vent
L'autre des mots d'encre,
Elles parcouraient les espaces incessants
A la quête d'un royaume où poser leur ancre.

Quels que soient les obstacles passés
Et les plaines traversées,
Même lorsque leurs pieds saignaient,
Vers cette tranquillité elles avançaient.

A croire qu'entre leurs mots
Et leur combat contre le faux,
Elles avaient tissé un rêve immense
En atteignant une incroyable confiance.

Ces mots nés de leurs âmes qui s'envolaient au vent
Sans jamais en arriver à faire couler le sang,
Se mêlèrent aux esprits des manants
Pour faire sourire les petites gens.

Ni guerrières ni magiciennes
Ces enfants lors des matins blêmes,
Avant même que la Mort ne vienne,
Allaient guérir les douleurs sans flemme.

Les peuples se sentaient libérés à leur passage,
Possédés par ce tissu de rêve sans âge.
Et elles continuaient à chercher
Aussi loin qu'il leur fallait, ce château oublié.

Leur amitié les mena longtemps
A travers les routes, les forêts et les ans.
Vint le temps où les pas se faisaient plus lourds
Sans que leur rêve ne devienne sourd.

L'âge les frappa comme il nous frappe tous
En leur cœur naquit une sombre secousse :
Elles n'avaient pas atteint leur but,
Et déjà s'annonçait l'heure de la chute.

Elles se prirent la main,
Dans un espoir vain
Celui d'y trouver suffisamment de courage
Pour apercevoir cette forteresse-mirage.

Ce fut dans la forêt, sous les rares rayons,
Que de leur rêve elles murmurèrent leurs derniers sons.
D'un regard entendu elles comprirent
Que leur château se trouvait dans les sourires...

Ces sourires qu'elles avaient enfantés
Et fait naître en les âmes des peuples croisés,
Ceux qui à jamais annonceraient
Qu'elles étaient reines de cette forêt.

Encore aujourd'hui les arbres chantent
Les dernières strophes du tissu de rêve,
Pendant que les sages répètent sans trêve
Que ces deux enfants avaient été des guides aimantes.

Il y avait des magiciens et des guerriers
Ces gens qui ne pensaient qu'à blesser et tuer.
Mais désormais tous savaient
Qu'une des plus puissantes armes était l'amitié.

Que cesse le sang de couler en vain
Rappelons-nous du tissu de rêve
Oeuvre de mots d'encres gravée dans la sève
De cette forêt qui garde ces deux corps qui se tiennent la main.
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