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| | | Auteur | Message |
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Igual Rivag Admin

Nombre de messages: 118 Date d'inscription: 31/10/2005
 | Sujet: Le Pronaos Jeu 30 Oct - 14:58 | |
| Immense, le Pronaos peut accueillir deux milles fidèles par messe : haut de plusieurs dizaines de mètres, il est éclairé par les rayons de la lune -ou du soleil, mais dans ce cas un filtre est posé pour que la lumière ne soit pas trop agressive- via une immense coupole aux vitres bleu ciel très légèrement teintées. Le Prêtre qui célèbre la messe parle depuis une chaire installée à environ trois mètres du sol : pour être entendu de tous, il modifie légèrement l'air grâce à ses pouvoirs afin que le son ne se déforme pas.
On peut apercevoir la statue d'Igual Rivag de loin, mais seuls les clercs sont autorisés à l'approcher : les fidèles doivent se contenter de l'observer à travers une grande grille en métal ciselé... |
|  | | Lucius Ordëlyan Pontife


Nombre de messages: 2668 Localisation: Saint Abel Date d'inscription: 02/11/2005
 | Sujet: Re: Le Pronaos Mer 12 Nov - 21:51 | |
| Il descendit de son cheval, nettoyant d’un rapide geste de la main son manteau noir qui était couvert de poussière : voyant à la clepsydre installée sur la petite place du Temple qu’il était en retard, il laissa s’échapper un début de juron qu’il parvint néanmoins à transformer en un mot anodin, se rappelant qu’il était de mauvaise augure (et aussi de mauvais goût) de débuter une journée en de pareilles dispositions. Il laissa son regard sombre s’attarder quelques instants sur le bâtiment majestueux puis il somma les deux gardes à moitié endormis qui se trouvaient à l’entrée d’ouvrir grand les portes, chose qu’ils firent immédiatement. Prenant une grande inspiration afin d’humer la bouffée d’air parfumé à l’encens qui venait de l’intérieur, il s’avança dans le pronaos d’un pas lent avant de sursauter en entendant une voix amusée qu’il ne connaissait que trop bien mais dont les tonalités graves étaient toujours des plus surprenantes.
-Toujours aussi « ponctuel » Très Saint Père ! J’ai bien cru qu’il vous était arrivé quelques malheurs…
-N’ayez crainte Monseigneur, je suis arrivé entier et bien portant comme vous pouvez le constater.
Lucius inclina la tête pour saluer Monseigneur Zimmer, son ancien précepteur, devenu un des multiples prêtres auxiliaires de Saint Abel. L’homme lui rendit son salut en courbant également la tête, s’autorisant quelques familiarités du fait de la relation privilégiée qu’il entretenait depuis bien longtemps avec son cher protégé.
-Enfin, cela étant ce n’est pas bien grave : rares sont les fidèles motivés au point d’assister à l’office de 5 heures du matin ! Pour une fois que vous vous déplaciez en personne pour rendre les honneurs au Seigneur Rivag…
-Bah ! Je suis un grand timide, j’ai toujours été meilleur sans public…
Le vieillard réprima un rire et se contenta d’approuver d’un petit sourire qui en disait long : Lucius s’avança alors le long de la nef pour enfin plonger ses mains dans la cuve d’eau claire qui se trouvait sur l’autel. Il se lava rapidement les mains puis alluma les deux cierges qui se situaient de part et d’autre de la cuve pour enfin s’emparer avec délicatesse du rosaire qui dormait au cœur de sa sacoche. Il se le passa autour du coup puis, passant derrière l’autel, étendit les bras vers les côtés, débutant ainsi l’office. Monseigneur Zimmer s’assit sur un banc, joignit les mains, et se tut aussitôt.
Lucius n’était pas quelqu’un de timide, contrairement à ce qu’il aimait affirmer quand il célébrait un office sans public. Mais être seul (ou quasiment seul) ne l’empêchait pas de savourer l’instant : il adorait prier, prêcher, communiquer avec son Dieu adoré. Il leva les bras en direction de la coupole, se tourna en direction du Naos où se trouvait la statue d’Igual Rivag –se trouvant ainsi dos au public- puis commença à chanter joyeusement sa prière préférée, celle qui célébrait la création du monde et remerciait le seigneur pour ses bienfaits apportés au monde. Il la récitait toujours exclusivement en Tsubasa antique, langue que seule l’élite des clercs connaissait mais qui lui semblait être la seule capable de retranscrire parfaitement tout le sens et la profondeur de son discours. Une fois le premier chant finit, il se tourna une nouvelle fois afin de faire face à son public, puis débuta un sermon –en langue vulgaire cette fois- dans lequel il évoqua la piété des Tsubasa, le paganisme des Arashi et l’urgence qu’il y avait à éradiquer cette menace afin de protéger les innocents de leur peuple. Il passa bien une heure, voire même davantage, à traiter de tous les noms le peuple blond puis à louer les braves et pieux Tsubasa puis se décida enfin à procéder au rituel sacrificiel. Un peu délicat de nature, il n’aimait pas énormément devoir sacrifier de gros animaux tels que les bœufs (c’était assez difficile et très impressionnant) mais, étant donné la moindre importance qu’avait cet office, on lui apporta une bête plus modeste. Un jeune garçon vêtu de l’habit que portaient les novices s’avança en effet en lui tendant un agneau qui bêlait bruyamment, pressentant peut-être quel destin désagréable l’attendait. Lucius se pencha, remercia l’enfant, prit l’animal dans ses bras et attendit qu’on débarrasse l’autel pour le poser dessus, caressant le haut de son crâne pour l’apaiser. Il tendit la main droite sur le côté, attendant que le novice lui apporte une longue dague en or, incrustée de perles, de diamants, de rubis et de saphir : selon la tradition, elle avait été offerte par le Dieu au premier des Pontifes. L’objet était effectivement vieux de plusieurs siècles, mais nombreux étaient les clercs qui considéraient qu’il n’était qu’une copie de la véritable dague : cela importait néanmoins peu. Le symbole était tout ce qui comptait.
-Chhuuuuutt…
Il fit danser la lame devant ses yeux quelques instants puis fit glisser sa main gauche jusqu’au cou de l’animal qu’il serra soudainement : la bête, prisonnière, se contorsionna pour s’échapper quand la dague vint se ficher droit dans son flanc. L’agneau laissa s’échapper un bêlement sonore avant de se faire égorger puis retomba lourdement sur l’autel, raide mort. Le sang s’écoula doucement sur le sol, courant le long de sillons qui avaient été taillés spécialement à cet effet. Lucius leva une nouvelle fois la main droite vers le ciel, sans lâcher la dague, pour chanter cette fois ci plus sombrement une nouvelle prière, longue d’une vingtaines de minutes, toujours en Tsubasa antique. Enfin, il consentit à laver l’arme dans la cuve remplie d’eau dans laquelle il s’était lavé les mains une première fois, puis il annonça la fin de l’office, laissant le soin aux novices de nettoyer l’autel et de couper la victime ovine en plusieurs parts qu’ils distribueraient ensuite aux pauvres.
Monseigneur Zimmer fut le premier à prendre la parole.
-Magistral Très Saint Père. Je ne sais pas comment vous arrivez à trancher le cou de votre victime sans vous salir les manches ! Je suis, pour ma part, toujours obligé de les remonter. Sinon, c’est le drame.
Lucius sourit, amusé par la remarque. « Disons que le Seigneur Rivag doit avoir conscience de l’attachement que je porte à mon habit et guide ma main en conséquence ? »
-Sans doute.
Les deux hommes s’autorisèrent un petit rire et se tournèrent en direction de la statue d’Igual Rivag, veillant à ce que le sang de l’agneau parvienne bien jusqu’à elle.
-Au fait, reprit le vieil homme, puis-je savoir pourquoi vous avez insisté à faire l’office vous-même aujourd’hui ? Vous préférez habituellement le faire à la Chapelle…
-Certes… Disons que j’attends la visite de certaines personnes et je désirais que la rencontre se déroule dans le lieu le plus paisible possible.
-Et qui donc attendez-vous, si cela n’est pas indiscret ?
-Mes conseillers. Ou, plutôt, Shio et la jeune fille qui m’a été… chaudement recommandée par mon ancien bras droit. C’est sa nièce, et d’après lui elle est fort compétente. Autant savoir à quoi elle ressemble avant de trop compter sur elle.
-C’est là une sage attitude. Le prêtre inclina la tête. Vous vous êtes assagi, Lucius !
Le Pontife sourit en entendant son prénom puis acquiesça d’un léger hochement de tête. « C’est vrai. Et c’est grâce à votre enseignement ». |
|  | | Shio Conseiller


Nombre de messages: 295 Age: 20 Localisation: Partout ! Et, de ce fait, nulle part... Date d'inscription: 09/07/2006
 | Sujet: Re: Le Pronaos Jeu 13 Nov - 16:55 | |
| Shio se retenait à grand peine de se laisser submerger par une mauvaise humeur fort mal appropriée à la journée. Fort mal appropriée tout court, d'ailleurs. *J'aurais bel et bien du écouter le palefrenier lorsqu'il m'a conseillé de prendre un cheval...* soupira mentalement la jeune femme. Car, entêtée qu'elle fut à vouloir se rendre à pied au Temple par soucis de simplicité, elle se retrouvait bien évidemment coincée dans l'anarchie totale des rues de Saint Abel. Voilà déjà une bonne dizaine de minutes qu'elle n'avait plus fait un pas, un chariot de marchandises s'étant renversé au milieu de la rue, quelques dizaines de mètres plus loin, bloquant la circulation. Compte tenu de la densité de cette dernière, il n'avait pas fallu plus de quelques secondes pour qu'un bouchon totalement hermétique se forme. La foule dans laquelle était piégée Shio était tellement dense qu'elle ne pouvait même pas revenir sur ses pas dans l'espoir d'accéder à une ruelle plus petite - qui se serait de toute façon avérée tout aussi pleine de monde. Si encore ce n'était que la première fois, Shio n'aurait même pas haussé un sourcil et aurait stoïquement enduré l'attente. Mais ce n'était précisément PAS la première "pause forcée" de la matinée, et la conseillère était pour ainsi dire certaine d'avoir raté la quasi-totalité de l'office de 5h, à laquelle le Seigneur Ordëlyan n'aurait pas manqué d'assister. Et après plusieurs heures passées à "ronger son frein" dans les grandes artères de la ville sans avancer d'un pouce, même la patience devenue presque légendaire de la Ryû-o commençait à montrer des signes de faiblesse. Bien qu'elle garde en apparence un air calme, elle ne pouvait pas empêcher une veine de battre à sa tempe. Le Miracle survint cinq nouvelles minutes plus tard : la foule s'ébranla légèrement. Un espace suffisant pour écarter un peu les bras se forma durant un instant autour de Shio. L'inspiration lui vint de façon soudaine, née de la frustration de cette bonne heure d'immobilité : mobilisant son pouvoir, elle fit naître une puissante bourrasque au niveau du sol, et se propulsa vers le haut sous la surprise des usagés de la route. Atterrissant en douceur sur le toît d'une pagode proche, la jeune conseillère arrangea sa robe d'une main, et chercha des yeux les lumières du temple. Qui ne furent pas dures à trouver. -Être obligée d'en arriver là... soupira-t-elle. Il faudra vraiment faire quelque chose à propos du trafic...Le Temple était encore à une certaine distance, et un frisson lui parcouru le dos à l'idée du temps qu'il lui aurait encore fallu pour l'atteindre à pied... Se reprenant, elle amplifia légèrement son pouvoir, remercia intérieurement Igual Rivag de lui avoir permis de fuir cette foule oppressante, et s'envola, portée par son propre vent. Bien qu'elle préférait esthétiquement le pouvoir de l'eau à celui du vent, elle avait toujours reconnu la grande utilité de ce dernier et s'était donc très jeune entraînée dur autant pour chacun des deux. De fait, il ne lui fallu pas plus de quelques petite minutes pour atterrir enfin devant l'entrée du Temple, provocant à nouveau une certaine surprise parmi les fidèles rassemblés là. Contrairement à ses attentes, lorsqu'elle entra, l'office n'était pas encore terminée. A sa surprise, c'était le Seigneur Ordëlyan lui-même qui officiait, chose relativement exceptionnelle. Shio se maudit de n'avoir écouté le palefrenier et d'avoir manqué une telle office. A peine une minute après son arrivée, Shio entendit proclamée la fin de l'office, et vit le Pontife se retirer vers le fond du Pronaos. Sa colère envers elle-même se dissipa légèrement alors qu'elle s'arrangeait un peu en s'avançant pour le rejoindre, fendant en sens inverse la foule des fidèles qui sortaient petit à petit du temple. Le temps qu'elle arrive à quelques mètres de lui, l'endroit était déjà presque vide. Elle parvint enfin jusqu'à lui, ou plutôt eux, car il n'était pas seul. Accompagnée uniquement du bruit de sa robe simple et longue en satin noir, la jeune femme s'inclina avec un profond respect devant le Pontife. Bien qu'assister à l'office n'avait pas été le but même de sa convocation ici, elle s'excusa tout de même dans le même temps de son retard. Puis elle salua aussi de façon aussi respectueuse que possible l'homme d'un âge certain qui accompagnait le Pontife : bien qu'il sembla être un simple prêtre subalterne, d'un rang similaire à celui qu'avait pu occuper Shio dans le passé, jamais la jeune femme n'avait vu quelqu'un avoir un maintient si décontracté en la seule présence de Lucius Ordëlyan. C'était donc probablement quelqu'un d'important. Elle se redressa ensuite, attendant en silence que le Seigneur Pontife parle. _________________ Les Arashi se croient si omnipotents qu'ils en oublient souvent leur si petite taille... |
|  | | Lyanna Erren Conseiller


Nombre de messages: 436 Age: 20 Date d'inscription: 20/09/2006
 | Sujet: Re: Le Pronaos Jeu 13 Nov - 21:21 | |
| L'heure plus que matinale n'avait absolument pas empéché Lyanna d'être à l'église dès 5 heures. Ca faisait déjà un moment qu'elle était éveillée, une insomnie l'ayant réveillée à 2 heures... Résultat, elle avait eu LARGEMENT le temps d'arriver pour l'office. Et même de prendre un petit dej et d'avancer dans "Si l'eau m'était contée", un livre passionnant sur la mémoire de l'eau. Un essai sur la psychometrie (art de voir le passé d'un objet) via l'eau. Sauf que pour l'heure, c'était très peu concluant... Dommage, ça aurait pu être interressant... Durant l'office, restée relativement discrète, quoique plus qu'interressée (passionée) par le discours du pontife. Sauf la partie sur les arashi. Mais en même temps, elle savait depuis le début quel était le point de vue du pontife là dessus... Pas comme si elle n'avait pas suffisamment était prévenue! Mais elle réussirait bien à le faire changer d'avis! Et puis même de toutes façon, ce différent pouvait ouvrir à de nouvelles discussions, non? Enfin, bon, c'est un sujet sur lequel il faudrait être prudent... Purée, et le pire, c'est qu'il était presque convainquant... L'office terminé, Lyanna laissa le pontife discuter avec une personne inconnue d'elle, profitant de ce temps pour prier à SA façon. C'est à dire bye les prières récités par coeur, bonjour la petite prière dites avec de mots tout simples, mais réellement pensés. Nan parce que... Les prières apprises par coeur, c'est bien joli... Mais vu qu'on les pige pas... Ben c'est pas sincère. Ne serait-ce que parce qu'on ne fait que réciter. Donc, mieux valait selon elle parler simplement. Elle remercia Igual Rival pour chaque petit bonheur de sa vie, pria pour sa famille et ses amis... Bref, rien que de l'habituel. Pendant ce temps le pontife et son... ami? Vu comme il semblait proche du pontife et calme... Elle, par contre était une "officielle", rien qu'à voir la révérence... Bon, ben fin des prières... La jeune femme rejoignit donc le petit groupe, et fit une révérence à son tour. et n'osa pas parler. Après tout, on était dans une église! On parle pas si c'est pas nécessaire! [T_T C'est loin de vos posts...] |
|  | | Lucius Ordëlyan Pontife


Nombre de messages: 2668 Localisation: Saint Abel Date d'inscription: 02/11/2005
 | Sujet: Re: Le Pronaos Jeu 13 Nov - 23:33 | |
| -Ah, dites moi Lucius, je crois que celles que vous attendiez sont arrivées !
Lucius fronça les sourcils avant de voir le doigt du prêtre pointé en la direction de la porte, porte qui se trouvait dans son dos : il fit une rapide volte face et remarqua enfin ses conseillères, qui semblaient être là depuis un petit moment mais qu’il n’avait, sincèrement, pas vraiment remarqué car plongé dans ses discutions théologiques avec son ancien mentor. Son visage souriant s’obscurcit aussitôt, devenant de suite beaucoup plus solennel. Inconsciemment, il rejeta ses épaules en arrière pour se donner à la fois plus de contenance et pour se grandir un rien, croisa les mains derrière son dos, puis inclina légèrement la tête pour autoriser les jeunes femmes à se lever.
-Notre conversation était des plus intéressantes, Très Saint Père. Je vais retourner vaquer à mes occupations et veiller à ce que tout soit près pour l’office de 8 heures. Il s’inclina afin de saluer poliment les conseillères. Mesdames…
-A plus tard Monseigneur Zimmer.
Il écouta le vieillard s’éloigner, son pas lent et lourd raisonnant dans l’église, puis étudia silencieusement du regard la nouvelle arrivée, Lyanna. Elle ressemblait un peu à son oncle mais avait un air si enfantin que, l’espace d’un instant, il se demanda s’il ne se trompait pas de personne. La jeune fille, en effet, avec ses grands yeux naïfs et son visage rond assez semblable à ceux des préadolescents, lui semblait n'avoir guère que quinze ou seize ans : le contraste avec Shio, beaucoup plus féminine et à l’expression presque sévère, était des plus stupéfiants. Il ne s’attendait vraiment pas à ce que sa nouvelle conseillère soit si jeune… ça le contrariait !
-Merci de vous être déplacées mesdames, dit-il après quelques minutes d’un long silence. Je sais qu’il est encore assez tôt, et je vous remercie d’avoir pris le temps de venir jusque ici.
Son regard glissa sur Shio puis sur le sol qu’il fixa avec insistance, comme si ce dernier était une curiosité qui méritait de monopoliser toute l’attention du monde. Il finit néanmoins par relever la tête une fois la suite de sa phrase correctement formulée dans son esprit.
-Je voulais rencontrer celle qui est appelée à devenir ma nouvelle conseillère… Lyanna, est ce bien cela ? J’espère que vous serez à la hauteur de votre réputation, votre oncle m’a dit le plus grand bien de vous. Néanmoins…
Son regard se planta dans le sien et s’obscurcit très légèrement.
-Je vous imaginais plus…. physiquement mature dirons-nous. Ne le prenez surtout pas mal, mademoiselle, mais disons que votre oncle avait tendance à faire plus âgé qu’il ne l’était réellement, d’où ma surprise. Enfin, soyez sans crainte : je ne doute pas de vos capacités et je pense sincèrement que vous ne m’avez pas été recommandée pour rien.
Dans son fort intérieur, il pria Igual Rivag de l’excuser de ce pieu mensonge : malheureusement pour lui, il n’avait pas eu trop le choix quant à la candidature de cette fille ! La famille Erren était respectée, aussi était-il plus prudent de ne pas s’opposer à l’arrivée de cette jeune fille dans son conseil. Il se détourna d’elle quelque instant pour s’occuper de Shio qu’il interpella d’un ton nettement plus doux.
-Shio, je vous présente donc celle qui sera votre nouvelle collègue. Si je vous ai fait venir ici, c’est pour vous donner l’occasion de vous présenter… et aussi pour éclaircir quelques petites choses. Comme le partage des tâches par exemple.
L’ancien conseiller Erren s’occupait originellement de la politique extérieure du clan : fin stratège, il avait été un réformateur de l’armée très efficace et avait réussi à resserrer un rien le budget militaire sans pour autant toucher à la « qualité de vie » (si on pouvait bien parler de qualité de vie) des soldats. Shio, alors, s’occupait quant à elle de la politique intérieure (approvisionnement des marchés, bâtiments publics, éducation…) tandis qu’il s’occupait lui-même de l’intégralité de la politique religieuse et de la justice. S’il connaissait donc parfaitement les capacités de sa première conseillère, il ne connaissait néanmoins rien de Lyanna dont le physique fragile laissait supposer qu’elle était davantage taillée pour l’administration que pour autre chose.
-Je pense vous confier la politique extérieure du clan, ma chère Ryu-ô : vous avez fait montre d’un réel talent de gestionnaire quand vous étiez chargée de vous occuper du peuple, et je pense que vous êtes capable de vous occuper de notre formidable armée. Quant à vous Lyanna, étant donné que vous venez d’arriver, je préfère vous confier des affaires plus simples pendant quelques instants : vous serez chargée de la politique intérieure, mais je m’occuperai cependant moi-même de l’éducation le temps que vous vous adaptiez à vos charges nouvelles. Des questions ?
Un petit sourire, hésitant, se dessina enfin sur son visage pâle, éclairé légèrement par les cierges qui brulaient sur le candélabre situé à sa gauche.
-Ah oui, j’aimerai également que vous me disiez sincèrement ce que vous pensez de ce partage des tâches et que vous me fassiez part de vos idées concernant nos « chers amis » les Arashi. J’ai dans l’idée de préparer un nouveau raid en direction de leurs usines : massacrer leurs ouvriers et détruire leurs installations devrait nous permettre de les épuiser pour un bon moment… qu’en pensez-vous ?
L'air satisfait qui se peignit lentement sur son visage traduisit parfaitement ce qu'il pensait de sa propre idée, et qu'il attendait surtout de la part de ses conseillères une réponse positive et des plans d'attaque.
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|  | | Shio Conseiller


Nombre de messages: 295 Age: 20 Localisation: Partout ! Et, de ce fait, nulle part... Date d'inscription: 09/07/2006
 | Sujet: Re: Le Pronaos Ven 14 Nov - 0:24 | |
| [T'as tapé dans le mille, Mamane ^^] Sans quitter des yeux la jeune Erren, Shio écoutait avec attention les paroles du Pontife. La Ryu-ô était plus que surprise par l'aspect qu'offrait la nouvelle conseillère. Elle qui s'attendait à trouver quelqu'un de visiblement sérieux et... mature ! Shio n'était pas femme à préjuger, mais la jeune Lyanna Erren, sa nouvelle "partenaire", été l'opposé diamétral de son prédécesseur, sur tous les plans physiques. Dans un recoin de son esprit, un peu inconsciemment, Shio pria pour que cette différence ne s'applique pas également sur le plan moral... Du moins en ce qui concerne le sérieux et l'application. Car si l'oncle de Lyanna était un conseiller que Shio respectait énormément en tant que tel, il avait bel et bien un caractère assez... rude. Et la visible bonne humeur de Lyanna était déjà un bon point pour elle. Restait à confirmer le reste. Lorsque Lucius Ordëlyan présenta Lyanna Erren à Shio, celle-ci lui adressa un sourire qu'elle voulu engageant, bien qu'elle n'excella pas dans cette matière, se présenta rapidement et ajouta : -Si vous êtes d'accord, je me permettrai de vous inviter à déjeuner plus tard, afin de lier connaissance plus en détail. Puis le Pontife en vint au sujet principal. -Je pense vous confier la politique extérieure du clan, ma chère Ryu-ô : vous avez fait montre d’un réel talent de gestionnaire quand vous étiez chargée de vous occuper du peuple, et je pense que vous êtes capable de vous occuper de notre formidable armée. Quant à vous Lyanna, étant donné que vous venez d’arriver, je préfère vous confier des affaires plus simples pendant quelques instants : vous serez chargée de la politique intérieure, mais je m’occuperai cependant moi-même de l’éducation le temps que vous vous adaptiez à vos charges nouvelles. Des questions ?La Ryu-ô, si elle n'avait été de nature si stoïque, en serait tombé de surprise. D'une part devant les compliments du Pontife, qui la touchaient toujours du fond du cœur, mais surtout devant la tâche qui lui incombait dorénavant : la gestion de l'armée ! Jamais elle n'avait rêvé d'un tel honneur ! Cette responsabilité, elle l'avait toujours considéré comme incombant au Conseiller Erren, pour elle, c'était un fait établi et indiscutable, autant que le feu brûle et l'eau mouille. Et voilà qu'elle lui incombait à elle. Elle en fut si honoré et impressionné à la fois qu'elle fut, pendant un instant, dans la totale impossibilité de prononcer le moindre mot. Le Pontife enchaîna de suite sur le prochain plan d'attaque contre les Arashi. Il ne fallu pas plus de temps à Shio pour s'infliger une véritable gifle mentale pour se ressaisir. -Monseigneur, c'est un immense honneur que celui de conduire les armées, Dit-elle d'une voix aussi calme et posée que possible -c'est à dire qu'aucune trace d'émotion forte n'y était décelable pour quiconque ne connaissait pas très bien Shio- en s'inclinant, et je jure de ne point vous décevoir. Je m'attacherai dès le début dès la tombée de la nuit à l'inspection des troupes, et commencerait dès que possible les prises de dispositons pour le raid, que j'approuve. Donnez l'ordre, et il n'y aura pas de survivant. Ferons-nous des prisonniers, Monseigneur Pontife ?_________________ Les Arashi se croient si omnipotents qu'ils en oublient souvent leur si petite taille...
Dernière édition par Shio le Ven 14 Nov - 18:56, édité 1 fois |
|  | | Lyanna Erren Conseiller


Nombre de messages: 436 Age: 20 Date d'inscription: 20/09/2006
 | Sujet: Re: Le Pronaos Ven 14 Nov - 16:06 | |
| Bon, ben le pontife, il était BEAUCOUP moins détendu avec elles! Ce qui confimait que le monseigneur Zimmer faisait partie des officieux... De ceux qui avaient, plus qu'elle ou l'autre conseillère l'oreille du pontife. Et don une personne à ne pas se mettre à dos. Bien tout est retenu... Lyanna laissa le pontife l'examiner avec l'impression d'être devant un juge... Le genre de regard que c'est bon, une seule faiblesse, ils le voient! Enfin, en même temps, il était son supérieur, il la rencontrait pour la première fois... Elle savait qu'elle partait avec un handicap (son "jeune âge") mais c'était son apparence, et elle n'y pouvait rien. Et ses capacités n'étaient pas du tout liées à son apparence, alors... Il ne lui resterait plus qu'à faire ses preuves! Elle salua l'autre conseillère d'un sourire. C'est clair que par rapport à elle, elle faisait fillette. Et encore plus par rapport à son oncle, comme le faisait remarquer le Pontife. Auquel elle répondit avec un léger sourire. "Je ne suis ni aussi vieille, ni aussi... bourrue que mon oncle. Mais je vous servirai aussi bien qu'il l'a toujours fait... Conseillère Ryu-o, ce serait un plaisir pour moi."Si la voix était douce, la maturité et la détermination étaient tout de même présentes. Pas que, mais elle SAVAIT qu'elle allait avoir du boulôt, elle avait bien l'intention de prouver qu'elle méritait la place, et pis zut. Bon, A ce qu'elle comprenait, Shio reprenait le travail de son oncle, elle elle prenait celui de Shio. Logique, c'était le plus "simple". Enfin, l'allait quand même falloir se mettre au boulôt... Parce que pour l'instant, elle ne connaissait pas encore le clan en détails. Mais bon, si soucis, elle demanderait à Shio. Notamment au sujet de l'approvisionnement de l'armée. Après tout, ça touchait au deux domaines! Par contre, commencer son temps en temps que conseillère par une attaque des Arashis... Elle aurait préféré autre chose. Enfin... "Merci beaucoup monseigneur Pontife. Je m'attaque dès ce soir à combler mes lacunes. Toutefois, je ne suis pas d'accord avec un raid..."Elle se gifla mentalement d'avoir dit ça, et poursuivit. Ben oui, elle pouvait pas lancer son truc et se taire. "Si je ne me trompe pas, un raid n'a pour objectif que la destruction, et pas la discrétion. Mais les Arashis, si nous détruisons une usine, n'apprécieront pas. Et déclencheront la contre attaque. Alors que si on envoie un plus petit groupe, discret, et capable d'emplir les mêmes objectifs sans qu'ils ne nous voient agir... On rajoute à l'attaque un effet de peur..."Et un groupe très réduit fait (en théorie) moins de dégâts qu'un groupe plus important... Mais ça, on se tait. |
|  | | Lucius Ordëlyan Pontife


Nombre de messages: 2668 Localisation: Saint Abel Date d'inscription: 02/11/2005
 | Sujet: Re: Le Pronaos Sam 15 Nov - 19:18 | |
| [Je me permets de donner un nom –Nathaël- à ton oncle Lyanna, sinon ce sera un peu difficile de parler de lui ^^.]
Il ricana en entendant la jeune Lyanna décrire son oncle comme quelqu’un de « bourru » et de « vieux » : il était effectivement vrai que l’ancien conseiller Erren n’était plus un jeune homme, et qu’il avait un caractère assez… particulier. Mais de là à le qualifier de « bourru », il y avait tout de même quelques pas à faire : pour sa part, il avait toujours grandement apprécié sa vision très carrée des choses et sa capacité à ignorer les échecs passés pour se concentrer sur les victoire futures. Alors certes, ce monsieur n’avait pas un caractère des plus faciles, mais il était d’une rare intelligence.
-Nathaël ne serait guère heureux de vous entendre ma chère ! Néanmoins, je ne peux qu’être d’accord avec vous sur le fait que son caractère … particulier peut le rendre parfois assez antipathique. Du moins pour ceux qui n’aiment pas ses méthodes, et je vous avouerai que, sur ce plan là, je ne peux que chanter ses louanges : efficace, précis, persuadé du bien fondé de notre action … et quel génie de l’interrogatoire ! Je crois qu’il a fait parler plus d’Arashi à lui seul que nos trois derniers conseillers !
Nathaël Erren était en effet un chef militaire réputé, mais aussi –et surtout- un bourreau expéditif et efficace : il avait le don pour trouver la faiblesse de tout ceux passant dans ses mains et il ne lui fallait généralement pas longtemps pour leur faire cracher diverses informations. Il n’avait, disait-on, connu que deux échecs durant sa carrière… et Lucius, qui avait eu l’occasion de le voir au travail, voulait bien le croire ! Reprenant son sérieux, il se tourna vers Shio et se pencha très légèrement vers elle.
-Ma pauvre Ryo-Ô, il faudra bien de l’énergie pour égaler votre prédécesseur sur ce plan. Quoique je ne doute pas de vos compétences dans ce domaine, même si je n’ai jamais eu l’occasion de vous voir interroger l’un de ces… parasites Arashi. Vous connaissant, il ne faudra pas longtemps pour vous adapter à cela.
Il se passa la main dans son épaisse crinière noire puis écarta les mèches qui barraient son regard bleu nuit : écoutant d’une oreille plus ou moins distraite la réponse de Shio quant à son projet d’attaque des Arashi, il sursauta littéralement en entendant la réponse de Lyanna. En désaccord avec l’idée d’un raid ?!! Voilà qui l’étonnait, venant d’une membre de la famille Erren. Heureusement, la jeune fille eut le bon goût d’argumenter sa réponse.
"Si je ne me trompe pas, un raid n'a pour objectif que la destruction, et pas la discrétion. Mais les Arashis, si nous détruisons une usine, n'apprécieront pas. Et déclencheront la contre attaque. Alors que si on envoie un plus petit groupe, discret, et capable d'emplir les mêmes objectifs sans qu'ils ne nous voient agir... On rajoute à l'attaque un effet de peur..."
Il haussa un sourcil d’incrédulité avant d’éclater de rire dans l’église : la réponse lui semblait aussi stupide que risible ! Remarquant soudainement que le lieu n’était peut-être pas le meilleur pour se laisser aller à rire, il se signa rapidement et bredouilla une petite prière d’excuse en Tsubasa antique puis, se reprenant, planta son regard devenu noir dans celui de sa conseillère. Décidément, ça n’allait guère marcher entre eux deux.
-C’est dommage, votre réponse aurait pu être des plus intéressantes si vous n’aviez pas oublié un petit détail : que notre attaque soit ou non visible, les Arashi déclencheront une contre-attaque ! Cependant, avouez qu’en dehors de notre glorieuse ville de Saint Abel, nous n’avons pas grand-chose à nous inquiéter si ce n’est nos champs…. champs qui, contrairement aux usines Arashi, se reconstituent d’eux-mêmes !
Il s’approcha de la jeune fille d’un pas lent et s’arrêta à quelques centimètres d’elle, comme pour étudier sa réaction.
-Le but d’un raid, comme vous l’avez si bien dit, est la destruction : rien de mieux qu’une belle expédition armée pour ça ! Un petit groupe de mercenaire n’auraient pas le même poids, et surtout serait moins traumatisant pour l’ennemi. Vous dites qu’un groupe discret serait plus effrayant… à cela je répondrais « c’est faux ! ». Les Arashi de Vael Niva ne se sentiront pas concerné par la destruction d’usines opérée par quelques espions arrivés là quasi par hasard. Par contre, quand ils sauront que c’est tout une expédition qui est venue jusque dans leur banlieue, et qui en plus a massacré une bonne partie de leurs ouvriers, je veux vous garantir que, d’un coup, ils se sentiront beaucoup plus menacés. C’est ce que je recherche : ces imbéciles, en proie à la panique, commettront sans doutes quelques erreurs qui nous seront bénéfiques. Et puis tant que nous pouvons exterminer quelques uns de ces païens –Dieu les maudissent !- tout est à prendre…
Il se raidit soudainement, comme en proie à une grande colère intérieure : se désintéressant quelques instants de Lyanna, il revint à Shio qui n’avait pas bronché.
-Pour ce qui est des survivants, considérez que nous n’avons que les chefs d’usine à interroger… pour les autres, pas de quartier ! Mais évitez les souffrances inutiles… réservons cet art à l’interrogatoire.
Un sourire satisfait, presque cruel, se dessina sur ses lèvres à la simple évocation du massacre qui allait bientôt se dérouler. Du moins… s’il parvenait à rallier tout le monde à cette idée !
-Néanmoins Lyanna, je ne voudrais pas que vous vous sentiez ignorée, aussi je vous prie de me faire part de toutes vos autres objections, et nous verrons bien comment… concilier nos points de vue.
Enfin concilier… c’était un grand mot ! |
|  | | Lyanna Erren Conseiller


Nombre de messages: 436 Age: 20 Date d'inscription: 20/09/2006
 | Sujet: Re: Le Pronaos Dim 30 Nov - 15:42 | |
| Lyanna ne répondit à la "réprimande" du Pontife que par un sourire. Son oncle savait TRES bien qu'elle lui trouvait souvent un caractère d'ours. Mais que ça l'empêchait pas d'adorer son oncle. Et elle s'était déjà permise de nombreuses fois de le taquiner à ce sujet. Après tout, on pouvait être euh... Disons avoir un caractère particulier, et avoir un bon fond! Enfin, bref, là n'était pas la question. Le visage de la jeune conseillère se ferma lorsque son chef commença à rire. D'abord, depuis quand on rit dans les églises?! Et ensuite, elle n'avait absolument pas l'intention de se laisser intimider. Elle n'interrompit pas le pontife, bien sur (ça se fait pas, paraît) mais son visage ne laissait aucun doutes sur ses pensées. Bon, voyons les choses du bon coté. Sur le niveau rhétorique, le boulôt avait des chances d'être interressant... Bon, ça y est, tu parles plus? Et en plus, tu me laisse parler tant mieux, merci. « Je ne suis toujours pas d'accord. Certes, une attaque isolée pourrait faire penser à une attaque hasard. Mais plusieurs, et de façon simultanée? Je pense que même les arashis s'apercevraient qu'il ne s'agit pas là de coincidences. Et c'est là qu'on obtient l'effet de peur. Un raid, ils savent ce que c'est. Une série d'attaque surprise aussi. Mais elles sont nettement plus imprévisibles. »Comment ça elle était méchante? Mais en même temps, pour pas comprendre que SI Igual existait, bah fallait pas être malin. « De plus, si nos champs se reconstruisent plus vite qu'une usine Arashi, ce dont je ne suis même pas certaine, il faut tout de même un certain temps pour réparer les dégats. Surtout quand il faut remplacer la main d'oeuvre, et nettoyer les champs. »Nan parce que d'une part, il y avait de grosses chances que si les arashis détruisent le champs, ils allaient pas proposer aux tsubasas en charge des dits champs de regarder sagement, hein? Et puis accessoirement, un champs ça pouvait être difficile à remettre en état. Si la récolte était perdue, elle était perdue pour l'année! Alors que les usines, en théorie, ça dépendait pas des saisons? « Enfin, et je pense que c'est l'argument principal: Un trop gros groupe a plus de chances d'être repéré qu'un petit groupe. Et donc de ne pas atteindre son objectif sans pertes. Alors que de petits groupes ont plus de chances, me semble-t-il de passer inaperçu. Et de remplir l'objectif sans pertes. J'ai 2 frères dans l'armée, et croyez moi, même si les gens savent pourquoi on se bat, grâce aux sermons, la perte d'un proche est un coup dur. Une attaque sans pertes pour nous permettrai d'apporter un souffle d'air et un regain d'espoir. Et donc d'activité. Avec bien sur un effet espéré inverse chez l'ennemi. »Et c'est là qu'on rougit légèrement en priant pour pas se retrouver à nouveau avec l'air ridicule... |
|  | | Shio Conseiller


Nombre de messages: 295 Age: 20 Localisation: Partout ! Et, de ce fait, nulle part... Date d'inscription: 09/07/2006
 | Sujet: Re: Le Pronaos Dim 30 Nov - 19:45 | |
| [Yop ! Désolé pour le big retard, j'ai eu quelques... soucis d'ordre majeur et familial (n'a pas du tout envie de s'étendre une fois de plus sur la question) ! Me revoilà ! 'tain, trois semaines d'absence, quand même... T.T] Shio suivait attentivement l'échange entre la nouvelle conseillère et le Pontife, mi-atterrée, mi-amusée, ne parvenant pas à trouver de juste milieu entre ces deux émotions. Car si les propos et les arguments de Lyanna étaient sensés dans l'absolu, dans la situation qui était celle du peuple Tsubasa, ils révélaient un manque d'expérience criant. Shio elle-même n'avait que peu servi dans l'armée, juste le temps de se former, mais elle savait que si Lyanna avait raison dans la théorie, ça ne se passait pas comme ça dans la pratique. D'un autre côté, le Pontife lui-même semblait s'investir un peu trop dans le débat et oublier certains détails... Les deux extrêmes, par esprit d'opposition instinctif ? Lorsque la jeune Erren fini sa dernière tirade, la Ryû-ô estima utile d'intervenir pour mettre fin au débat - ou du moins essayer. -Si je puis me permettre, commença-t-elle en ramenant derrière son oreille une mèche de cheveux, je pense que vous avez tous deux raison dans vos raisonnements, et qu'il serait dommage de les opposer.Vérifiant d'un regard qu'elle avait momentanément capté leur intérêt, elle poursuivit : -En ce qui concerne l'attaque sur les Arashi, une attaque massive comme une série d'attaques surprises ont leurs avantages et leurs inconvénients. Mais que donnerait une attaque constituée de ces deux modèles de frappe simultanément ? Un raid rapide ciblant une place Arashi, un centre d'usines ou autre, qui se ferait subtilement remarquer, frapperait et reviendrait en entraînant une poursuite, pendant que quelques commandos réduits et discrets, composés d'espions, de saboteurs et d'assassins, reviendraient en contournant les troupes pour frapper plus précisément et discrètement. Avec des groupes d'assaut bien coordonnés et réactifs, les pertes seraient minimes, voir inexistantes. Sans compter que si les commandos sont rapides, ils pourraient revenir ensuite et prendre la poursuite Arashi de dos, tandis que le groupe du raid fonderaient sur eux, les prenants ainsi en tenailles.Tandis que le Pontife et la jeune Lyanna enregistraient cette longue tirade, Shio enchaîna à nouveau, cette fois d'une voix plus posée, et plus précisément à l'attention de Lyanna : -Notre armée, aussi vaste et puissante soit-elle, n'est hélas pas à même de protéger chaque parcelle du territoire Tsubasa. Il existe forcément des failles, et les Arashi en ont toujours profité et en profiteront toujours tant que tout protéger est impossible. Des pertes sont inévitables. Une immense muraille entoure le territoire, comme vous le savez, mais elle n'est que pierre, et son rôle se cantonne à limiter les assauts Arashi. Après la prise de mes nouvelles fonctions, une fois que je saurais à quoi m'en tenir avec les chiffres, je veillerai bien sur à prendre autant de dispositions que possible pour assurer une sécurité maximale. Mais pour être honnête, j'ignore si je pourrais faire mieux que votre oncle, qui s'est avéré un véritable génie malgré ses idées parfois étonnantes au premier abord. Encore une fois, je ne puis me prononcer avant de savoir à quoi m'en tenir.Elle se tourna à demi vers le Pontife et ajouta avec un demi-sourire : -Mais si Monseigneur Ordëlyan me fait confiance, je jure de ne pas le décevoir.Elle poussa un léger soupir - il était rare qu'elle fasse de si longues tirades -, puis conclut. -Cela étant dit, je crois inutile de poursuivre plus avant sur ce sujet tant que je n'aurai pas de plus amples connaissances en ce qui concerne notre armée. Il serait peut-être judicieux de reprendre cette discussion une fois qu'une décision précise pourra être arrêtée... Qu'en pensez vous ? Si vous agréez, je pourrais aller de ce pas prendre mes fonctions. Lyanna, ajouta-t-elle pour la jeune femme, si vous en avez la possibilité, venez donc me voir à la tombée de la nuit. Je me ferai un plaisir de vous inviter à diner.Ce qui signifiait évidemment de longues discussions d'ordre professionnel autant que d'ordre privé... Ses yeux saphir et émeraude plongèrent dans ceux de nuit du Pontife, attendant son jugement. _________________ Les Arashi se croient si omnipotents qu'ils en oublient souvent leur si petite taille... |
|  | | Lucius Ordëlyan Pontife


Nombre de messages: 2668 Localisation: Saint Abel Date d'inscription: 02/11/2005
 | Sujet: Re: Le Pronaos Lun 8 Déc - 21:46 | |
| (Désolée pour le retard, j’ai eu une semaine très bien remplie allons nous dire.)
Il leva les yeux au ciel, semblant implorer Igual Rivag de lui venir face aux deux femmes qu’il avait en face de lui : il ne connaissait trop bien l’acharnement dont pouvait faire preuve ces dames, d’autant plus qu’il avait été marié à une véritable « dragonne » dans son genre. Ecoutant les tirades des deux jeunes femmes –avec une certaine impatience, il faut bien l’admettre- il croisa les bras sur son torse et fit claquer négligemment ses talons sur le carrelage ouvragé qui composait le sol du Pronaos. Puis, il se passa une main dans les cheveux, écartant les quelques mèches ébène qui lui chatouillaient le nez, pour enfin reprendre la parole.
-Hé bien hé bien mesdames… j’ai l’impression de ne pas avoir été très bien… entendu. Ou compris ?
Il se tourna tout d’abord en direction de Lyanna et se raidit un peu : décidément, cette jeune fille l’irritait beaucoup. Mais en même temps, il ne pouvait qu’admirer sa capacité à tenir ses idées et un raisonnement jusqu’au bout. Il faudrait certes la dompter –ou du moins lui faire comprendre qu’être à la tête de l’Etat exigeait une motivation sans faille- pour parvenir à « l’utiliser » correctement, mais elle pourrait s’avérer être un bon élément par la suite. Il soupira puis repris, d’un ton las.
-Nous n’avons pas les moyens de « communication » Arashi. Coordonner une attaque de ce type est d’une difficulté que vous ne pouvez imaginer. La magie est une chose trop « détectable » pour être utilisée chez l’adversaire, aussi sommes nous voués à l’échec systématique en se cantonnant à ce genre de tactique.
Il écarta une nouvelle fois les mèches de cheveux qui lui revenaient en plein visage.
-De plus, en ce qui concerne nos champs, nous avons des provisions qui peuvent nous permettre de tenir un siège ! Et quant à la main d’œuvre, le peuple ne prie pas, le peuple ne guerroie pas, alors il peut bien travailler ! Un paysan se remplace beaucoup plus facilement qu’on en le pense… ma façon d’exposer les choses est certes rude, mais elle est réelle.
En bon aristocrate de grande famille, Lucius n’était pas quelqu’un de particulièrement attaché au peuple : bien sûr, on ne pouvait pas dire qu’il ne l’aimait pas ! Mais il ne lui faisait guère confiance et avait tendance à se méfier de la populace qu’il tenait pour bête et influençable…
-Un gros groupe est plus repérable, mais demande moins de personnes bien « formées » sur le terrain, et minimise donc les pertes du côté des soldats « correctement » formés. Soldats qui sont essentiels à la bonne marche de notre armée… les simples truffions se remplacent à une vitesse que vous ne pouvez imaginer. Et n’usez pas d’arguments sentimentaux tels que « j’ai deux frères dans l’armée » par pitié ! Nous avons tous ici au moins une personne de notre famille morte sur le champ de bataille… et nous avons également tous fait notre service militaire.
Bon, il ne précisa pas que les fils et filles de bonne famille restaient généralement à l’arrière du front (particulièrement les prêtresses et prêtres, comme lui, trop précieux pour être envoyés inconsidérément à la mort) mais ce n’était pas le propos ! Il se tourna ensuite vers Shio qu’il gratifia d’un sourire un peu forcé, à la limite du rictus.
-Votre idée serait formidable si seulement nous avions autant de chefs de guerre à sacrifier… et une fois encore, j’ai des doutes en ce qui concerne l’efficacité de nos moyens de communication. Les Arashi seront plus prompts à réagir, et nous serions pris à notre propre jeu… d’autant plus que nous serons sur leur terrain. Je préfère garder les hommes de valeur pour des opérations plus importantes…quant aux failles…
Il laissa la phrase en suspens puis se tue, considérant que ça ne valait pas la peine d’être soulevé pour l’instant. Balayant la salle du regard pour s’assurer que personne ne les écouter (Monseigneur Zimmer veillant au grain à la porte, s’eut été étonnant) il se pencha légèrement et planta son regard dans celui de sa conseillère. Sa voix se fit soudainement un peu plus sombre.
-Si je vous ai fait venir ici pour parler ce ça, mesdemoiselles, c’est qu’en réalité… je crains les fuites. Mon palais est ouvert à tous vents, aussi aurait-il été peu judicieux de vous parler de mes projets là bas. D’où ce rendez-vous, je dois bien l’admettre… j’ai des « raisons » de penser que tous mes collaborateurs ne sont pas sûrs. Je ne tiens pas à avoir à décider de tous les détails en compagnie de ces vieux grabataires de prêtres vicieux qui me servent de secrétaires et autre ! Ma décision est déjà prise mesdames, sur ce point il n’y a rien à ajouter … c’est les failles, la méthode qu’il me faut encore penser. Et il n’y a guère que vous deux qui puissiez me conseiller sans risquer la fuite... du moins j’espère ! Remarquez, au moins si la chose se produisait…je saurais enfin de qui me méfier.
Un sourire méprisant se dessina lentement sur son visage. Il se redressa subitement et fit quelques pas, mains croisées derrière son dos.
-Surprenez moi ! Travaillez dans l’urgence ou je ne sais quoi, mais trouvez une solution ! Ces fichus Arashi ne se sont pas pris une bonne claque depuis un moment et j’en ai bien assez de les voir nous narguer à nos frontières. Ils ne s’attendent pas à nous recevoir, le moment est idéal pour une attaque… remettre à plus tard cette discussion n’est pas une option, je suis désolé.
Qui a dit que les prêtres n’étaient pas têtus ? |
|  | | maya wolf Guérisseur


Nombre de messages: 18 Age: 23 Date d'inscription: 28/11/2008
 | Sujet: Re: Le Pronaos Lun 8 Déc - 22:19 | |
| Le chemin a été long pour venir dans ce lieu saint que tous le mondes vénères.Ce lieu était sacré pour tous ceux qui étaient croyants au dieu que nous chérissons.Ce lieu avait été construit il y a bien des années.Maintenant, je foule de mes pieds ce lieu saint.Moi qui ne mets jamais mes pieds dans ces lieux, ce jour était important,car celui qui m'a élevé est maintenant mort et repose avec les siens.Il avait été pour moi ma famille.
Même s'il a été un père adoptif, j'étais devenue sa fille de coeur et lui mon père de coeur.Il était ma famille tout en me donnant ces connaissances pour que je poursuive le chemin que sa famille à suivit depuis le début de la guerre.Cette même famille qui est devenue ma famille.Je me trouve à présent devant la porte principal du temple.Mes yeux avaient l'impression d'imaginers ce temple.Il était tellement majestueux ,ces comme s'il était sortit des rêves de milliers de personnes.Ce temple était vraiment majestueux , il représentait vraiment la divinité que nous croyons.
"Dada,je suis ici pour toi.Pour que ton âme trouve le chemin du pantéon familiale."
Je poursuivis donc la monté des marches pour finalement arrivée dans le temple.C'était vraiment manifique à regarder.La lumière par les fenêtres pour entrer dans le temple n'était pas vive pour les yeux.C'était parfait à regarder.Tout en marchant, je regardais autour de moi.Je remarquais qu'il avait une grille et cette grille barrait le chemin pour ne pas aller plus loin.Tout doucement, je m'approchais de la grille et tout au fond de la salle.Il avait une grosse statu.Je gardais le silence pendant que je regardais à travers de la grille.Mais non loin de là et même tout près,je voyais trois personnes qui se parlais qui était deux femmes et un homme.
Par leurs habits, c'était des conseillés et moi, je portais les vêtements de gérisseurs.Mais ce qui différencit des autres vêtements, c'étais la couleur.Seul ceux de la famille Wolf portaient les couleurs noir et blanc avec de l'or.Seul eux portaient ce type de vêtement.C'était ce qui nous différencis des autres guérisseurs et sans oublié l'aciennté de cette famille.Elle a été une des premières à se ralier à la famille Tsubasa.La famille Wolf est très vielle.Je regardais les trois personnes qui se parlaient tranquillements.Je pouvais entendre le mot attaque des Arashis.Il faut croire que tension augmente encore une fois.Je me disais en mon fort intérieur.
*Encore une autre attaque...Si ça continue comme cela.Je vais devoir aller là-bas pour soignier les blèssers.*
Je disais aucun mots pour ne pas troubler le silence dans ces lieux saint.Mais l'homme perdit patient et j'avais l'impression qu'il parlait de moi qui pouvait entendre tout ce qu'ils disent sur le peuple ennemie.Je n'aimais pas la guerre,mais je soigniais ceux qui en avaient besoins.L'homme voulait en profiter pour attaquer le peuple ennemie.Je ne pouvais pas dire mon opinion sur ce sujet.Mais je me doutais que la famille Arashi présentirait une quelqu'on que attaques de notre par.Si je pouvais dire mon opinion, il serait beaucoup mieux d'être prudent et de ne pas foncer tête baissé dans un pièce.Je pris une profonde respiration , comme pour dire que je n'étais pas d'accord de ce que l'homme disait sur le sujet.Je disais tout bas, mais pour moi.
"Cet homme est tètu.Il ne veut pas comprendre que si il va là-bas, il pourrait affronter quelque chose qui n'a pas précut.Dada,tu m'as enseignié d'être prudente dans la vie et de ne pas basculler dans les ténèbres."
Je gardais le silence un moment.Ma mains droite avait agrippé la grille.Je voyais dans les troues la statu qui se trouvait dans le fond de la salle. |
|  | | Lyanna Erren Conseiller


Nombre de messages: 436 Age: 20 Date d'inscription: 20/09/2006
 | Sujet: Re: Le Pronaos Ven 12 Déc - 22:12 | |
| Lyanna réprima fortement l'envie de se taper la tête dans la main en écoutant le pontife... Visiblement il allait falloir lui expliquer deux ou trois truc, parce que lui, le peuple, il avait pas l'air de connaitre... Chhht, tais toi, tu vas dire une bêtise... Une faille? Et où? Un traitre dans les conseillers? Bon sang, et la précision, c'est possible? Trouver une méthode pour quoi?! Transformer les Arashis en pommes de terres? Toute à sa réflexion, la jeune femme sentit plus qu'elle ne vit une présence de l'autre coté de la grille interdisant l'accès aux fidèles à la statue. Une fidèle sans doutes... La jeune femme lui jeta un coup d'oeil, et la laissa tomber... Elle devait pas pouvoir entendre grand chose, d'façons... Reviens à ta réflexion... "Pour cette attaque, je ne vois pas de quel secours je pourrais être. Mais vous avez un certain nombre d'étudiants dans le palais d'Ersay ou au palais de Sal'Aïza qui peuvent réduire le problème... Il arrivait à l'académie qu'on nous fasse travailler sur des projets divers comme la logistique, l'optimisation de nos éléments respectifs... Pourquoi ne pas les faire travailler sur de nouveaux systèmes de communications? Sans leur dire que, contrairement à d'habitude, le problême n'a pas encore été résolu. Parmis toutes les idées qui seront proposées, toutes différentes les unes des autres, il devient difficile de savoir qu'elle serait la technique utilisée..."Et puis, ça occupait les étudiants! Maintenant, le problème restait pour cette fois... "Quand à cette attaque... Pourquoi ne pas agir par plusieurs attaques sur leurs lignes, sans qu'elles ne soient coordonnées pour autant, elles deviennent même imprévisibles, et en profiter pour faire passer un groupe raid?"Bon, elle, elle proposait. Après, la guerre, c'était pas son rayon... Ben quoi, c'est vrai! Durant son explication, elle avait pu constater que la personne était toujours là... Vraiment très fidèle, là... C'était plus de la dévotion pour Igual rival, là! Comment ça parano? Avec l'autre qui commence à sortir la théorie du complot vous voulez qu'elle fasse quoi?! |
|  | | Shio Conseiller


Nombre de messages: 295 Age: 20 Localisation: Partout ! Et, de ce fait, nulle part... Date d'inscription: 09/07/2006
 | Sujet: Re: Le Pronaos Jeu 18 Déc - 18:46 | |
| Shio soupira silencieusement. Elle avait beaucoup parlé, et cela la fatiguait déjà : Du temps où Nathaël Erren dirigeait l'armée, lorsque le Seigneur Pontife les conviait tous deux à le retrouver, les débats n'étaient jamais longs, puisque le conseiller Erren et le Pontife était généralement sur la même longueur d'onde. Elle-même se contentait bien souvent d'émettre un point de vue extérieur aux deux hommes lorsqu'ils avaient besoin d'objectivité, ou d'approuver calmement. Avec Lyanna, ce temps semblait clairement révolu... D'ailleurs, un nouveau temps semblait naître pour de bon. Des traîtres potentiel, à tout le moins des personnes indignes de confiance, dans le palais même ? Certes, elle n'avait jamais accordé grande confiance dans les membres du conseils, qui sortaient peu et profitaient de leur statut autant que faire se peut. Mais de là à envisager des fuites, voir des trahisons... Presque à l'instant où le Pontife évoquait le sujet à voix mesurée, Shio capta le regard de Lyanna en direction de la grille du pronaos. Et reconnu les couleurs des vêtements. Les couleurs de la famille Wolf, un famille de nobles dont l'arrivée remontait au début de l'histoire Tsubasa. Avait-elle entendu leur discussion ? La méfiance de Shio s'éveilla de suite, en réaction aux paroles du Pontife. Les Wolf avaient de tous temps eu leur place au Palais pontifical. Et cette fille -une guérisseuse, comme en témoignaient la coupe de ses habits- semblait bel et bien les écouter. Avait-elle entendu leur discussion à propos de l'attaque sur le domaine arashi ? Elle ne pouvait pas avoir entendu la fin de leur discussion, le Pontife ayant parlé à voix basse, mais le reste... Tout en écoutant Lyanna parler, la Ryu-o s'avanca vers la Wolf, la regardant droit dans les yeux, afin que la jeune fille -elle n'avait en effet pas l'air plus âgée que Lyanna- sache bien que la conseillère voulait lui parler. Elle ne l'avait jamais vu, ce qui l'étonna puisqu'elle pensait connaître chaque membre de cette noble famille. Du coin de l'œil la Ryu-o vit que le prêtre avec lequel le Pontife discutait avant son arrivée venait également de repérer l'indiscrète, mais avait arrêté son geste en voyant arriver Shio. Arrivant en face d'elle, séparées uniquement par la grille, Shio demanda d'une voix posée mais ferme : -Puis-je vous inviter à venir discuter avec nous ? Dans la discussion qu'est la notre, la parole d'un guérisseur, qui plus est de la famille Wolf, aurait une certaine valeur...Ou comment donner un ordre clair et à peine déguisé en proposition. Se tournant vers le prêtre, la conseillère hocha doucement la tête en un geste respectueux. -Monseigneur Zimmer -c'était bien le nom que le Pontife avait utilisé précédemment- Mademoiselle Wolf ici présente est notre... invitée, si vous le permettez.Dans l'esprit de Shio, la jeune Wolf était déjà presque une espionne potentielle, et elle savait déjà comment régler le problème quel qu'en soit la vérité. Et si le seigneur Zimmer avait la confiance du Pontife, alors il avait surement compris ce point de vue dans le ton de Shio. Sans laisser à la guérisseuse la possibilité de dire quelque chose, mais faisant mine de rien, Shio l'entraîna à l'intérieur de l'espace mi-clos, la présentant devant Lyanna et le Pontife. La conseillère n'avait pas besoin de regarder ce dernier de face pour deviner qu'il était soit surpris, soit TRES contrarié -il avait nécessairement remarqué qu'ils étaient espionnés, au moins lorsque shio s'était dirigée vers la jeune fille-, mais elle plongea tout de même ses yeux vairons dans le bleu de l'Ordëlyan. Elle dit alors très calmement, mais avec une subtile touche de contentement dans la voix : -Dame Wolf ici présente est guérisseuse, Seigneur Pontife. Aussi, j'ai songé qu'il serait utile de l'inviter à prendre part à notre débat.Se tournant directement vers l'intéressée, sans laisser de temps de latence, elle enchaîna : -Nous projetons un raid, contre le domaine arashi, et ce dans un avenir très proche. Dame Wolf, la renommée de votre famille est fameuse, et je ne doute pas un instant de vos talents de guérisseuse. Aussi je serais rassurée, ainsi que le Seigneur Pontife et la conseillère Erren, que voici, de vous savoir en première ligne de l'attaque afin de vous occuper des soldats... Nous pouvons compter sur vous, n'est-ce pas ? J'entend que vous nous fassiez l'honneur de votre compagnie jusque là...Voilà déjà un poisson ferré. Le Pontife, en fin lettré et maître de joute verbale, ne pouvait manquer de comprendre où la Ryu-o voulait en venir. Et la pauvre guérisseuse ne pouvait se permettre un refus de "l'invitation" d'une conseillère, surtout si le Pontife lui-même était impliqué, et ce quelque soit l'excuse invoquée. Le Pontife était au-dessus de toute excuse... La Wolf était piégée. Le devinait-elle déjà ? Peut-être Shio prenait-elle cette histoire de fuite trop au sérieux, mais elle n'était pas femme à croire aux coïncidences. Et même si d'aventure la jeune guérisseuse était tout à fait propre sur elle, Shio avait difficilement confiance dans les familles nobles, et les guérisseurs restaient de toute façon remplaçables - pas facilement, mais compte tenu des circonstances, il en fallait pas faire dans la dentelle... _________________ Les Arashi se croient si omnipotents qu'ils en oublient souvent leur si petite taille... |
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