Histoire Que dire, que dire ! La vie d'Aelig fut d'une banalité sans nom : fils aîné de riches marquis, petit-fils d'un illustre scientifique et arrière petit-fils d'un premier Consul, tout le prédestinait à devenir une personnalité importante et, en effet, c'est ce qu'il devint : général à vingt-quatre ans et dix mois.
Que s'était-il passé pendant toutes ces années ? Pas grand chose à dire vrai – je vous l'ai dit, l'histoire d'Aelig est si banale ! - ; le mignon bébé aux yeux bleus d'un clair très clair et aux mignonnes petites mèches blanches, son physique évolua dans une direction quelque peu décevante : ses yeux devinrent gris clair et ses cheveux poussèrent, prenant une teinte un peu plus blonde (donc moins claire). Dommage oui, mais enfin, pas si grave : son physique était toujours bien typé Arashi, et surtout, il avait déjà le crâne bien bourré des idées anti-Tsubasa de ses parents, tout comme tout bon noble. A trois ans et demi il demandait « qui c'est les Tsubasa ? » ; à quatre il s'étonnait « pourquoi on les combat ? » ; à cinq ans et demi il regrettait déjà son « pourquoi ils veulent pas nous écouter ? Et comment on sait qu'Igal Riva
(sic) il existe pas ? » qui était devenu « mais pourquoi on les a pas battus encore alors qu'on a raison ? »
Bref, vous aurez compris : il devint progressivement un mignon petit Arashi, noble bien sûr, riche, plutôt gâté. Bénéficiant d'une éducation complète, il apprit à lire, à écrire, les mathématiques, les langues, les sciences, l'histoire (ce qui peut par se résumer par : les Arashi c'est bien, les Tsubasa c'est mal) et la géographie, la musique (qu'il dut subir malheureusement pendant cinq longues années : trois heures de souffrance par semaine pour apprendre le piano) ; seuls manquaient à ce programme le sport (asthme oblige) et de toute évidence les sciences humaines (ou alors il manqua carrément d'attention au chapitre « relations sociales »). Au fil des ans, ses professeurs particuliers changèrent : non seulement bien sûr parce qu'il devait acquérir une meilleure maîtrise, mais aussi parce que, en enfant exigeant et forcément supérieur qu'il était, ses professeurs se sentaient assez oppressés – ce fut d'ailleurs sans doute avec eux qu'il découvrit ses trois différentes méthodes de « riposte violente ».
Après tous ces bourrages de crâne, l'Arashi fit enfin son « entrée dans le monde » en joignant l'armée : chance (enfin, peut-être aussi que les pots-de-vin y étaient pour quelque chose) pour lui, dans les premiers temps, il ne dut pas se rendre à la guerre et put apprendre (assez tardivement, oui) le maniement des armes et le combat ; il constata bien sûr que les armes à feu lui étaient bien plus aisées à manier que les armes blanches. Aelig grimpa les différents grades hiérarchiques assez rapidement ; de par son origine évidemment, mais aussi de par ses capacités (qui, il faut le dire, convenaient bien plus à celles d'un commandant qu'à celles d'un exécutant) – quoique celles-ci venaient essentiellement de son éducation, donc de la richesse de ses parents, donc de son origine – et, à l'âge de dix-neuf ans, Aelig pouvait déjà prétendre au titre de général – même s'il n'était pas alors le « premier de la liste ».
Coup de chance – pour lui –, lors de ses vingt-et-un ans, une mission censée réussir sans problème,
Brezel, se révéla être une catastrophe qui engendra la mort de plusieurs hauts gradés, dont deux généraux : voilà donc Aelig propulsé sur le devant de la scène qu'il occupe depuis avec fermeté – voire glacialement –, et on ne peut pas dire que ce soit une mauvaise chose pour les Arashi.
Du moins, pour la populace Arashi. Et en qui concerne les soldats ; leur sort ne peut et ne doit pas être pire que celui des Tsubasa.
Et encore heureux, c'est le but recherché.
Apparence & mentalité On pourrait s'attendre d'un général Arashi qu'il soit imposant, de grande stature, de forte carrure, voire même être une montagne de muscles : ce préjugé commun n'est guère plus d'actualité et de nos jours les Généraux tirent les ficelles des combats mais, bien entendu, n'y participent pas (un général coûte cher, la vie d'un soldat de basse classe non).
En effet Aelig ne correspond pas du tout à cette description imaginaire de la basse populace : bien que grand, il paraît et est chétif, le teint à la fois très légèrement hâlé et pourtant du pâle d'un malade ; il est dégingandé et faible – en effet, la seule « montagne » en lui est celle de ses nerfs : Aelig est extrêmement nerveux, et donc facilement manipulable et excitable, c'est-à-dire instable. Très susceptible, il ne se laisse pas marcher sur les pieds sans riposter violemment (sauf si c'est un supérieur, c'est-à-dire un ministre ou le premier Consul lui-même : il est nerveux mais pas fou) – et, en général, si on ne craint pas trop ses coups (il fait mal, mais pas trop), on n'aime pas trop être claqué par surprise, voire même d'être destitué de son poste suite à sa mauvaise humeur.
Suivant les cas, il peut aussi utiliser la technique du « Regard Polaire » (à noter les majuscules, c'est devenu un surnom complet qui est un grand caractère du général Englas) - un regard de ses deux yeux gris clairs à foutre les jetons aux plus téméraires idiots... surtout quand les idiots sont des militaires et qu'ils savent à qui ils ont affaire, c'est-à-dire à un général -, de la « Menace voilée mais pas si voilée que ça » ou du « Discours assommant » (qui le laisse généralement sans souffle, ce qu'il impute ensuite dans un bel élan de mauvaise foi à sa victime). Dans tous les cas, le coupable (ou la malheureuse victime qui n'a rien fait, même si en général le coupable peut aussi être qualifié de « malheureuse victime » quand on établit un rapport entre le crime et le châtiment subi) finit définitivement marqué par Aelig (s'il ne l'était pas déjà), c'est-à-dire soumis.
« Soumis », voici aussi quelque chose d'important. Il faut constater qu'Aelig, en plus d'être nerveux, accuse beaucoup autrui : en effet, pour lui, il est un être supérieur (étant général), et seuls les ministres et le premier Consul valent (un peu) mieux que lui. En clair, la hiérarchie lui importe : non seulement il pense qu'elle classifie les gens selon leurs compétences, mais il globalise ce classement à celui de toute valeur ! Bien évidemment, tout au bas du classement se trouvent les Tsubasa, qui ne valent guère mieux que de se laisser torturer : c'est vrai, enfin, ces Tsubasa ! On leur dit que leurs croyances sont fausses, on va même jusqu'à le leur démontrer gentiment, et ils réfutent tout de même ces preuves en prônant des absurdités sur « la sensation d'une divinité omniprésente » que chacun (sauf bien sûr les « pauvres Arashi, brebis galeuses qu'Igual Rivag a créées pour son peuple Tsubasa ») peut ressentir. Et ils persistent ! Ils ne veulent rien entendre ! Non, non : sur la question Tsubasa, Aelig est clair : « morts ou vifs, et plutôt morts que vifs, mais avec un peu de « vifs » quand même ». Un peu au-dessus de ces Tsubasa se trouvent la populace, puis les militaires, puis les Lords et enfin on revient aux généraux.
Ce besoin compulsif de prouver sa supériorité révèle presque du complexe affectif, mais n'exagérons rien : si tel était le cas il n'aurait pas pu se retrouver là où il est actuellement, et il faut le dire, il mérite cette place : en effet si ses capacités au combat restent bonnes sans être extraordinaires, il faut noter que ses tactiques militaires sont d'une rare efficacité ; un des facteurs expliquant ceci est le peu de limites qu'il s'impose : une information manquante sur le territoire Tsubasa ? Allons explorer un peu ! Enfin, par « explorer », on entend bien sûr aller rendre visite aux prisons et autres salles de torture où il prend plaisir à donner la question à quelques-uns de ces déchets (à peu près) vivants – et il est étonnant de constater à quelle vitesse ces soi-disant patriotes vendent la mèche : il suffit en général d'en entasser quelques-uns dans la salle de torture, pour qu'ils apprécient le spectacle ; si ainsi le premier ne suffit pas, le second ne résiste très généralement pas (à noter ici ses restes de son éducation : son petit côté « homme de sciences »)... De même, il ne considère pas les soldats comme étant un groupe d'individus mais une unité, ce qui explique qu'il n'hésite pas à envoyer des « vagues humaines » au combat. Et, après tout, en « fin psychologue », Aelig l'a déjà remarqué : imposer sa supériorité (ou un simili) à son adversaire, c'est avoir déjà un énorme avantage ; ainsi les « vagues humaines » submergent et désespèrent les forces Tsubasa... qui toutefois peuvent riposter par une autre vague encore plus grande, ce qui a tendance à vexer le général qui décide de renvoyer d'autres unités, et cætera. Ce petit jeu peut coûter cher aux deux armées, mais a fort heureusement une fréquence très faible.
A propos, avez-vous remarqué qu'Aelig est étrangement faible pour un homme de sa carrure, et qu'il ne fait que rarement étalage de ses « prouesses physiques » ? Et croyez-vous que ce général ne s'entraîne pas ? Non, de fait : tout cela est dû au fait (bien caché, certes : seules quelques personnes de confiance – ce qui inclut bien sûr les autres généraux, les ministres et le premier Consul) qu'il est asthmatique – oh, rien de bien grave : il peut faire une légère insuffisance respiratoire et a quelques crises par mois, mais cela suffit en revanche largement pour qu'il doive ne pas trop forcer à ce niveau-là, justement...
En revanche, il n'est en aucun cas affecté à un autre niveau : à part peut-être pour ses nerfs exacerbés suite à de mauvaises nuits dues à l'asthme, tout son système nerveux est normal – il agit donc comme un « individu normal ».
En conclusion, on peut affirmer sans trop se tromper qu'Aelig est un taré.
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Nom : Englas
Prénom : Aelig
Surnom : Pingouin... rapport à son « Regard Polaire » (entre nous, il est un peu nerveux pour être un « Pingouin »)
Âge : Vingt-neuf ans
Taille et poids : Un mètre quatre-vingt quatre pour soixante-trois kilogrammes.
Sexe : Masculin
Clan : Arashi
Pouvoir : Foudre
Poste : Général
Arme de prédilection : Tout ce qui peut se dénommer par « arme à feu » est son arme de prédilection, même s'il avoue avoir une préférence pour les armes de grande portée et de grande précision. Il maîtrise bien son pouvoir, mais ne peut pas l'utiliser trop longtemps sans être fatigué – ce pourquoi il le réserve surtout pour ces salles obscures où il donne la question.
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(Anciennement Dana Dymphna)
