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| | [ facultatif ] La Fanyarë, livre saint des Tsubasa | |
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Idril Fëfalas Membre des Arashi


Inscrit le : 02 Nov 2005 Messages : 2529 Localisation : Là où personne ne penserait me trouver
| Sujet: [ facultatif ] La Fanyarë, livre saint des Tsubasa Jeu 15 Déc - 23:03 | |
| ( toujours en cours d'écriture )
La Fanyarë est le livre saint des Tsubasa, retraçant plusieurs mythes et légendes sur Igual Rivag. Il est très connu des membres du Clan... Ici seront postée les légendes, au fur et à mesure ... ^^
Dernière édition par le Jeu 15 Déc - 23:36, édité 1 fois |
|  | | Idril Fëfalas Membre des Arashi


Inscrit le : 02 Nov 2005 Messages : 2529 Localisation : Là où personne ne penserait me trouver
| Sujet: Re: [ facultatif ] La Fanyarë, livre saint des Tsubasa Jeu 15 Déc - 23:05 | |
| La Genèse
Verset 1 : De Nova à Neinê.
Au commencement était Nova… Nova n’était rien d’autre qu’une brume, noire et épaisse comme l’haleine du démon, qui errait sans but dans un vide sans fin à l’infinie tristesse. On ne sait pourquoi, on ne sait comment, mais un jour Nova engendra un être de lumière qui différait en tous points de ce qu’elle était : elle était aussi sombre que l’être était lumineux, était aussi perdue que l’être était assuré, était aussi triste que l’être était joyeux… Ainsi naquit Igual Rivag, Seigneur de toute chose, de toute vie. Le Seigneur s’ennuyait dans le monde triste et morne dans lequel il était né, aussi il décida un jour de se créer trois objets pour passer le temps, trois objets qu’il nomma « Astres ». Tout d’abord, il créa à partir de la flamme la plus brûlante une sphère parfaite et orangée, léchée par des feux terribles. « Trop chaud », se dit le Dieu. Aussi il accrocha sa création ratée dans les cieux et lui donna le nom de « Soleil ». Il n’y accorda ensuite plus aucune importance. Il recommença alors une seconde fois son ouvrage mais prit cette fois la plus pure des glaces pour parfaire son œuvre : de ses mains naquit alors une seconde sphère parfaite, mais cette fois ci d’une triste couleur grise et d’une froideur sans égale. « Trop froide » se dit alors le Dieu, de plus en plus agacé. Il décida alors d’accrocher cette seconde erreur juste en face du soleil et lui donna le nom de « Lune ». Lors du troisième essai, le Seigneur Rivag décida de mélanger les deux éléments et d’en incorporer un troisième, la terre : cette fois, l'objet était à bonne température mais sa surface était irrégulière ! Le Dieu en pleura alors de dépit, fâché de son échec, et de ses larmes naquirent les océans qui comblèrent les grandes fosses tandis que les lacs se formèrent dans les fosses plus petites… Ainsi se forma notre planète… que notre Seigneur nomma amoureusement « Neinê » et qu’il accrocha entre ses deux premières créations… Cependant, il ne fallut pas bien longtemps à l’ennui pour revenir envahir le cœur du Seigneur qui ne put s’empêcher de lâcher soupir sur soupir : il s’était approché de ses trois astres et l’un des soupirs, véritable courant d’air chaud, vint envelopper par erreur Neinê et devint ainsi son atmosphère, ce qui enchanta le Dieu qui se promis de faire de cette dernière la plus belle terre qui soit…
Verset 2 : De la pierre brute à l’aboutissement de Neinê
Neinê n’était qu’une roche vide de vie, agitée par les flots des océans quand le divin Igual Rivag commença à créer la vie … De ses mains agiles, il façonna en premier lieu le ciel, où il installa les nuages et les premiers oiseaux, les êtres qui seraient les plus proches de lui… Il prit ensuite une des plumes de ces êtres et la modifia afin de créer les poissons dont il peupla les rivières, fleuves, lacs et bien sur Océans… Des poissons, par toutes sortes de manipulations, il obtint bientôt les premiers mammifères qui devirent maîtres des terres. Enfin, il finit par créer les animaux sous-terrain tel les taupes, qui eurent pour logis les terres encore vierges de Neinê. Cependant, l’Eternel ne tarda pas à s’apercevoir que ces êtres se mourraient les unes après les autres et ce après un laps de temps terriblement court. Il tenta toute sorte d’alchimie sur ces créatures mais rien n’y fit, elles finissaient toutes par rendre l’âme en moins de quelques mois… Igual Rivag se demanda alors s’il n’avait pas oublié quelque chose, et en examinant Neinê de plus près, il vit alors que les animaux n’avaient aucun endroit ou se cacher ou encore à manger dans le cas des herbivores… Il rit de son oubli et créa alors les plantes à partir d’un de ses cheveux qui, en se déroulant sur la terre, prit la forme du premier arbre et se multiplia jusqu’à former les immenses forêts que nous connaissons… Il créa également de grandes plaines recouvertes d’herbes grasses afin de nourrir le bétail affamé… Neinê prit alors sa forme presque définitive… Mais le Dieu s’aperçut vite qu’il manquait quelque chose et qu’il fallait vite y remédier...
Verset 3 : De l’Argile à l’humain.
Il manquait effectivement un animal assez fort pour contrôler le reste de la faune, aussi Igual Rivag décida de créer l’être vivant parfait le plus complet possible et prit la plus belle poignée d’argile qu’il put trouver pour commencer son travail… L’Eternel était tellement absorbé par son ouvrage qu’il ne se rendit point compte que la moitié de sa matière était tombée dans un moule, par inadvertance, et avait prit la forme d’une créature allongée, qui se tenait sur ses deux membres postérieurs et qui avaient les articulations des pattes antérieures bien plus développé que n’importe quel autre animal : c’était la naissance du premier homme et bientôt suivit celle de la première femme ! La femme, nommée Tsubasa, avait de longs cheveux noirs qui coulaient sur sa taille à la manière d’une cascade : elle était assez grande, très mince et svelte, avait la peau hâlée et les lèvres d’un rouge aussi lumineux que le sang. L’homme, appelé Arashi, était lui aussi de haute taille mais avait les cheveux d’un blond très lumineux, tout comme sa peau : il avait une forte stature et des muscles assez développés qui lui conféraient une grande force. Igual Rivag fut très embêté par cette double création : en effet, aucun des deux êtres n’était complet, vu qu’ils étaient issus d’une matière qui n’aurait du composer qu’une personne ! A Tsubasa il manquait tolérance et soif d’évolution tandis qu’Arashi n’était pas croyant et ne pouvait se satisfaire de ce qu’il avait ! « Ces êtres ne vivront pas bien longtemps » pensa le Dieu. Et pourtant… ce ne fut pas du tout le cas : preuve en est que nous sommes toujours bien là… Au début, Tsubasa et Arashi s’entendaient à merveille ! Pendant que l’un vaquait à une tâche précise, l’autre la complétait ce qui donnait une harmonie parfaite ! Igual Rivag était finalement bien fier de ses deux petites créations… des enfants naquirent bientôt, puis un peuple se forma…un clan uni et soudé comme jamais ! L’œuvre ratée était finalement des plus rayonnante… jusqu’à ce qu’arrive un accident tragique... celui du vol de la pierre du Seigneur Rivag... |
|  | | Idril Fëfalas Membre des Arashi


Inscrit le : 02 Nov 2005 Messages : 2529 Localisation : Là où personne ne penserait me trouver
| Sujet: Re: [ facultatif ] La Fanyarë, livre saint des Tsubasa Lun 6 Fév - 23:02 | |
| Le Diamant du Seigneur Rivag
Verset 1 : L’âge d’Aënda
1000 ans passèrent depuis la création de Tsubasa et Arashi : ces derniers, morts depuis bien longtemps, avaient laissé la maîtrise du monde à leur fils aîné et cette tradition s’était ainsi perpétrée … La société avait considérablement évoluée : la magie était présente partout, dans ses moindres formes, mélangée aux techniques qui se perfectionnaient… c’était un temps bénit par le Seigneur Rivag, un âge d’or que l’on appelait l’âge d’Aënda. Aënda était en réalité la grande prêtresse du clan : cette femme au teint pâle et au port d’une statue était d’une capitale importance pour le village. Elle était belle et gentille, douée de grands pouvoirs et d’une intelligence peu commune : en somme, elle était une des personnalités les plus admirées et les plus appréciée du camp. Elle incarnait presque la perfection, ce qui lui valu de voir son nom attribué à la période prospère qui se déroulait…
Un jour, alors qu’Aënda se promenait dans une des forêts sombres du territoire, elle chuta dans une haute fosse et se brisa le pied sur une pierre. La nuit était tombée depuis déjà quelques temps et la jeune femme commençait alors à penser qu’elle ne pourrait se sortir vivante du piège naturel dans lequel elle était tombée… Le Seigneur Rivag en décida tout autrement. Une vive lumière verte éclaira soudainement les parois de glaise qui enserraient Aënda : l’intensité des rayons était si forte que la jeune femme dût fermer les yeux pour ne pas devenir aveugle ! Une voix douce mais néanmoins forte s’éleva alors, paisible et amicale :
- Je te connais, dit-elle, tu es la prêtresse du Clan des humains ?!
La question était plus qu’incongrue aux yeux d’Aënda qui pensait que la réponse était évidente mais elle jugea tout de même raisonnable de répondre…
- Effectivement, vous voyez juste Ô Inconnu… mais où êtes-vous donc ?! J’ouïe bien votre voix mais mes yeux ne vous voient pas… ma personne vous inquièterait-elle ?! Ou serait-ce la nuit qui trahirait mes sens ?!
- Oh non jeune dame, tes yeux ne faillissent point…comment pourrais-tu voir un être qui n’existe pas ?! Qui n’a nulle consistance… ?! Mais si ce détail t’embête à ce point, je me ferais un plaisir d’y remédier…
La lumière verte se diffusa une nouvelle fois dans toute sa splendeur et, quand Aënda rouvrit les yeux, elle se trouva nez à nez avec le seul être qu’elle n’aurait cru rencontrer lors de son existence… Une paire d’aile sertissait son dos : la première était blanche comme la neige et la seconde noire comme le charbon. Ses longs cheveux flottaient dans les airs comme s’ils étaient chacun doués d’une vie propre et ses yeux bicolores dardaient la prêtresse… cette dernière en était bouche bée ! Qui aurait cru que le Seigneur Rivag était son interlocuteur ?!!! Elle n’aurait pas déjà été à genoux, nul doute qu’elle s’y serait jetée…
- Te voilà bien étonnée ma chère dame… n’es-tu point pourtant habitué à me parler, dans tous tes songes et toutes tes prières ? De tous les humains, tu es celui qui est le plus proche de ma personne…
Il tendit la main vers Aënda en souriant doucement, et toucha sa cheville qui se vit aussitôt soignée : la prêtresse était paralysée par l’étonnement ! Le Seigneur reprit alors, de sa douce voix :
- Le Destin fait bien les choses, Fille de mon sang ! Vois-tu, je devais te parler il y a déjà bien longtemps… mais seules les circonstances d’aujourd’hui se prêtaient réellement à une rencontre !
- Seigneur, je suis tout à votre service et à votre écoute ! L’Humble créature que je suis tâchera de vous servir du mieux que ses faibles forces le pourront !
Un petit rire s’éleva alors dans la nuit noire : un rire à la fois doux, triste, douloureux et joyeux. Un rire qu’on ne pouvait imiter… le genre de son qu’on ne peut entendre qu’une fois dans sa vie grand maximum…
- Aënda, voilà bien longtemps que je ne suis pas descendu dans le monde des hommes. Quand je suis arrivé ici, il y a de ça deux lunes, je m’étais apprêté à ne trouver que désolation et décadence… quelle surprise ! Jamais plus brillante civilisation n’a été offerte aux yeux d’un Dieu ! Si le nom de Dieu je mérite … car j’ai été bien injuste et lâche envers vous. Vous, mes créatures, mes enfants, je vous ai laissé seuls ici sans protection…cela est assez. Votre courage et votre bonté sont exemplaires aussi, en gage de ma grande admiration, je tiens à vous donner ceci…
Devant les yeux médusés de la prêtresse, la divinité s’entailla le poignet droit, laissant couler sur le sol son sang fluide et rouge comme le plus pur des rubis. Le chaud liquide commença alors à se tordre dans tous les sens en rayonnant d’une étrange lumière avant de former ce qui semblait être une pierre. Aënda fut aveuglée par un long flash et, quand elle rouvrit les yeux, se trouva face à un splendide diamant, aussi gros qu’une pomme. Quant à Igual Rivag, il semblait avoir disparu…
- Ce bijou est le gage de ma protection Ô prêtresse. Amène le à ton peuple et protège le comme s’il s’agissait de ta propre vie. Sous la plus belle des cascades tu viendras le déposer et tu l’honoreras toutes les 7 lunes… ainsi, protection et prospérité seront accordée à tous les hommes qui vivent en ce monde… je compte sur toi !
Le souffle de vent qui avait apporté ces ultimes paroles se perdit dans la nuit, doucement, tandit qu’Aënda rentrait au campement en serrant la pierre contre son cœur… Les ordres du Créateur furent alors respectés et le diamant devint le symbole du pouvoir divin qui régissait la vie de chaque personne du Clan…
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|  | | Idril Fëfalas Membre des Arashi


Inscrit le : 02 Nov 2005 Messages : 2529 Localisation : Là où personne ne penserait me trouver
| Sujet: Re: [ facultatif ] La Fanyarë, livre saint des Tsubasa Dim 18 Juin - 21:48 | |
| Verset 2 : La première de trois lois.
Bien des années étaient passées depuis l’apparition du cristal de notre Seigneur : le temps suivait doucement son immuable cours, entraînant avec lui les vestiges des temps passés. Le clan s’était quelque peu développé, mais de très légères scissions étaient apparues. Certains individus remettaient en doute la parole d’Aënda, blasphémant contre le Très Haut en prétendant que l’apparition du cristal n’était que l’œuvre de l’esprit soit-disant dérangé de la prêtresse. Ils refusaient catégoriquement de reconnaître la suprématie de Dieu mais, bien heureusement, ne se rebellaient pas encore contre son pouvoir… Tous avaient compris que la magie était l’élément qui déterminerait la durée de vie du clan : en effet, avec le temps, de minuscules regroupements d’hommes totalement détachés du groupe étaient nés, on ne pouvait dire trop comment. Beaucoup pensaient qu’il s’agissait là d’êtres exilés de la communauté pour une raison X ou Y mais cette hypothèse ne put être prouvée. Ces groupes représentaient néanmoins une possible menace pour notre avenir, et mettaient en péril l’existence même de nos noms : c’est ainsi que le Sage Etän, Grand chef de l’époque, prit la décision non plus d’enseigner les arts magiques comme étant une « option », mais comme étant un art. Cette dernière devint alors une priorité dans les esprits. Deux groupes distinguèrent très vite, suivit d’un troisième assez minoritaire : le premier groupe était composé d’hommes et femmes plus aptes à manier les éléments solaires que toute autre essence. On déclara alors qu’il s’agissait des protégés de Sieur Arashi. Quant aux seconds, ils étaient plus à l’aise avec les magies de type lunaire et furent à juste titre nommés « protégés de Dame Tsubasa ». Quant aux derniers, qui maniaient un élément terrestre assez complexe, on les jugea trop singuliers pour prendre place dans l’une ou l’autre catégorie… mais cela ne les offusqua outre mesure. Cela apporta alors de biens grands problèmes : en effet, il s’avéra vite que les groupes se distinguaient non seulement au niveau de la magie, mais également au niveau des intérêts et des aptitudes. Il était certes normal que chacun s’entraîne de manière à développer ses dons de façon optimale, mais les méthodes usées étaient hélas radicalement différentes… les protégés d’Arashi étaient soucieux de créer de nombreuses techniques qui pourraient pallier leur magie si celle-ci se mettait à faiblir, tandis que les protégés de Tsubasa se contentaient de forcer sur leur pouvoir afin de l’amplifier au maximum… la première méthode ne plut absolument pas à Etän, qui considéra qu’il s’agissait d’un odieux blasphème envers le Seigneur et, de surcroît, une manière de braver son autorité.
Ainsi naquit la première de nos trois lois : celle de la hiérarchie. Fâché par la manie qu’avait le groupe Arashi de se soucier de choses parallèles à la magie afin de pallier cette dernière, il décida d’accorder les places les plus importantes de son gouvernement à ceux qui se plieraient à ses exigences. C’était cependant sans compter sur le caractère plus que borné des futurs hérétiques, qui ne voulurent rien entendre et qui, au contraire, décidèrent d’accentuer d’autant plus la différence. Les enfants de Dame Tsubasa devinrent alors la castre prédominante au niveau politique…tout comme au niveau de l’église, au détriment du second groupe. Ce n’était cependant que juste mesure des choses, puisque ces derniers continuèrent à refuser catégoriquement de changer leurs méthodes contre-nature. Ce fut le premier signe de décadence de notre brillante civilisation, causée par les enfants du soleil qui ignoraient sans doute ce qui allaient les attendre par la suite… _________________
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